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 La parole est d'argent

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Faolán Riagal
Loupiot Solitaire †

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MessageSujet: La parole est d'argent   Mer 23 Sep - 16:39

La populace criante et odorante ne semblait pas se coucher dans cette étrange enclave qu’était le marché noir. On voyait ici à peu près tous les spécimens humains qu’il était possible de rencontrer. Du touriste au transfuge, des plus aisés au dernier des mendiants. Et tous, sans exception, cherchaient leur bonheur entre les étals disparates. Acheter, vendre ou voler, ils cherchaient tous un bon pigeon et n’en trouvaient aucun. Il fallait être complètement stupide pour se rendre dans un lieu pareil sans savoir précisément ce que l’on voulait et combien cela coûtait.

Avec un sourire, Faolán s’arrêta devant un mendiant secouant son escarcelle. Il semblait fâché avec l’eau et les couches de maquillage qu’il avait mise pour simuler d’atroces blessures n’arrivaient même pas à le rendre moins laid. Quand à sa pseudo jambe en moins, n’importe quel infirmier de dernière zone pouvait se rendre compte qu’il ne s’agissait que d’un exercice de contorsion. Les français étaient bêtes. Ils se complaisaient dans leur malheur et leur crasse pour éviter de travailler, cachant leur dégoût derrière leur bravache. Berk.

Sans accorder au misérable un regard de plus pour l’encourager dans sa voie, l’Irlandais reprit son chemin à travers la foule, pensant vaguement aux gens des Terres – ses gens – qui, même aussi pauvres que Job avaient la décence de rester propres. Il revit au passage les paysages de son enfance, oubliant un moment la marée humaine qui s’écartait devant lui, lisant dans son regard que, de toute façon, ce n’était pas lui qui allait le faire. Pas le meilleur moyen de disparaître, c’est vrai mais une technique très efficace pour ne pas traîner dans les environs. Après tout, le médecin passait argenter ses armes, pas espionner le transfuge qui se pavanait au coin de la boutique d’icônes religieuses. Ça c’était le boulot de Thomas, le jeune novice qui travaillait à mi-temps chez un vendeur de bibelot.


- V’prenez l’pouls du peuple Doc’ ?

L’adolescent sourit de toutes ses dents à sa bonne blague tandis que son interlocuteur essayait de démêler les sons pour en faire des mots à peu près compréhensibles. Le français était déjà barbare mais alors mélangé à de l’argot, l’accent de banlieue et des métaphores il devenait tout à fait imbitable.

- Tu veux vraiment que je te convoque à l’hôpital jeune homme ?

Quand on n’a pas compris, la première leçon était de mettre l’autre en faute sur n’importe quoi mais pas la conversation courante. Thomas le regarda un moment, surprit que son jeu de mot n’ai pas plus de succès que ça puis haussa les épaules. Lugh était renommé pour son manque d’humour (britannique) et son mauvais caractère. Valait mieux le laisser tranquille.

- Et dit à ta belle sœur que je passerais la voir demain, veux-tu ?

Thomas hocha la tête, comprenant les mots codés dans les deux phrases, réussissant à garder assez de naturel pour bredouiller quelque chose qui mettait honnêtement fin à l’honnête conversation que les deux honnêtes chasseurs venaient d’avoir. Il n’était pas mal finalement. Mais pour le coup, Deneb aurait réagit avec beaucoup plus de naturel. C’était un truc où son novice était doué, cacher son jeu, manipuler les autres, ne jamais oublier son objectif. De fait, il était meilleur espion que combattant (et pas si mauvais combattant que ça quand on y pensait objectivement). A se demander ce qu’il foutait.

Après cette courte pause, le médecin reprit sa marche, pensif. Il sentait comme un picotement dans la nuque. Cette étrange sensation qu’il avait lorsqu’il se savait suivit. Un frisson remonta le long de sa colonne vertébrale, il tourna à gauche. L’impression ne disparut pas. Ce n’était probablement rien mais l’on n’était jamais trop prudent. Il tourna à droite, loin du flot régulier des touristes et se retourna vivement.


Dernière édition par Faolán Riagal le Sam 19 Déc - 3:14, édité 1 fois
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Tsuyosa Yukikawa
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MessageSujet: Re: La parole est d'argent   Ven 4 Déc - 19:32

    Paris était une ville étrange, une ville qu'on classait parmi ces immortelles. Tsuyosa n'aimait pas ce mot, Itsumo, Immortelle, Endless ... Ils ramenaient tous à cette race étrange et noire qu'étaient les vampires, une race qu'elle ne pouvait que haïr. Mais peut-être pas autant que les jeunes dans le métro qui hurlaient de concert sur ce qui devait être de la musique. La main agrippée à la barre transversale, elle attendant en fixant le vide. Autour d'elle, personne ne la gênait, étrangement. Quelques stations plus tard, elle quittait ce repaire d'immondices pour enfin se perdre dans les méandres de la belle capitale, s'enfonçant dans les ruines pour y trouver le marché noir. Grouillant lui aussi. Les humains, tout comme les vampires, leurs simples dérivés, n'étaient que des cafards, des cafards qui s'agitaient en masse, se percutaient, se parlaient. La japonaise se mordait la langue par réflexe, avançant en fendant la foule sans difficulté. Là était l'avantage d'être grande, elle n'avait qu'à être là pour pousser les autres à se décaler, une simple présence.

    Tout ces étalages présentaient de bien drôles de choses, intriguant le regard froid et dur de Tsuyosa. Sa main se tendit pour attraper une fourchette, qui était faite de tout sauf d'argent, d'un seul coup d'œil expert. Elle rejeta le couvert sur son étal avant de continuer sa route. Trouver de l'argent n'était pas mince affaire, aussi aisée que fut sa situation - et encore, elle ne roulait pas sur l'or-. La généticienne s'arrêta finalement devant une table, derrière laquelle un type avec un béret miteux lisait un journal datant de l'époque communiste russe. Un drôle d'objet avait attiré son attention. D'anciennes médailles de soldats. Ses doigts, fins, glissèrent sur les traits durs des décorations, elle reconnut même le métal froid tant convoité. L'homme renifla et tourna une page, il ne semblait pas même prendre soin de qui était susceptible de devenir un client. Elle qui d'habitude allait aux objets trouvés ( d'immenses salles maintenant abandonnées, pillées par la plupart des civils ) pour refaire ses stocks, elle s'étonnait encore de trouver le précieux minéral dans des objets auxquels elle n'avait jamais songé.
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Faolán Riagal
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MessageSujet: Re: La parole est d'argent   Mer 9 Déc - 8:10

Personne. Soit il devenait parano, soit il avait besoin de vacances, soit enfin, celui qui le suivait était très fort car la ruelle semblait vide. Pas vraiment rassuré par la disparition soudaine de ce qu'il avait prit pour une menace (un être aussi doué ne pouvant-être qu'un vampire et un chasseur avisé se préparant toujours au pire), Faolán haussa les épaules et reprit sa route, arrivant bientôt aux étals convoités. L'argent ici se vendait à prix d'or, le plus souvent au poids. Quand aux formes qu'il pouvait prendre, cela importait peu finalement car celui qui l'achetait le refondait une fois sur deux.

Encore une fois, le médecin n'accorda pas un regard aux premiers vendeurs. Il avait ses habitues et se dirigeait droit vers son argentier préféré, ses doigts jouant distraitement avec la balle en argent qu'il avait extrait de l'épaule de sa sœur vampirique quelques jours plus tôt. Il fallait un marchand compréhensif pour accepter de la refondre sans poser de questions. Tout comme il ne donnait ses couteaux qu'à un véritable artisan, capable de les modifier sans en changer l'équilibrage. Bref, il mit un certain temps avant de s'apercevoir de l'ouverture d'une nouvelle échoppe et surtout de la présence d'une silhouette familière.

Il s'arrêta. Elle était probablement la source de son trouble. Impossible de rester calme en sa présence anyway, il se dégageait d'elle quelque chose de malsain, de trop calme, de… clinique. Elle lui faisait dresser les poils sur la nuque, et lui donnait des envies de gronder en montrant les dents. Il était un loup. Carnivore, simple, ne se battant que pour protéger sa meute, son territoire, sa vie. S'il était violent ou désagréable à l'hôpital, c'était pour assurer sa dominance. De reste, on savait toujours à quoi s'en tenir avec lui. Il dégageait des signaux très clairs de mâle alpha. Un prédateur.

Mais d'elle, on ne savait jamais rien. Ni ce qu'elle pensait, ni ce qu'elle faisait, ni pourquoi, ni comment, ni même dans quel but. Elle ne soignait d'ailleurs pas (la gêne thérapie n'existant plus vraiment à présent), se contentant de squatter SON étage, pour ses recherches auxquelles il n'avait pas accès. Il hésita. Que devait-il faire ? L'ignorer ? Un peu tard. Elle n'était pas du genre à rater des détails. Il y avait une faible chance qu'elle ait été trop absorbée par son machin mais c'était peu probable. Il dégluti, passa sa main dans ses cheveux et avança finalement vers elle. Le tout n'avait pas duré plus de quelques secondes.

"Des envies de nous quitter Miss ?"

Il lui sourit poliment, sans chaleur excessive, avec l'humour prudent qu'il utilisait toujours avec elle. Il ne savait pas comment la prendre, il la traitait donc comme tout le monde et se fichait pas mal qu'elle s'en rende compte. Il n'avait pas à se justifier.

"Ce n'est pas tellement le genre de bijou avec lequel je vous imaginais j'avoue mais s'il vous plait, laissez moi vous l'offrir."

Lui aussi avait repéré l'argent et était curieux de voir ce que Yukikawa allait bien en faire. Et si cela n'était qu'un hasard, au moins aurait-il flirté un peu. Pas que l'asiatique l'intéressait vraiment - elle était belle mais trop plate, trop grande, trop exotique pour ses goûts personnels - mais cela faisait toujours un sujet de conversation.

Sans attendre sa réponse, il héla l'homme au béret assez cavalièrement pour l'arracher à sa feuille de chou et demanda d'une voix autoritaire le prix des dogtags. Le temps qu'il cherche sa liste au fond de sa boutique, Tsuyosa pouvait l'envoyer balader si elle voulait. Comme ça, tout le monde serait content.
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Tsuyosa Yukikawa
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MessageSujet: Re: La parole est d'argent   Mer 30 Déc - 0:59

    Le métal procurait à Tsuyosa une impression de sûreté. Le froid, la rigidité, la rigueur, trois composantes qui lui paraissaient essentielles à l'équilibre général. Ses yeux, aussi glacials que les pensées qui s'enchaînaient dans son esprit, volaient d'une décoration à l'autre sans s'arrêter. Souvenirs d'un ancien temps, reposant auprès d'une casquette de l'armée rouge encore très bien conservée. Tout ces souvenirs remontaient si loin, qu'elle-même avait du mal à imaginer le monde ce temps-là. Sans vampires, sans contraintes, sans peur. Un monde où seule la folie humaine et désespérément mortelle faisait ses preuves. Une folie éphémère, une folie qui se prolongeait dans l'immortel, dans la Mémoire. Personne n'oublierait Staline, personne n'oublierait Hitler, personne n'oublierait Mao ... Mais les vampires eux, avaient des noms obscurs. Si eux étaient éternels, leurs actes en revanche n'étaient qu'un grain de poussière dans la diversité de la vie. Pathétique. Les doigts de Tsuyosa continuèrent de glisser sur les décorations, elle en attrapa une et la regarda plus attentivement avant d'enfin relever le nez. La casquette aussi lui plaisait, pour d'autres raisons. Elle chassa ses longs cheveux de son visage et se détourna de quelques centimètres, prête à sortir son porte feuille pour acheter le tout, qui sait, elle comptait probablement garder quelques unes de ces médailles.

    Mais elle tiqua. Quelque chose, ou plutôt quelqu'un détourna son attention. Sa main plongea aussi sec dans sa poche, ou le contact froid et rassurant du verre l'apaisa aussitôt. Elle se rendit alors compte que l'odeur près d'elle lui était familière. Elle l'associa en quelques millièmes de secondes à celle bien particulière des antiseptiques et des savons anti-bactériens. Quelqu'un de l'hôpital. Pas de danger. Elle sortit alors le mouchoir qui était soigneusement plié près de sa seringue, le portait à son nez une seconde pour y chasser une poussière imaginaire. L'odeur était forte, l'individu n'était pas loin, et c'était le Dr Riagal, dont les yeux tressautaient à peine. Il passa sa main dans ses cheveux et s'approcha. Il était plutôt beau garçon.

    " Des envies de nous quitter Miss ? " Demanda t-il en souriant. Sourire sincère ? Oui ? Non ? Après tout qu'important, quelque chose en elle lui disait de continuer ses emplettes d'un air détendu. Il aurait été suspect de le fixer froidement et d'attendre qu'il s'en aille. Aussi opta t-elle pour le comportement qu'elle avait en hôpital, quelque chose de relativement détendu. Même si c'était un médecin, un de ces gens qui gobaient les livres pour les recracher sur des ordonnances. Car rien ne valait la génétique. C'était le premier livre sur lequel l'humanité aurait du se baser, d'abord. Irlandais, non ? l'accent s'y prêtait, aussi répondit-elle au tac-au-tac, mais sans sourire le moins du monde.
    " Non, j'aurais choisi de mourir par intoxication à la nourriture britannique si j'avais voulu mourir."

    "Ce n'est pas tellement le genre de bijou avec lequel je vous imaginais j'avoue mais s'il vous plait, laissez moi vous l'offrir." Avait-il a peine enchaîné. Elle haussa vaguement un sourcil en le voyant interpeller le vendeur - ce qui confirmait que finalement il ne s'agissait pas d'une blague de mauvais goût. L'asiatique se passa la main dans les cheveux et regarda le gros tas de lard se déplacer à la vitesse d'une anguille jusqu'au fond de son échoppe.

    " Vous savez, nous les généticiens nous ne sommes pas de la même espèce pour mieux vous étudier. Mais c'est gentil, je vous remercie. "

    Après tout, pourquoi cracher sur un peu d'aide, elle était fière mais pas au point d'en être stupide. Et puis, de toutes façons, ces décorations lui plaisaient beaucoup. La japonaise fixa longuement le Médecin, encore une fois sans l'ombre d'un sourire. Pourtant, elle plaisantait. Vraiment.
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MessageSujet: Re: La parole est d'argent   Sam 30 Jan - 4:54

Le sourire de Faolán s’agrandit, devenant un poil plus sincère. Tout le monde le taquinait un jour ou l’autre sur la pseudo appartenance de l’Irlande au Royaume Unis. Il y en avait toujours un pour faire l’amalgame entre les deux îles. Toujours un couillon pour croire que ce genre de farce le ferait réagir. Et la nourriture britannique était vraiment immangeable. La seule chose bonne à Londres se trouvait dans les restaurants indiens.

« Je savais bien que vous étiez des masochistes du pire espèce. Il n’y pas de mort plus horrible que l’intoxication anglaise. »

Sa voix était posée, simple, un poil amusée, loin des grognements d’ours que ce genre de comparaison lui arrachait à l’hôpital. Comme toujours lorsqu’il était en terrain neutre, il ne ressentait pas le besoin d’affirmer son autorité et devenait plus simple. Presque plus naturel. Plus difficile à cerner aussi. Parce que ce nouveau masque ne donnait prise à aucune critique. Et que, devant Yukikawa, il se voulait encore plus parfait que d’habitude. Si on n’était jamais sur que son interlocuteur n’était pas un ennemi, il y avait certaines personne qui ne laissaient aucun doute. L’asiatique pouvait le vendre sans ciller d’avantage que devant une assiette de poisson cru.

Pas rancunier (enfin pas sur ce genre de petite joute), le médecin paya tranquillement les bijoux et l’affreuse casquette que sa collègue avait choisit. Cachant sa perplexité dans son portefeuille, il se demanda fugacement s’il s’agissait d’un trait racial ou si la jeune femme avait simplement mauvais goût. Le machin vert était déjà très laid en lui-même. L’étoile rouge n’arrangeait rien. Il avait beau savoir qu’il s’agissait du symbole d’une époque moins heureuse où les hommes s’entretuaient autour d’une utopie à frémir (l’égalité totale, mais quel fils de porcher avait inventé cela), il ne comprenait pas l’intérêt qu’on pouvait bien y trouver. Enfin. Le mal du pays faisait parfois faire de drôles de choses. Et l’asiatique continuait ses plaisanteries douteuses, réclamant par là même son attention. A nouveau, il sourit. Malgré le ton froid, le contenu ne laissait aucun doute. Il s’agissait d’une blague. Il fit donc attention de lui répondre avec le même sérieux.


« Je l’ignorais mais tu ne m’étonnez pas plus que ça. Aurais-tul’amabilité de m’en apprendre plus sur l’entité dont tu fais partie ? »

Autrement dit, « parlez moi de vous ». La deuxième étape de toute tentative de drague qui se respecte. Aucune fille ne résiste à la tentation de montrer sa supériorité, son intelligence, son humour ou encore sa culture. Même celles qui connaissent par cœur la méthode utilisée.

« Je dois avouer que je ne m’attendais pas à te trouver ici. C’est étrange comme les collègues semblent faire partie des murs même de l’hôpital. Comme si, une fois sortis, nous nous métamorphosions en un autre bestiole. Vous n’avez pas cette impression sometimes ? »

Troisième méthode, faites semblant de vous confier pour encourager les confidences. Et s’il n’avait aucune envie de mettre la jeune femme dans son lit (enfin pour le moment), il était réellement curieux d’en apprendre plus sur elle. Combattre l’instinct qui lui disait de fuir le plus loin possible de cette peste au corps de femme. Prouver qu’il était plus fort. Qu’il était meilleur. Qu’il n’avait pas peur. Il lui rendit son regard, fier et brillant, bien loin de cette fixité figée dans les pupilles sombres qui lui faisaient face.

« Ce n’est rien, ça moi fait plaisir. Me permettez vous de vous escorter un moment ? Juste histoire d’avoir du compagnie. »

Du chantage ? Pas vraiment. Juste une curiosité dévorante face à l’étranger. Cet être curieux qui vous ressemble mais ne peux pas être comme vous. Parce qu’il ne vient pas du même pays. Parce qu’il ne parle pas la même langue. Parce qu’il est forcément moins bien. Forcément. Alors pourquoi se sentait-il toujours aussi mal à l’aise ?
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