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 Oeil pour Oeil ? [Fao]

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Deneb Peterson
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MessageSujet: Oeil pour Oeil ? [Fao]   Mer 4 Nov - 22:41

Etre le novice d’un chasseur c’était se plier à ses caprices sous prétexte qu’il en savait plus que vous. Pour Deneb c’était une situation compliqué. Il avait lui-même choisit son mentor. S’il l’avait choisit c’était d’abord en qualité de médecin, parce qu’il en avait besoin. Ensuite parce que l’Irlandais était un sacré bon chasseur. Le problème c’est qu’avant d’être chasseur Faolàn Riagal est un sacré p*tain d’Irlandais. Qui dit Irlandais dit entêté et orgueilleux, celui-ci était en plus de ça autoritaire. Une sale bête en somme. La bête en question avait agressé son novice, quelques jours plus tôt. Alors que Deneb le provoquait. Entre jeu et réalité on se perd parfois. L’Irlandais est trop attaché au gamin, le blond est trop paumé pour ne pas jouer avec l’Irlandais. Parce que c’est une manière d’apprécier les gens. Comme un garçon qui insulte un copain, lorsqu’il à huit ans, tout au plus.
Sauf que Deneb n’a pus huit ans et l’Irlandais encore moins. Enfin beaucoup plus, enfin vous voyez. Il arrive donc que le Riagal perde un peu les pédales face à l’arrogance de son novice, ses incessantes provocations étant probablement usantes à force. Bref lorsqu’il craque Deneb se venge, c’est un peu la règle de l’œil pour œil dent pour dent. Vous saisissez ? Bien.

Œil pour œil dent pour dent. C’est la raison pour laquelle Deneb s’entraine aujourd’hui. A cette heure précise, parce qu’il sait que bientôt. Dans quelques minutes pour être précis, son mentor viendra lui-même s’entrainer. Comme il ne peut l’approcher à moins de dix mètre jusqu’à ce qu’on lève l’interdiction Deneb avait du trouver une autre solution. Vraiment l’hôpital avait des mesures de sécurité abusives ! Comme si un patient ne voulait pas revoir le médecin qui l’avait frappé. Stupide logique.
C’est pour ça que Deneb était entrain de s’entrainer dans cette salle où on le voyait rarement. Oui ça à déjà été dit mais, quelques précisions ne font de mal à personne. Torse et pieds nus le jeune parisien c’était déjà échauffé, il s’en trainait désormais au corps à corps contre un pushing-ball. Ce n’était certes pas le meilleur moyen pour progresser, mais son mentor n’était pas encore arrivé et seul ce chasseur l’intéressait aujourd’hui. Parce qu’il lui serait impossible de ne pas voir les marques que son novice portait encore. Dans son dos, juste au dessus du cœur, un hématome plus large que l’organe précité. Violacé, déjà, en réconnance avec celui qui encerclait le coup du dealer. Celui-ci permettait clairement de distinguer les traces des doigts de celui qui l’avait agressé.

Un sourire serein s’étala sur ses lèvres.
Faolàn était une sale bête, certes, mais il tenait à son novice. Quoi qu’il dise, c’est d’ailleurs pour ça qu’il l’avait frappé. Qu’il s’acharnait à le rafistoler. Pas pour l’argent, pas pour le défis. Par attachement, même si Deneb se persuadait du contraire.
C’est pour ça qu’il savait comment frapper, à son tour, son mentor : En lui exposant ses blessures.
Son sourire s’évapora pour lui rendre son expression si neutre et naturelle.

Den’ se laissa tomber au sol. L’avantage des sols ici c’est leur flexibilité, un peu comme des dojos. Parfait donc.
Le novice glissa une main dans sa poche arrière, s’appuyant sur ses épaules pour se surélever et atteindre son paquet, il déposa une clope au bord de sa bouche. L’alluma une demi-minute plus tard. Fumer lorsqu’on halète est une très mauvaise idée, mais le gout de cette cigarette était absolument exquis. Des lucky strike mentholées, oubliée par une fille qu’il avait ramené chez lui trois jours plus tôt. Partie trop vite elle en avait oublié ses clopes. Tant pis pour elle.
Un vague élan de conscience poussa Deneb à se diriger vers une fenêtre pour fumer, juste avant que la cendre ne vienne souiller le sol de la salle d’entrainement.
Kaitleen lui avait reproché de détériorer le matériel en fumant, elle pouvait être absolument effrayante cette Irlandaise. Irrésistible, mais effrayante.
Son sourire revint.
Son souffle pas encore. Et son cœur toujours en émois battait si fort qu’on voyait vaguement sa peau se soulever. Il était une cible vivante et c’était absolument frustrant. Regarder cette zone de peau mouvante c’était comme fixer une invitation. Une invitation à planter des crocs en plein dans la poche de sang. Self-service les amis !
Den’ jeta sa clope et engagea son pas. C’est ce moment que son invité fit son entré.


« Faolàn ! »


Le sourire et le ton aimable du jeune homme allaient alerter l’Irlandais. Ils devaient l’alerter. Jamais Deneb n’avait été aussi aimable sans raison.
Le parisien s’étira tout en marchant vers son mentor pour le saluer – du moins c’est l’impression qu’il donnait. Il masqua faussement une grimace en abaissant les bras et caressa vaguement l’hématome de son dos. Comme s’il l’avait oublié et que celui-ci se rappelait douloureusement à sa mémoire défaillante.
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Faolán Riagal
Loupiot Solitaire †

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MessageSujet: Re: Oeil pour Oeil ? [Fao]   Sam 7 Nov - 22:12

Il n’était pas chasseur à part entière depuis très longtemps mais cela suffisait. Plus personne à présent n’occupait la salle d’entraînement en même temps que lui. Il avait pris soin de bien faire comprendre à ses collègues qu’il n’appréciait pas être regardé quand il travaillait et, en échange, ne prenait la salle que quelques heures par semaine. Toujours les mêmes pour encore plus de sécurité. Oh, il ne virait personne, il savait pertinemment qu’officiellement, la salle était à tout le monde mais la foule s’était amenuisée lorsque venait son heure, et, petit à petit, il s’était retrouvé seul.

En contrepartie, il devait suivre son planning et donc devenir prévisible. C’était peu de choses finalement quand on savait que la plupart des soirées qu’il ne devait pas à l’hôpital, il les passait ici. Soignant autant qu’il blessait, essayant de faire entrer un minimum de bon sens dans la tête de cet idiot de Deneb, épuisant son corps autant que son esprit à cette tâche sans fin.

Plutôt en forme pour une fois après une journée de repos complet passée à travailler un papier qu’il devait rendre, l’irascible irlandais poussait la porte de la salle, pressé de commencer ses enchaînements. Il adorait se battre. Pas forcément pour découper un quelconque ennemi en rondelle mais pour la beauté de deux corps s’affrontant. Le combat, c’était une sorte de danse. Une compétition entre esprits. Un accomplissement que l’on n’obtenait qu’en se surpassant, encore et toujours. Bref.

Faolán poussa la porte de la salle, prenant fièrement possession de la pièce. Et voila. Elle lui appartenait pour les deux prochaines heures. Et personne n’aurait l’audace de la lui disputer.

Personne.

Sauf évidement cet idiot congénital de novice.

« Faolán ! »

Le sourire du médecin disparu de son visage. Il se raidit, inconscient de la froideur et de la supériorité qu’il dégageait. Aussi sombre que l’adolescent semblait aimable, il laissa tomber un regard neutre sur l’importun.


« Deneb. »

Les yeux attentifs du cardiologue examinèrent le corps du novice de fond en comble. Il nota les restes de l’attaque de l’hôpital, les hématomes violets enserrant son cou et une sorte de trace de même couleur à peu près au niveau du cœur. Il remarqua également la légère chair de poule venant d’un moment passé torse nu à la fenêtre en plein hiver (quand il vous disait que l’enfant était idiot), les muscles roulant sur sa peau jeune et sa grimace, mi feinte, mi involontaire. Il pinça les lèvres.

« Hors de ma vue. »

Bien. Il n’avait pas crié, pas tapé du pied, ni aucune des réactions gamines qu’il avait parfois. Il était resté adulte. Parce que merde, ce n’était pas la peine d’avoir un ordre de restriction de dix mètre si votre victime venait vous harceler même pendant les week ends.

Sans lui prêter plus d’attention qu’il n’en méritait, l’Irlandais salua profondément le tatami, dans la plus pure tradition japonaise, enleva soigneusement chaussures, chaussettes, veste et chemise avant de s’agenouiller et de poser son front sur les coussins pour un nouveau salut.

Toujours en ignorant son novice, Faolán se releva, traversa la pièce pour fermer la fenêtre (il gelait) et ramassa les affaires du squatteur, incapable d’ignorer plus longtemps sa présence. Il fit une boule de ses guenilles et les lui lança au visage.


« Je ne plaisante pas. Je n’ai pas du tout envie de te supporter ce soir. »

Plus d’aller frapper sur un punching ball curieusement. En l’insultant si possible, histoire de se détendre un peu. Gavroche avait vraiment un don pour transformer la meilleure journée en cauchemar.


Dernière édition par Faolán Riagal le Sam 19 Déc - 3:17, édité 1 fois
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Deneb Peterson
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MessageSujet: Re: Oeil pour Oeil ? [Fao]   Lun 7 Déc - 23:09

Deneb était un géni sous ses airs de gamin sans cervelle. Un géni social et ça grâce à une aptitude innée à exaspérer son monde. Innée ? Ou du moins de sa seconde naissance lorsqu’il était atterri dans le refuge de Clarice. Bref certaines choses insupportait les trois quarts de la population parmi elles, leur mettre leurs erreurs sous le nez. Ce qu’il était présentement entrain de faire. Tout sourire il dégusta la mine renfrogné de l’Irlandais, la disparition de son sourire. Pas que Den’ en ai réellement contre son mentor. C’est juste la règle « œil pour œil, dent pour dent. ». Simple.
La froideur de l’Irlandais en aurait fait trembler plus d’un, certains auraient probablement perdu toute témérité. Le novice n’est ni courageux, ni téméraire, il est par contre doté d’une logique singulière. Joue avec vous lorsqu’il ne vous observe pas en silence. Certes il joue constamment.
Riagal lui aboya un ordre comme à son habitude.
Deneb lui désobéi comme d’habitude.


« Il te suffit de tourner la tête. »

Sourire. Non cette salle ne serait pas le lieu d’une pause bien mérité. C’est là que les choses allaient repartir, en bien ou en mal. Faolàn allait peut être simplement vouloir tuer Deneb. Une fois que cette possibilité l’eu effleuré Den’ regretta de s’être autant fatigué à l’entrainement. Il était déjà bien inférieur à son mentor lorsqu’il maitrisait son souffle, il préférait ne pas envisager un combat alors que son cœur haletait. Et c’était d’ailleurs probablement des angoisses inutiles. Faolàn n’avait pas montré le moindre geste d’énervement. Seule sa voie froide et vive. N’était-ce pas pire. Qu’est-ce qu’il cherchait ce gosse ? Là maintenant ? La paix bien que ça ai l’air de tout sauf de ça. Une logique singulière vous vous rappelez ?

Il observa son mentor se débarrasser de ses vêtements, l’ignorant. Lui souriait calmement, mi-amusé mi-indifférent. L’indifférence de l’Irlandais était feinte, elle. Den’ le savait parce qu’il comprenait le fonctionnement du vieux. Feinte, mais remarquable, le gamin fût obligé de se l’avouer. Jamais il n’avait mit autant de temps à insupporter son mentor. Peut-être les réflexions stupides étaient-elles plus efficaces ? Dommage il commençait à se lasser de se procéder.
Comme pour le contredire Faolàn réagit. Enfin. Le sourire du parisien s’élargit pendant que ses vêtements arrivaient au premier plan de sa vision direction : sa gueule. L’Irlandais venait de lui lancer ses affaires. Amusant. Il n’avait donc vraiment aucune envie de voir le gamin ce soir ? Dommage, il y serait pourtant contraint.
Le novice rattrapa ses vêtements avec fluidité. Si on ne le voyait pas beaucoup à la fédération cet homme avait le don de se mettre dans des situations qui le gardait physiquement en forme. C’est aussi pour ça que son mentor avait tant de mal à lui inculquer les rudiments du combat. Deneb se battait comme un chien errant, a grand renforts de coups bas et d’effet de surprise. Il était rapide et agile. Ses seules qualité de combattant car il était aussi fragile et sans grande technique. C’est pourquoi il était aussi bon tireur. De plus l’arme à feu permet de ne pas trop se salir les mains…


« S’entrainer contre un adversaire réel est bien plus efficace tu le sait. Et puis tu va devoir affronter ta morale et tes pulsions. » Oui Den’ s’amusait comme un gamin. « J’t’assure j’ai bien fait de venir. »

Sur ce il lâcha ses affaires qui s’empressèrent de rejoindre le sol. Il ne salua pas le tatami, pas plus qu’il n’était agréable envers son mentor. Il rejoignit pourtant son aîné au milieu de la pièce. Sur ses gardes, mais désarmé et ne prenant même pas la peine d’adopter une position de combat.
Ses yeux trop clairs dans leurs cernes trop prononcées vrillaient le chasseur. Les marques de l’agression étaient évidente presque criardes et Deneb avait réussit son coup. Ca se lisait dans la voie du vieux, dans l’amertume de ses yeux et dans l’énervement sous jacent qui agitait vaguement ses muscles faisant tressauter les veines de ses bras musculeux. Il cherchait à se maitriser et il faisait visiblement beaucoup d’effort.
La bouche insolente du français afficha un sourire, il parla de sa voie aigre-douce.


« Suis-je donc un défis trop grand pour un Riagal ? Le peu d’estime que j’ai pour toi s’évapore vieil homme. » Déclaration que contredisait son regard attentif et son calme. « Vas-tu enfin me prouver que tu es plus qu’un celte orgueilleux ? »

Le sourire du gamin n’était pas le sourire perdu qu’il arborait d’ordinaire. Amusé et serein. Il entendait déjà l’Irlandais lui répondre qu’il n’avait rien à lui prouver. Qu’il allait lui écraser la tête s’il n’avait pas l’intelligence de lui obéir pour une fois. C’était le schéma type de leurs discussions. Ca ne veut rien dire. Ni de Faolàn l’aime, ni qu’il le déteste. Si cet orgueilleux Irlandais l’avait accepté comme élève c’est bien qu’il lui avait trouvé quelque chose.
Oui parce qu’il faut savoir du vieux qu’il est bourré de préjugé et qu’il exècre autant les idiots que les moches ou les pauvres.
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Faolán Riagal
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MessageSujet: Re: Oeil pour Oeil ? [Fao]   Lun 14 Déc - 1:58

Sourire de Deneb.
Soupire du Mentor.

Chaque mini pseudo victoire de Deneb le fatiguait encore plus. Il ne comprenait pas ce gamin. Il l’appréciait, plus même qu’il acceptait de le reconnaître, admirait cette personnalité qui prenait son arrêt de mort comme une blague et faisait continuellement des pieds de nez au destin mais ne comprenait pas vraiment pourquoi le gamin s’ingéniait à lui pourrir la vie au moins autant que lui la sauver.

S’il voulait mourir à ce point, il y avait d’autres méthodes. Qu’il ne lui prescrirait pas d’ailleurs. Le suicide était lâche et interdit par l’Eglise. Il ne l’aimait pas assez pour lui offrir son âme. Il ne fallait pas rêver non plus. Bref. Il n’y avait que lui pour le plonger dans des rêveries métaphysiques alors qu’il lui en voulait. Gavroche était nul. Un crétin congénital doté d’un instinct survie inexistant et d’une chance de cocu. Il avait du épouser Kate. Il ne voulait pas le voir, il ne voulait pas l’entendre, il avait limite envie de mettre ses mais sur ses oreilles et de crier blablabla comme quand il était petit et que Ternoc lui faisait la leçon. Il avait grandit. Il se contenta de l’ignorer. Et na !

Mais le gamin ne l’entendait pas de cette oreille. Repoussant la loi tacite voulant que l’on accepte de sortir lorsqu’on était traité de la sorte, il s’imposa, se planta devant lui en position de combat et se mit à l’insulter. Mettant en doute son honneur, sa fierté de mentor et d’Irlandais. Essayant de le mettre en colère pour le pousser a faire des bêtises. Encore. Il n’apprenait jamais ? Les marques décorant son cou n’avaient pas été assez dissuasive ? Il voulait quoi ? Le pousser au meurtre ? Qu’il change de mentor pour ça. Fao n’avait peut-être pas de self-contrôl mais au moins, il ne tuait pas.


« Je n’ai plus aucune morale avec toi Gamin. Et rien à te prouver. »

Toujours froid mais concentré cette fois. Tout à ses pensées, le chasseur s’était mit en position de combat. Rangeant ses doutes dans son centre intérieur, l’endroit de l’équilibre parfait qui lui permettait tous les enchaînements. Ses muscles, ni vraiment bandés, ni totalement au repos dégageaient cette force particulière qui le faisait tant ressembler au loup. Ses yeux étaient ailleurs. Au-delà de la pièce, droit dans l’esprit de l’adversaire. Un instinct étrange brillait tout au fond de ses prunelles. Il allait attaquer. Pas parce qu’on l’avait insulté mais parce qu’il voulait que l’on continue à penser qu’il ne savait pas résister à la provocation. Et aussi parce qu’il savait qu’il pourrait pardonner lorsqu’il aurait infligé a son novice la leçon qu’il méritait.

Sa jambe partit en premier, faucher celles de son adversaire. Un mouvement mesuré, rapide pour un humain normal (c'est-à-dire sans se servir de l’implant) et avec une force soigneusement dosée. Souplement, il se releva aussitôt et, dans un mouvement retour, envoya ladite jambe frapper le flanc du garçon. Si celui-ci avait esquivé sa première attaque.


« Bien, maintenant que tu as réussi a me faire accepter ton défi idiot, qu’est ce que tu me veux vraiment hein ? Tu n’as pas eu ton quota de coups et blessures du mois c’est ça ? Tu veux de nouvelles pilules pour compléter ton traitement ? Ou alors tu n’as vraiment pas d’amis ? Personne ne te supporte et tu te retrouves tout seul ? »

Il grimaça, conscient d’être allé trop loin et voulant rattraper le coup avant que l’adolescent ne prenne vraiment la mouche. Comme un rameau d’olivier, son visage s’adoucit un peu (il restait tout de même sur ses gardes, on ne savait jamais avec lui).

« Bien, montre moi si tu t’es entraîné depuis la dernière fois et je verrais si tu mérites que je te donne quelques conseils. »

En d’autres termes « File doux et je te pardonnerais…peut-être. » Comme quoi, on avait beau dire, il restait le plus adulte des deux. Pas de beaucoup. Certes.
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Deneb Peterson
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MessageSujet: Re: Oeil pour Oeil ? [Fao]   Dim 27 Déc - 22:39

Evidemment l’irlandais continua à refuser tout échange. Réagissant peu aux provocations du parisien, le regardant à peine. Visiblement Den’ n’était pas le seul à avoir comprit le fonctionnement de son interlocuteur. Il y avait pourtant une nuance certaine. Une fois sorti de cette salle la probabilité que Deneb passe à autre chose était bien plus élevé que celle du mentor.
Simplement parce qu’en effet Deneb n’avait pas d’attache. Pas d’amis, plus de famille. Seulement un médecin plutôt bon, mais vraiment trop caractériel. Rien ne l’atteignait vraiment à cet instant, pourtant il était tout à fait sobre. Nicotine mise à part bien entendu. Presque aussi vierge que cette salle propre et vide. Presque parce que son sang serait continuellement chargé de divers médicaments et qu’il buvait comme un trou. Encore heureux qu’il ne se drogue pas.
Pas une question de chance ou de bon sens. Oublier tout ça, simple conscience professionnelle. Un dealeur qui veut continuer à rouler sur l’or à tout intérêt à ne pas consommer sa marchandise. Comme un médecin qui souhaite continuer à exercer ne doit pas infliger dégâts physiques à ses patients. La comparaison peut vous paraitre incongrue. Deneb s’en fou. Il s’en fou vraiment parce que à cet instant il est sobre et indifférent.
C’est pour ça qu’il observa avec détachement la grimace du docteur après ses insultes. Le repentir. Il connaissait bien ça. L’irlandais bien entendu. L’irlandais connaissait le sens du remord, il lui arrivait de regretter également. Alors avec n’importe qui d’autre on aurait pu croire que Faolàn était allé trop loin. Riagal était le médecin du gamin depuis trop longtemps pour tout ignorer de son histoire. Ignorer sa solitude. Et même quand on ne connait pas son interlocuteur ce genre de question rhétorique est à proscrire, c’est une règle de bienséance. Ou quelque chose comme ça.
Avec n’importe qui d’autre.
Deneb sembla ne même pas remarquer l’insulte. Rien, pas même un ricanement pour indiquer son humeur. Simple question d’indifférence. Les autres l’ennuyaient la plupart du temps. A quoi bon chercher à être supportable donc ?


« T’es pas loin de la vérité vieil homme. »

Et c’est parce que Faolàn connait le remord qu’il laissa sa chance au gamin. Heureusement que le dit gamin était dans cette drôle d’indifférence parce que dans le cas contraire il aurait été déçu de la formulation. Il attendait une attaque fourbe, un poing qui aurait fusé vers lui et qu’il aurait été prêt à parer. Ce genre de choses théâtrales qui lui plaisaient, mais après tout attendre des autres est un espoir vain. La plupart du temps.

« Bien, montre moi si tu t’es entraîné depuis la dernière fois et je verrais si tu mérites que je te donne quelques conseils. »

Un sourire.
Den se moquait. Un peu. Appréciait le geste malgré la déception. Assez.
Alors il attaqua. Oubliant les halètements de son cœur (pas pour longtemps évidemment) qui lui étaient rappelés par quelques gouttes de sueurs roulant sur sa peau marbrée. Le coup fusa. Coup de pied haut, droit vers le visage de l’irlandais. Prévisible quand on connait le gamin et son amour du déséquilibre (autant virtuel que réel). Indéniablement sa technique s’était améliorée, il passait lentement (trop lentement) d’un combat des rues à des gestes plus précis et surtout plus propres. Plus redoutables donc, évidemment seul l’œil avisé d’un vrai combattant saurait noter ces changements. Les quelques chasseurs confirmés et attentif qui se seraient intéressé à son cas donc.
Deux irlandais dans le lot.
Comment faisait-il pour s’entourer de personnes aussi autoritaires et caractérielles ?


Dernière édition par Deneb Peterson le Mer 17 Fév - 15:31, édité 1 fois
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Faolán Riagal
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MessageSujet: Re: Oeil pour Oeil ? [Fao]   Lun 4 Jan - 3:35

Difficile de se disputer lorsque l'on se heurte à l'indifférence la plus totale. S'il avait été en face de n'importe qui d'autre, le médecin se serait posé des questions sur la santé mentale de son interlocuteur et la raison qui le poussait à l'insulter avant de s'imposer pour l'ignorer complètement. Mais c'était Deneb et il était notoire que le gamin n'avait pas toute sa tête. Rien de surprenant donc, juste cet arrière goût d'agacement qu'il savait si bien distiller. Du Gavroche dans tout son art. Finalement, on lui sortait le grand jeu. L'adolescent devait vouloir quelque chose. Quand à savoir quoi...et bien encore une fois l'on parlait de Deneb et il n'était pas assez psychologue pour comprendre les motivations tordues de son novice. Il laissait ça à La Bête.

Inconscient de tout ce que ces réflexions dévoilaient à son adversaire, l'Irlandais attaqua, se mettant par habitude au niveau de son élève pour ne pas trop le pousser. Il venait de fumer et sa respiration, déjà mise à mal par les battements irréguliers de son cœur, devait être très mauvaise. Il para. Sans se saisir de l'avantage qu'il lui offrait ainsi. Ce genre de coup était puissant et efficace face à d'autres humains mais lorsque votre adversaire est plus rapide et plus fort que vous, se déséquilibrer ainsi est une très mauvaise idée. Il lui disait à chaque fois, et toujours le gamin recommençait. Tant pis. Il avait tout de même fait des progrès, c'était quelque chose.

Repoussant son adversaire d'un mouvement vertical, Faolán fit deux enjambées rapides vers lui jusqu'à entrer dans son "espace vital" cette zone où tout être vivant finit par se sentir soit amoureux, soit menacé. Rapidement, il posa une main à plat sur le cœur de son "ennemi" et le poussa brusquement vers l'arrière pour le déséquilibrer encore plus. Puis, il balança son autre poing vers sa mâchoire, ralentissant à peine au moment de l'impact pour ne pas lui faire vraiment mal et recula vivement d'un pas pour se remettre en garde.


"Et tu ne t'es jamais dit que ne pas insulter les gens pourrait être utile ? Tout le monde n'a pas ma patience."

Non, il ne plaisantait pas en disant cela, pas plus qu'il ne cherchait à le mettre en colère. Il voulait juste qu'il s'excuse. Reconnaisse le travail qu'il faisait jour et nuit pour le sauver quelques mois encore. Il n'y était pour rien si l'adolescent était malade. Il aurait probablement pu faire quelque chose en le prenant très jeune (il pouvait toujours tout faire en théorie, n'était-il pas un Riagal ?) mais à l'époque, lui-même n'était qu'un enfant, étranger par-dessus le marché. Il n'y était également pour rien si la vie sociale du garçon était un fiasco. Et il ne voulait pas payer pour ces échecs qui n'étaient pas les siens. Depuis qu'il s'occupait du garçon, celui-ci n'allait pas plus mal (à défaut d'aller mieux), en savait assez pour ne pas se faire tuer par les vampires (à défaut de les tuer)et avait quelqu'un sur qui compter quoiqu'il arrive en cas de problèmes. Alors perdre tout ça pour une assiette de salsifis lui semblait vraiment, vraiment, vraiment idiot.

"Tu n'avais pas quelque chose à me dire ? Vas-y, parle, ce sera un bon exercice pour régler ta respiration sur le rythme de tes coups et maîtriser ton cœur."

Il chercha dans son visage d'où viendrait le prochain coup et se concentra sur les mouvements et les réponses du garçon afin de travailler lui aussi avec un handicap. Les choses redevenaient simples. Il enseignait et Deneb… dénebisait. Ensuite, il en profiterait pour noter son état physique et en déduire l'efficacité de son traitement par rapport à la fois précédente. D'une balle deux vamps. Et il ferait lever cet ordre de restriction débile. Il n'avait pas tué le patient, preuve qu'il savait parfaitement rester maître de ses émotions. Quand au moniteur, ce n'était qu'une bête machine sans aucun intérêt. On n'interdisait pas des soins pour une machine non ? Quoique. Parfois, l'hôpital se montrait aussi dépourvu de cœur que le blondinet. Comme quoi, ils auraient du s'entendre tous les deux.
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Deneb Peterson
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MessageSujet: Re: Oeil pour Oeil ? [Fao]   Dim 17 Jan - 16:00

Evidemment Riagal parait toujours les coups de son novice. Le dit novice répétant inlassablement les mêmes erreurs la chose devait être lassante. Pourtant ils étaient toujours là et l’irlandais avait finit par laisser envahir son espace, sa pause, cet instant qui lui était réservé. Ce moment de calme privilégié. Deneb était réellement un parasite et il se comportait comme un enfant vis-à-vis de son mentor. Celui-ci n’était pour son aîné que de quelques années. Il était en revanche bien plus équilibré que le parisien. Il sauvait des vies de jour comme de nuit. Il n’était pas aussi partial que Kaitlenn vis-à-vis des bêtes.
Bref Faolàn Riagal était un repère malgré lui et Deneb un satellite qui cherchait un centre autour duquel graviter. Inconsciemment. N’était-il pas sensé être l’étoile et non le satellite ?

Le poing de l’irlandais s’écrasa contre la mâchoire du gamin, presque en douceur. Ça ne l’empêcha pas de chuter, il tenta d’entrainer son mentor dans sa chute afin d’inverser l’avantage. En vain. Riagal était rapide et entrainé, vraiment entrainé. Il était donc déjà en garde alors que Deneb tombait doucement.
La chute n’avait presque rien à voir avec la puissante du coup, son cerveau était assez mal oxygéné après l’effort et la nicotine. Les vertiges étaient donc inévitable. Rien de tout ça ne l’empêcha de reprendre ses appuis. Atterrissant lestement sur sa main droite il transforma sa chute en position accroupie.
Deneb sourit.
Sourire en coin.
Malhonnête.
Amusé.
Deneb en sommes.


« C’est en effet un point de vue à étudier. Aurais-je mal agit ? »

Fausse surprise. Il agissait mal, continuellement. Il décevrait presque ses morts. En toute discrétion il posa ses deux mains au sol, prenant appuis sur celles-ci. Fixant toujours son mentor dans les yeux. Souriant. Insolence et rédemption. Il apprenait peut à peut le gout du remord. Parce qu’il fallait apprendre avant d’éprouver un sentiment.

« Je suis un con Sénior, tu le sais. Tout le monde le sait. Je fais continuellement des choses stupides. Je suis un con capricieux, mais les salsifis c’est dégueulasse. »

Il ponctua sa phrase par une nouvelle attaque. Pivotant sur lui-même il fouetta les jambes de son mentor. Ce coup là il l’effectuait à merveille, parce qu’il l’utilisait vaguement avant d’intégrer la fédération. Sa jambe gauche revint vers lui et il se redressa tout en souplesse. Essoufflé par la même occasion, il se remit en garde et recommença à parler. D’après le vieux ça l’aiderait à réguler sa respiration. Autant lui faire plaisir et renvoyer ces foutus vertiges d’où ils venaient.

« En revanche j’pourrais pas m’excuser, ni demander pardon. Ça serait de l’hypocrisie. L’hypocrisie c’est moche. »

Non il ne demanderait pas pardon. Il n’avait rien à se reprocher. Ou alors il devait revoir la totalité de son attitude. Il devait changer de métier et devenir pauvre. Il n’avait aucune envie de devenir pauvre. Il n’avait jamais connu le manque d’argent. Ça ne commencerait certainement pas aujourd’hui.
Il connaissait suffisamment de manques pour ne pas choisir la pauvreté. Il n’était pas moine.
Un sourire, encore, toujours.
Pour lui l’affaire était close. Le malentendu dissipé, il avait reconnu être stupide. Il avait presque reconnu que ça n’avait été qu’un caprice et il était venu s’entrainer avant « d’ouvrir » le dialogue. C’était plus d’efforts en une fois qu’en plusieurs mois.
C’est pour ça qu’il reprit l’air presque amusé, sur le ton de la camaraderie. Parce que Faolàn devait redevenir l’homme bourru qui l’écoutait déblatérer ses conneries.


« Dis moi. La réceptionniste, brune, un peu revèche. Elle bosse quand exactement ? »

Cette fois le sourire du gamin se fit malicieux. Dans le sens premier du terme, plein de mauvaises intentions. Amusé aussi. Un étrange mélange pour une expression des plus rares.
Le gamin n’avait pas cessé de tourner autour de l’irlandais après s’être remit en garde. Il attendait vaguement une réponse, s’il ne l’avait pas dans quinze secondes il recommencerait à déblatérer des conneries. Commençant probablement par décrire en détail ce qu’il comptait faire à la réceptionniste justement.
C’était ça que voulait dire son sourire. Faolàn le comprendrait certainement, parce qu’il en avait déjà fait les frais. C’est pour ça qu’il n’allait pas tarder à attaquer. Le meilleur moyen de clouer le bec de son crétin de novice.
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Faolán Riagal
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MessageSujet: Re: Oeil pour Oeil ? [Fao]   Mer 10 Fév - 16:35

Si le sourire de Deneb n'augurait rien de bon, la neutralité concentrée du médecin était plutôt une bonne chose. Il voulait dire que les émotions de son propriétaire avaient été enfermées à double tour très très loin d'ici et qu'aucune pique ne pourrait le blesser. En théorie évidemment parce que s'il y avait une chose à laquelle le gamin était devenu très bon, c'était à piquer son mentor au vif même lorsque celui-ci essayait de se protéger.

Les yeux de l'Irlandais avaient suivis la chute de son adversaire. Un moment inquiet de le voit tourner de l'œil, rapidement rassuré lorsque, comme l'on dit que le font les chats, Gavroche retomba sur ses pattes. Un bon mètre séparait à présent les deux hommes et une sorte de pause tacite venait d'être posée pour permettre au système sanguin de l'enfant de récupérer un peu. Or à la guerre, depuis la nuit des temps, pause égal provocation. Et pour ça, le parisien était plus doué que le pire des Ecossais. Il harcelait ses ennemis sans jamais leur laisser d'ouverture. Si l'on pouvait tuer des vampires avec des mots, Deneb deviendrait le héros de l'humanité.


« Prenons les choses sous un autre angle. T'arrive-t-il de bien agir ? »

Les jambes du médecin fléchirent alors sous la balayette de son novice, absorbant la majeure partie du choc mais le déséquilibrant légèrement. Il fit un pas de côté, souple, pour retrouver son aplomb et sa force. Ce genre de coups étaient efficaces mais uniquement dans des bagarres de rues et contre des humains.

« C'est à manger. Des milliers de gens meurent de faim, estime toi heureux d'avoir quelque chose à te mettre dans le ventre, même si ce sont des salsifis. Et dit moi, quel est l'intérêt de mettre un vampire à terre ? Tu danses ou tu te bats là ? »

Ce genre de question ponctuait souvent leur session d'entraînement. Faolán, sachant l'adolescent plus cérébral qu'il n'en avait l'air, essayait souvent de le faire se remettre en question et de comprendre les choses par lui-même. Il fallait qu'il apprenne à se battre en fonction de son objectif. Qu'il planifie sérieusement ses attaques les unes après les autres, que ses enchaînements aient du sens. Un vampire à terre était plus dangereux que debout parce qu'il ne fallait qu'une seconde pour qu'il se retrouve sur vous et vous vide. Combien de fois avait-il vu de camarades mourir ainsi ? Trop. Toujours trop. Les gens étaient stupides et c'était lui qui en payait le prix en se retrouvant tout seul.

Il hocha la tête. Dissipant les pensées sombres qui cherchaient à s'y installer et acceptant en même temps les non-excuses de Deneb. Qu'il reconnaisse qu'on puisse attendre des excuses de sa part était suffisant. Il n'irait pas jusqu'à pousser son avantage. Surtout vu la grêle de coups de poings qu'il s'amusait à abattre sur le torse du gamin, marchant sur lui pour le forcer à reculer, encore, et encore. L'acculer contre le mur et voir ses réactions lorsqu'il avait le dessous. Faolán était redevenu lui-même. Plein de confiance en lui et en ses capacités. Sans penser une seconde que Deneb, rossignol du caniveau comme on disait dans les chansons, puisse le contrer. Il eut toutefois une seconde d'inattention surprise. Une réceptionniste revêche brune ? Et on ne l'avait pas prévenu ?!

Il fallu malheureusement plus d'un quart de minute à l'Irlandais pour comprendre de qui son interlocuteur pouvait bien parler. Joranne était un pissenlit, mauvaise herbe increvable mais revêche n'était pas le terme qu'il aurait choisit pour la décrire. Et entre temps, la machine-Deneb s'était remise en route, décrivant un mauvais scénar de film porno.


« Elle est casée. Pas de chance. »

Il n'en savait rien, il l'avait vaguement vue avec le Suédois mais sans pouvoir en tirer des conclusions. Il n'avait d'ailleurs pas cherché à en savoir davantage, les gamines ne l'intéressant pas. En général. Et en colonel. Ne l'intéressant pas tout court. La petite voix était priée de se taire. Il attaqua. Sans savoir que c'était ce que son novice avait prévu mais pour faire taire des pensées inopportunes. Il tapait sans méthode (ni violence), un coup après l'autre, oubliant peu à peu son adversaire et la demoiselle de ses pensées. La pièce reprit alors sa consistance et le médecin reprit un peu d'empire sur lui même. La slave de coups s'arrêta. Il se redressa.

« Anyway, ce n'est pas le temps de parler fille. Quand tu es en face d'un vampire, où portes-tu ton premier coup ? Montre moi. »

Et, inconscient de ce que sa première phrase révélait de son trouble, il se remit en garde, attendant l'attaque de son novice. Dix contre un qu'il viserait le cœur.
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Deneb Peterson
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MessageSujet: Re: Oeil pour Oeil ? [Fao]   Jeu 25 Fév - 20:41

Faolàn est un homme au moins aussi déstabilisant que Deneb, sans chercher à l’être. Insaisissable lorsqu’il décidait que ses émotions en avaient assez fait. Un homme fascinant. Un médecin hors-pairs. Le mentor du blond, le hasard n’a rien à voir avec ce lien. Faolàn n’avait pas vraiment eu le choix au final. Trop de conscience, trop concerné. Il avait accepté. Il le regrettait bien souvent et Deneb, comme d’habitude, s’en moquait profondément. Il avait eu ce qu’il voulait. Affaire réglée. Il pouvait désormais observer à loisir l’homme qu’il tourmentait le plus depuis quelques années.
Deneb Peterson devait être un fléau pour l’Irlandais. Presque autant qu’un vampire. Lui n’avait pas d’excuse pour être aussi mauvais. Ça n’était pas l’instinct animal qui le poussait à torturer son monde. C’était la curiosité. Un sourire accompagna sa chute. Une pause tacite. Un vampire ne ménagerait pas son cœur. Le gamin en était conscient. Aussi conscient qu’on pouvait voir l’organe battre entre ses côtes, soulever sa peau marbrée par intermittence.


« Le bien en une notion relative à une société. » Avait attaqué verbalement. Question réthorique. Deneb reprit sans sourire, l’air néanmoins amusé. « Mais d’après ta définition du bien il est exceptionnel que j’agisse bien. »

L’hypocrisie ne servirait qu’à alimenter le mépris de l’irlandais. L’irlandais réattaqua verbalement. Il ne lâcherait donc jamais cette affaire de salsifis ? A moins que ce ne soit lui, Deneb, qui ait encore remit ça sur le tapis ? A bien y réfléchir c’était peut-être bien lui qui avait relancé le débat. Il haussa les épaules pour toute réponse. Faolàn s’était déjà redressé, sans un bruit, ça n’était pas un effort pour son corps habitué aux entrainements et les tapis étouffaient le bruit de ses pieds nus. Deneb se remit en garde, tenta de verrouiller ses appuis même s’il était peut probable que son mentor l’attaque aux jambes. L’irlandais ne s’embrassait pas en préludes, il ne cherchait pas la beauté du geste, juste son efficacité. C’est ce qui avait fait de lui le meilleur chasseur de la fédération.

Bref. Deneb perdait du temps et de l’énergie dans les coups qu’il réussissait le mieux. Il dansait, pas de doute à se faire. Là pourtant il cherchait à parer les coups de son adversaire. Faolàn faisait pleuvoir ses poings sur le torse du gamin, méthodique, imparable. Den’ parait les coups en protégeant son visage, ses avant bras prenait autant de coups que son torse. Preuve qu’il commençait à savoir encaisser.
Une seconde la grêle de coups perdit de son intensité mécanique. Deneb, nerveux, n’attendit pas qu’elle s’échappe pour saisir son mentor à la gorge. Encore un coups stupide, il fallait être incroyablement prétentieux pour croire retenir un vampire par la gorge. Sans implant et avec la forme d’un fumeur de cinquante ans. Le gamin haletait derrière son sourire et la sueur roulait sur sa peau nue. Epuisé, certes, mais satisfait. Il n’avait pas encore abandonné en se moquant de l’irlandais. Il n’avait pas encore réclamé une séance de tire. Oui, son coup était stupide et Faolàn se débarrassait déjà de lui. Il était affligeant au corps à corps, voilà pourquoi il tirait si bien. Habile et concentré, il ne comprenait pas pourquoi Faolàn s’entêtait à vouloir lui apprendre à se battre. Il ne s’en tirerait pas contre un vampire, même contre un vampire vérolé.


« Casée ? Tu déconne ! Qui voudrait d’une peste pareille ? »

Lui. Et elle n’avait peut-être rien d’une peste quand on ne la draguait pas. N’empêche Den’ avait touché un point sensible : La méthode de Faolàn avait disparue et il frappait sans logique. C’est dans ces moments que lui, savait utiliser ses neurones dans l’intérêt du combat. En trois coups légers il réussit à se frayer un chemin dans le dos de son « adversaire ». Dos qu’il gravit sans difficulté. Ainsi accroché il saisit le cou de son mentor dans le creux de son coude. Ma posée sur son épaule, l’autre maintenant le bras assassin, Faolàn pourrait jigoter tant qu’il le voudrait. Deneb n’aurait pas besoin de force pour se maintenir dans son dos. Il croisa ses jambes sur le torse de l’irlandais histoire d’être à l’aise. Son rire résonna fort dans la pièce alors, la tête renversée en arrière, accroché à Faolàn. Il ressembla vaguement à un primate. Il souffla sur ses cheveux collé à son front par la sueur pendant que Faolàn s’enfonçait dans son erreur.
Il avait, sans le vouloir, ouvert la porte de son intimité au monstre Deneb. Pandore c’est lui. [i]

« Là. »

[i] Il lâchait enfin le cou de l’irlandais, pas une seconde il n’avait serré pour faire mal, juste maintenir sa supériorité. Sa main gauche reposait sur le cœur de Faolàn pendant que l’autre imitait une arme à feu sur la tempe du mentor. Deneb portait deux coup, histoire d’être sûr. On n’est jamais assez prudent avec les morts.
Il enclencha la détente imaginaire et à la manière d’un enfant éclata d’un grand : BANG BANG !
Lâchant à regret le dos de l’irlandais il sauta en arrière hors de porté. Se mit à rôder autour de son aîné l’air particulièrement intéressé.


« Pas le temps de parler de fille ? Dis-moi, casée avec toi la réceptionniste ? Jsuis très partageur tu sais. »

Le sourire de Deneb réapparut découvrant ses dents immaculées. Cette curiosité presque enfantine contrastait avec son attitude de prédateur. Prédateur d’une info croustillante.
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Faolán Riagal
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MessageSujet: Re: Oeil pour Oeil ? [Fao]   Lun 8 Mar - 23:10

Le bien et le mal, pour parler franchement, l'Irlandais s'en fichait pas mal. Ou au moins il voulait le faire croire. Il n'obéissait pas aux commandements divin parce que c'était « bien » mais parce qu'il avait envie, pour flatter son propre égo et faire taire une morale un rien sur-développée. Cela le faisait d'ailleurs doucement sourire d'entendre Deneb parler de sa définition du bien comme s'il savait en quoi elle consistait alors qu'il n'en avait pas vraiment à lui.

« Je te parle du Bien non comme les hommes la définissent – ceux là sont faibles, égoïstes et stupides mais de celle que le Seigneur nous a dicté. Le bien de nos conscience. Et ne fait pas celui qui n'en a pas Gamin. Tu ne trompes personne. »

Et surtout pas lui, cela allait de soi. Enfin. Sujet clos et l'on pouvait passer à autre chose. Glisser sur les salsifis et la faim dans le monde qui n'était après tout qu'un prétexte pour se disputer. Aucun affamé ne s'était jamais senti mieux parce que vous aviez ou pas fini votre assiette. Cette nourriture, aussi abondante soit-elle, ne lui était pas destinée. Le plus intéressant était que, tout le temps de la discussion, les coups avaient fusé sans que pour autant, les deux hommes ne s'arrêtent. Deneb respirait mal mais semblait avoir travaillé un peu ses exercices de respiration Au moins arrivait-il à prononcer toute une phrase sans avoir besoin de reprendre de l'oxygène. Sans oublier ses progrès en défense. Il encaissait presque bien. Presque. Parce qu'il fallait toujours qu'il fasse une connerie comme l'attraper à la gorge. Genre mettre une veine à portée de croc était une bonne idée. Il fallait toujours que Gavroche se croit intelligent. Il se dégagea, l'enfant aussi. Une autre pause tacite fit redémarrer la conversation. Sur le pissenlit cette fois. Il sourit. Den' se rendait rarement compte à quel point il pouvait être transparent quand on entrait sur ce genre de sujet.

« Visiblement quelqu'un. Plusieurs personnes même, Joranne est plutôt populaire à l'hôpital. Les français sont des gens étranges. »

Il sentit alors quelque chose lui serrer la gorge et sursauta, réalisant qu'il frappait dans le vide à présent. D'une secousse, le médecin chercha à se dégager de l'étreinte de son ennemi mais rien n'y faisait. Gavroche ne serrait pas assez pour le mettre en danger mais suffisamment tout de même pour qu'il se sente en position de faiblesse. Et il avait horreur de ça.

Pendant une bonne minute, l'irlandais se cabra, sauta, tournoya dans tous les sens pour se débarrasser de la tique qui s'était accrochée dans son dos mais rien n''y faisait. Comme Aigean lorsqu'on avait commencé à le monter, il était pris de l'envie irrépressible de se coller dos au mur et de l'y écraser de tout son poids. Sentir les os craquer sous l'effort et regarder son adversaire, l'entendre rendre son dernier souffle... Il serra les poings. S'efforçant à parler pour chasser la violence, redevenir civilisé, ne pas oublier que ce n'était pas un ennemi mais un élève. Il posa donc une question quelconque et fut surprit de la double réponse bien plus que de l'onomatopée qui suivit. Par réflexe, il s'éloigna à nouveau de son adversaire et se remit en garde.


« Pas mal. Pas mal du tout. Mais pas ce à quoi je m'attendrais. Tu vois, les vampires un tant soit peu intelligents...car pour les autres ton bang bang suffit, protègent toujours leur cœur. Ce serait un peu bête en effet, lorsque l'on a qu'un seul point faible, que de ne pas y faire un minimum attention. Des Achilles sont tombés pour moins que ça. »

Il s'arrêta et secoua la tête, histoire de rassembler ses pensées. Pas besoin de faire des digressions intellectuelles. Il s'agissait de Deneb. LE type qui n'avait probablement jamais lu l'Odyssée.

« En fait, un vampire intelligent protègera soi cœur avant tout. Ton premier coup ne doit donc pas être pour tuer mais pour surprendre. Le mieux serait donc de le porter là. »

Il s'avança rapidement et lança son pied en direction du flanc gauche de son novice, histoire de l'obliger soit à baisser sa garde pour le bloquer, soit se déplacer pour l'éviter.

« Comme tu peux le voir le premier réflexe est de protéger le flanc vulnérable et d'oublier la cœur. Le poing se baisse et le voix est libre pour le chasseur qui a déjà préparé le coup suivant. »

Il se recula, peu désireux de continuer la leçon et salua son adversaire pour lui signifier que le cours était terminé. C'était pas tout ça mais il avait des blessés à soigner lui.

« Et non, je ne sors pas avec les enfants. Son copain est un infirmier de l'hôpital. Un peu plus petit que moi, plus fin aussi, avec les cheveux ondulés blonds vénitiens, le peau laiteuse et des yeux bleus clairs. Il est suédois et, de ce que j'en sais, Jay n'est pas la première à céder. »

Il prit une serviette et se sécha vigoureusement les cheveux, assez dégouté par son état présent mais trop pressé pour prendre sa troisième douche de la journée.

« Sincèrement Gavroche, tu n'as aucune chance. »

Ou comment pousser son protégé à draguer sa protégée. Le pire étant qu'il le faisait exprès. L'intérêt du petit pour la « réceptionniste revêche » l'amusait énormément et il voulait absolument se retrouver aux premières loges. Il ne faut jamais sous-estimer le pouvoir des ragots dans un espace aussi clos qu'un hôpital. Ni l'aura que dégage celui qui sait auprès des vraies filles.

« Oh, et puisqu'on en est aux choses sérieuses. Je veux que tu t'entraines à faire baisser la garde de quelqu'un de tous les moyens possible pour notre prochaine session. Je garderais moi cœur et tu devras me tuer. Je veux aussi te voir mercredi à l'hôpital. On a une session de tests à refaire je crois. »

Un dernier sourire, mi vainqueur, mi vaincu.

« Et ca te donnera un bon prétexte pour parler à Joranne. »
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Oeil pour Oeil ? [Fao]

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