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 Café inopiné [PV Fao]

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Kaitlenn Teagan
† Chasseur Fédéré †

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MessageSujet: Café inopiné [PV Fao]   Sam 12 Déc - 14:03

Un a un les bracelets glissèrent autour des poignets de l’irlandaise, cliquetant chacun leur tour. Autour de son cou reposait déjà la chaine d’argent qui supportait sa croix. Celle qui tombait sur son nombril. En enfilant son jean Kaitlenn jeta un œil à la chambre adjacente à la salle de bain qu’elle occupait déjà depuis vingt bonnes minutes. Elle n’avait pas cherché à préserver son sommeil, c’est pourquoi elle s’amusa de la persistance du sommeil de son compagnon. Courtisane, vous rappelez-vous ?
D’un geste souple elle ramassa sa chevelure encore humide en un chignon décoiffé. Une boucle ou deux retombant sur sa nuque. Elle était déjà maquillée, habillée. Elle s’assit un instant sur le lit pour enfiler ses chaussures, gagnant ainsi huit centimètres. Caressa la joue de l’endormi et attrapa les perles qu’il lui avait offert la veille au soir. Les accrocha à ses oreilles alors qu’elle passait la porte. Il est difficile de se passer du luxe une fois qu’on y à goûté, sachez-le.
Sur le chemin de l’hôpital la jeune femme s’autorisa une cigarette. Paris le matin était délicieuse. Personne dans la rue, pas un vampire pour vous détournez de votre chemin. Délicieuse, rien qu’à elle. Elle ne s’arrêta pas pour autant et acheta deux grands cafés avant d’arriver à l’hôpital. Faolàn y était certainement déjà, il passait son temps au travail. Il s’y tuerait probablement. Un café ne serait donc pas forcément de trop.

Contrairement aux rues de Paris l’hôpital n’était pas vide, lui. Kaitlenn salua les réceptionnistes d’un sourire et continua son chemin. Elle savait où trouver Faolàn, où l’attendre du moins. Elle n’avait pas l’intention d’attendre avec les autres, les malades ou les anxieux. Elle n’avait pas à compatir à leurs malheurs et n’avait aucune envie de se plonger dans leurs misères ? Parce qu’inévitablement, même si on ne parle pas dans une salle d’attente d’hôpital on sens la douleur d’autrui. Non merci.
D’ailleurs elle ne venait pas consulter, elle venait accorder une pause à son médecin préféré, et attitré par la même occasion. Prendre de ses nouvelles et parler novices. D’ailleurs à propos de novices elle sentait de que Denis allait lui faire le coup de l’implant, peut-être pas tout de suite. Il le ferait pourtant. Elle en était certaine.
Kate trouva la salle qu’elle cherchait sans vraiment y penser. Trop habituée des lieux. Evidemment Il n’était pas là. Elle l’attendrait donc. Déposant le café qu’elle lui avait acheté à côté d’elle, elle s’assit sur le bureau, dos au mur. Oui, elle aimait être perchée sur quelque chose. Faolàn râlerait probablement en remarquant les dossiers déplacé. C’était toujours mieux que si elle avait mit ses pieds dessus. Non ? Si.
Pour patienter elle sirota son café, noir et sans sucres, tout en jouant distraitement avec les nouvelles perles qui ornait ses oreilles. Grises. Les perles. La porte ne s’ouvrait pas, évidemment elle aurait pu prévenir, mais non. C’était plus drôle de voir la surprise sur les traits de l’irlandais. Puis voir son air renfrogné changer pour une expression plus détendue. C’était pratiquement toujours le cas. Pratiquement toujours. Les exceptions consistaient dans ses inquiétudes pour son idiot de novice, Deneb Peterson, où éventuellement dans sa jalousie. Jamais en revanche il n’aurait honte de fréquenter quelqu’un d’autre qu’elle. Après tout c’était elle l’infidèle, elle qui lui avait froissé le cœur et l’orgueil. Elle sourit.

Elle sauta sur ses pieds, malgré les chaussures plus adaptées à une styliste qu’à une chasseuse, lorsque la porte s’ouvrit sur celui qu’elle attendait. Attrapant le café au passage elle s’avança vers lui pour coller un baiser sur sa joue gauche.


« Dia Diut Sweety ! »

La jeune femme lui colla le café dans les mains et s’écarta, tout sourire. Sourire qui disparu derrière son propre café.

« Évidemment c’est du fait maison. »

Un clin d’œil amusé. Sur le thermos le logo d’un starbuck clamait le contraire. Qu’importe. Aujourd’hui Kaitlenn avait envie d’assister au changement du visage renfrogné à la surprise soulagée.
Elle aimait être un peu son messie. C’était normal, non ? N’était –elle pas une femme remarquable ? Obviously.
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Faolán Riagal
Loupiot Solitaire †

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MessageSujet: Re: Café inopiné [PV Fao]   Mar 15 Déc - 5:53

La lumière blafarde des néons se disputait à celle de l’aube. Dehors, la chape de plomb qui était tombée sur les parisiens avec le jour se dissipait enfin. D’ici quelques minutes, une heure au plus, les morts auraient retrouvé leurs lits et les admissions cesseraient un peu de se multiplier. Il n’allait pas pouvoir se reposer tout de suite, bien sur, les blessés, eux, ne cessant pas d’être mourrant au lever du soleil mais au moins il ne verrait plus le travail s’accumuler sans cesse, bouchant son horizon, mangeant ses heures, dévorant son visage pâle de longues cernes noires.

Que Faolán soit fatigué, ce n’était pas nouveau. Qu’il remplace au pied levé un collègue ne s’étant pas présenté pour son tour de garde non plus mais c’était bien la première fois qu’il le faisait d’aussi mauvaise grâce. Trois des quatre infirmiers du service ne voulaient plus entendre parler de lui ce soir et son collègue des urgences n’en pouvait plus de prendre des pincettes. Jamais on n’avait vu l’Irlandais aussi expéditif et désagréable. Et si personne ne posait de question, tous se disaient que cela avait à voir avec la chemise pleine de sang qu’il portait en entrant à l’hôpital. Ainsi qu’au corps qu’il avait aussitôt fait chercher. On disait que le médecin avait un ami dans le coma et qu’il fallait le ménager. On avait tort.

La seule raison de la fatigue et de l’impatience du chirurgien était l’impatience de rentrer chez lui. Il était sorti un peu avant le coucher du soleil, passer à la Fédération pour vérifier l’état de santé de ses patients, déposer deux trois armes et reprendre une réserve de balles d’argent. Puis, il s’était décidé pour une petite marche tranquille, histoire de se changer les idées. Les choses devenaient très compliquées chez lui en ce moment et s’il appréciait la compagnie, il aimait également la solitude. Le type lui était tombé dessus, littéralement, déversant son sang sur ses vêtements neufs. Il n’y avait pas d’histoire d’amitié quelconque. Surtout pas quand on lui avait ruiné l’un de ses costumes préférés. Et non, il n’était pas inquiet. Ni pour l’inconnu, ni même pour la convalescente qui squattait sa chambre d’ami. ET QUI OSAIT ENCORE LE BIPER ? HEIN ?!

Furieux, le chasseur arracha plus qu’il ne prit le téléphone de sa base et gueula un
Quoi ?! dans le combiné qui lui renvoya aussitôt une slave d’interférences pour lui apprendre la politesse. Cela le calma aussitôt et il entendit la voix posée de la standardiste lui dire qu’on l’attendait dans son cabinet. Il pâlit. La gamine avait-elle eu un problème ? Elle n’avait pas intérêt. Il ne se sentait pas d’humeur à jouer avec elle.

Boudant comme un enfant pour cacher sa fatigue et son angoisse, il prit l’ascenseur, appuya sur le dernier étage et poussa la porte, redoutant presque ce qu’il allait voir. Il leva les yeux… et une jeune femme à la démarche féline s’avança vers lui, une tasse fumante à la main. Ses yeux brillèrent d’envie et de convoitise (pour le café) tandis que ses traits passaient doucement à une surprise soulagée. Pas de malades, pas de mauvaise nouvelle, mais du réconfort. Kate savait toujours comment le prendre.


« Dia's Muire duit, Cén chaoi a bhfuil tú ? » *

Autre avantage de la courtisane, pouvoir parler sa langue. Réprimer un frisson sous ses lèvres. Son corps se souviendrait toujours des moments qu’ils avaient passés ensemble. Passés. Car tout cela était révolu. Elle avait fait son choix. Il s’y tiendrait pour elle.

Malgré ses pensées, son regard resta doux. Sa main libre se leva d’elle-même pour caresser la joue pâle de l’irlandaise et remettre une mèche de cheveux roux derrière les perles qui décoraient ses oreilles. Joli bijoux. Même si l’eau aurait pu être plus belle. Il ne voulait pas savoir d’où cela lui venait. Pas plus qu'il ne voulait comprendre ce que le souvenir d'une boucle brune faisait là.


« Ça veut dire que tu as mis du whisky dedans ? »

Une lueur amusée illumina son regard, lui enlevant d’un coup une vingtaine d’année. Il porta le gobelet à ses lèvres, brûlant, bien noir et amer comme il l’aimait et avala une gorgée du liquide. C’était autre chose que le jus de chaussette des distributeurs.

« Que me vaut le plaisir de ta visite, Honey ? Tu surveilles tes investissements ? »

Le ton montrait bien qu’il ne s’agissait que d’une boutade et qu’il ne doutait pas une seconde qu’elle soit simplement venue le voir. Et même si elle avait une raison quelconque (vaccin, blessure, inquiétude), elle avait choisit son moment. Cela faisait précisément trois semaines et trois jours depuis leur dernière conversation hors boulot. Et probablement pas un hasard.

*Dieu et Marie soient avec toi, comment vas-tu ?
Le reste du dialogue est aussi en Irlandais.
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Kaitlenn Teagan
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MessageSujet: Re: Café inopiné [PV Fao]   Dim 17 Jan - 17:00

« J’ai l’air d’aller comment ? »

Un sourire de miss monde vint appuyer ses paroles. Kate allait merveilleusement bien. Comme à son habitude lorsqu’elle débarquait à l’improviste. Faolàn avait le don de lui donner le sourire. Un vrai sourire. On se demandera alors pourquoi elle n’avait pas tenté de finir ses jours avec l’homme qui la rendait aussi légère. Et on y comprendrait probablement rien, autant ne pas chercher de raisons aux choses qui nous dépassent. Cette histoire ne regarde que deux irlandais bourrus.

« Ok pas exactement « fait maison », mais je t’en fais un à la fin de ton service si tu veux ? »

La main libre de Kaitlenn glissa sur celle de l’irlandais. Ses intentions étaient des plus impénétrables. N’était-elle pas entrain de le séduire ? Ça en avait tout l’air et pourtant elle savait que c’était inutile. Qu’il était trop blessé et qu’elle n’était en mesure de donner ce qu’elle n’avait plus.

« Je surveille mes investissements, exactement. » Sourire attendrit et sourcils froncé, réprobateurs donc, elle suivit les larges cernes du bout de ses doigts délicats. « Et visiblement je fais bien. Qu’est-ce qui te met dans cet état Faolàn ? »

Un nouvelle fois la courtisane but une gorgée de café. Elle s’écarta ensuite afin de s’asseoir à nouveau sur le bureau du médecin. Distraitement elle saisit une feuille, un rapport sur un malade. En réalité elle n’avait rien à faire des patients de son ancien novice. Elle cherchait juste à s’occuper les mains. Levant les yeux des papiers elle chercha le regard du chasseur. L’évidente fatigue qui marquait son visage était elle une conséquence du surmenage ? Son novice faisait-il encore des siennes. Elle saurait le calmer si c’était le cas. D’autres problèmes ? Il n’était pas question qu’elle laisse les doutes et l’angoisse marquer le visage de son ami. Elle sourit. Ne laissant rien paraitre de ses réflexions. Il l’avait maintes et maintes fois observé, seulement il ne saurait certainement jamais percer le masque qui constituait son visage depuis des années déjà. Elle lui offrait déjà quelques expressions naturelles, brutes d’éducation. Des sourires qui remontaient à son enfance libre. Quelques gestes plus sincères, moins calculés, moins parfait. Comment aurait-il put chercher à comprendre le masque s’il s’abaissait pour lui ? Le vampire avait trouvé lui et c’était pour ça qu’elle lui avait laissé le croquis. La vérité n’est pas toujours bonne à voir.
Elle lui parlerait du vampire, quand elle s’en sentirait l’envie. Parce qu’elle savait qu’il ne la jugerait pas. Il lui affirmerait peut-être qu’il savait que ça allait arriver. Ils avaient déjà évoqué quelques vampires qu’ils étaient incapables de tuer. Kaitlenn avait nié l’évidence. Pour elle tous devaient mourir et malgré la preuve concrète qu’était le faux adolescent. Malgré ça elle ne comptait pas avouer que Faolàn avait raison.
Les arrêter ou mourir en essayant. C’était ça, sa conduite de vie.

L’irlandaise but une longue gorgée de café et réprima l’envie d’une cigarette. Faolàn n’aimait pas ça. Elle sourit. Encore.


« Je suis venue râler. Denis m’énerve, c’est pour ça le café. Pour te mettre dans les meilleures conditions pour m’écouter. »

Une mimique attendrissante et fatale, maitrisée et automatique. N’avait-elle pas l’habitude d’obtenir ce qu’elle voulait du sexe opposé ? De bon nombre de gens d’ailleurs.
Lorsqu’on croise Kate, quand on l’observe, il est bon de se demander qui est réellement le sexe faible.
Elle posa son café à sa gauche et joignit ses mains dans un geste de prière. Faolàn ne s’offusquerait pas, ils étaient aussi croyants l’un que l’autre. Bien que l’autre fut profane et l’un respectueux. Ils croyaient. Ils étaient Irlandais.


« Dis mois que tu m’écoutes Dude ! Ce novice est presque pire que toi… Je vais gagner évidemment, mais il est insupportable. Deneb est probablement plus souple que Denis … Imagine ! »

[paroles en irlandais évidemment ^^]
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Faolán Riagal
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MessageSujet: Re: Café inopiné [PV Fao]   Mer 10 Fév - 17:35

Le sourire de sa Kate confirmait qu'elle allait bien. Sa Kate. Car, comme l'hôpital, la fédération et toutes les choses qui lui tenaient à cœur, l'irlandaise lui appartenait. Elle faisait partie de la meute, qu'elle le veuille ou non et il était de sa responsabilité de veiller sur elle, tout comme la meute entière veillait sur lui. Une relation unique entre un alpha et sa bêta. Car la chasseuse, derrière son masque fragile de femme fatale, était aussi louve que lui. Moins dominante, plus manipulatrice, elle n'avait pas à cœur le bien-être de la meute mais celui de son représentant. Il sourit à son tour. A la fois tendre et fier, de ce sourire étrange qu'il ne réservait qu'à elle. Sa bouche pleurait l'amante perdue, ses yeux se félicitaient de l'amie gagnée. Quand à sa peau...elle se contentait d'apprécier les caresses, comme elle l'avait toujours fait. Comme elle le ferait toujours.

« J'ai fini mon service depuis au moins quatre heures, mais merci pour le café.»

Quelque part, loin de la raison, le corps du médecin voulait s'abandonner à la séduction légère de la jeune femme. La courtisane savait éveiller les besoins des hommes, ce n'était pas nouveau mais le masque qu'elle revêtait rebutait la fière honnêteté de l'irlandais. Il dégluti, chassant l'animal pour retrouver l'humain évolué et maître de ses pulsions qu'il lui arrivait d'être. Il sourit. Plus neutre cette fois, toujours aussi sincère mais redevenant le Faolán que tout le monde connaissait.

« Beaucoup de travail, comme d'habitude. Et une patiente qui m'empêche de dormir mais rien de grave comme tu peux le voir. »

Le sous-entendu était évidemment fait exprès. Comme une vengeance contre celui qui partageait en ce moment les faveurs de la rousse. Une façon de lui montrer qu'il était capable de faire sans elle, qu'il ne regrettait pas sa décision, qu'il allait bien. C'était puéril, presque un mal puisqu'il cherchait à la rendre jalouse mais le médecin ne s'était jamais pris pour un saint. Il assumerait les conséquences de ses actes quand le temps serait venu, voilà tout. Un chasseur pouvait rarement prétendre au paradis anyway. Il vida la moitié de la tasse d'une longue gorgée, laissant le liquide lui bruler le fond de la gorge et le haut de l'œsophage. Toujours sans quitter la jeune femme des yeux, il hocha la tête.

« Denis ne mérita pas une seule seconde de ton précieux sommeil. Tu veux que je lui apprenne le respect que l'on doit à ses aînés ? Confie le moi deux semaines et tu verras qu'il te suppliera à genoux de le reprendre. »

Le regard bleu du chasseur se teinta d'un reflet d'acier, dur, froid, presque cruel. A le voir on aurait vraiment dit qu'il était capable de torturer le pauvre gamin juste pour faire plaisir à sa maîtresse. Cela faisait partie du jeu et si Faolán faisait peur, ce n'était pas uniquement à cause de sa grosse voix. Toutefois, Kaitleen le connaissait depuis longtemps et ne serait pas dupe. Tout ceci n'était qu'un jeu et jamais le médecin ne ferait de mal à un autre être humain. Même lorsqu'il le détestait autant que ce Denis.

« Par contre je garde la souplesse de MON novice. Et ne me dit pas que tu as déjà dévergondé cet idiot. Tu as meilleur goût que ça, rassure moi. »

Il soupira comme s'il venait de comprendre quelque chose qui le décevait beaucoup et se passa la main dans les cheveux, par habitude. Den' et Kate faisaient ce qu'ils voulaient ensemble depuis longtemps. Ne pas être au courant faisait aussi partie du jeu.

Se relevant soudain, le médecin posa sa tasse, marcha vers le bureau, et, prenant les mains jointes de son ancien mentor dans les siennes, s'agenouilla souplement.


« Ne pleure pas ma Kaitleen, raconte moi tes malheurs, tu sais bien que je ne vis que pour te faire sourire. Et après, j'irais te venger de ce malotru qui ose abîmer ton joli visage de larmes amères. »

Un clin d'œil et un énième sourire, impudent cette fois, venu directement de son enfance et de ses jeux plus ou moins interdits dans les villages entourant Claran.

« Ca va comme ton ou je n'en fais pas encore assez ? »

[HJ : toujours de l'irlandais !]
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Kaitlenn Teagan
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MessageSujet: Re: Café inopiné [PV Fao]   Dim 28 Fév - 17:28

« Alors viens chez moi, je vais te soigner ! »

Il lui était absolument insupportable de constater la fatigue nerveuse du médecin. Fatigue dont il ne chercha pas à caché l’origine. Une patiente. Hm, cet assaut contrariait presque la demoiselle. Avait-elle définitivement perdu sa place ? Elle avait accepté la rupture sans concession, n’avait pas fait la moindre scène. Rien. Parce que Faolàn était son préféré, désormais ami compréhensif.

Il serait temps qu’elle arrête de croire qu’il était sa propriété. Ça incluait de retenir ses gestes charmeurs, elle avait apprit à trouver et combler les désirs d’un homme, elle pouvait certainement apprendre à les ignorer. Faolàn n’était pas qu’un homme. Un homme d’envergure alors. Quelqu’un qui méritait son respect, pas là pour lui acheter les dernières Prada. Kaitlenn, princesse d’égocentrisme et de superficialité. Trop lucide pour l’ignorer elle préférait se résigner à cet état que de se fatiguer à changer. Le changement n’as pas toujours beaucoup d’intérêt.
Égocentrisme. Voilà pourquoi le sourire de l’irlandaise se figea une seconde lorsqu’elle apprit qu’une patiente accaparait le temps de son ami. N’était-elle pas la seule à avoir le droit de jouir de son temps comme elle l’entendait ? Si. Non. Plus maintenant. Son sourire reprit tout naturel lorsqu’elle accepta cette idée… Pour la n-ième fois et jusqu’à la prochaine. Imaginons le calvaire de celle qui prétendra au cœur du médecin.

L’irlandaise reposa le papier sans intérêt et joua distraitement avec le coupe papier. Ses réactions l’irritaient vaguement. Elle fit tinté l’objet de m’étal contre les perles à ses oreilles. Faolàn allait mieux et s’était très bien. En revanche il aurait été mieux inspiré de se fatiguer pour autre chose que ses patients. Même s’ils étaient des femmes et même si elles étaient très tentantes.
L’histoire des poches de sang peut-être, le préocupait-elle. Elle lui jeta un regard intéressé, il faudrait qu’elle lui demande son avis sur la question plus tard. D’abord, se plaindre s’était l’excuse qu’elle lui avait servit et il ne fallait qu’il croie l’avoir détourné de son objectif premier.
L’objectif premier étant de s’informer de son état de santé. Chose faite il fallait désormais jouer son rôle de femme débordé et égoïste. Un peu de détente dans ce monde hostile. Elle se remit à marche dans le bureau après avoir balayé l’histoire d’insomnie d’une main légère.


« Non, non, ça me décrédibiliserait, mais je suis heureuse que tu mesure l’importance de son affront. »

Tapotant ses lèvres du bout du coupe papier, l’irlandaise se permit un sourire. Qu’il était drôle de jouer à être une priorité. Comme une enfant gâtée qui s’adonne joyeusement à un caprice. Délicieux, adorable. Facile. Faolàn exécutait parfaitement son rôle d’adorateur, pourtant le jeu ne durerait pas longtemps. Ces petits plaisirs perdaient vite de leur saveur. Parce qu’un caprice n’est que parce qu’il est totalement infondé et superficiel. La vérité est que l’irlandaise calmerait vite son novice, qu’ils en étaient conscient tous deux et qu’ils s’amusaient simplement.

Kaitlenn préféra sourire à son ami plutôt que de répondre à sa question. Repérer les besoins des hommes, vous vous souvenez ? En cet instant Faolàn n’avait pas besoin de savoir ce que la demoiselle faisait avec son novice. Même si elle bluffait, il n’avait pas envie de le savoir… Et elle le savait. Il soupira. Elle retourna vers le bureau, reposer le coupe-papier. En la rejoignant Faolàn prit ses mains.
Elle sourit. Le jeu reprenait.


« Tu es par-fait ! »

Un sourire simple et sincère appuya ses propos avant qu’elle n’embrasse le front de son ami. En toute amitié. Obviously.
Elle prit un air vaguement désespéré et se redressa, mains toujours dans celles de l’irlandais. Elle chercha le regard de Faolàn et y vrilla le sien, vert désespéré.


« Cet imbécile veut un implant, il ne le sait pas encore mais il en meurt d’envie. Suis-je destinée à avoir des novices bornés ? »

Sourire éclatant. Revanche légère. Ils pouvaient abandonner doucement ce jeu maintenant que chacun avait gagné.
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Faolán Riagal
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MessageSujet: Re: Café inopiné [PV Fao]   Lun 15 Mar - 21:17

Il y avait ces trésors. Les phrases automatiques que toute l'éducation de Kate n'avait pu éradiquer. Souvent pleine de malice et de fierté, elles révélaient à Faolán un peu de ce qu'il imaginait être son amie au naturel. Pas qu'il en sache beaucoup plus qu'un autre sur le sujet – il soupçonnait la jeune femme elle-même de ne s'être jamais vue que comme on l'avait formée, mais il en aimait l'illusion. Et l'exclamation de la courtisane était exactement ça. Une invitation qui ne venait pas d'un quelconque calcul mais de l'affection et de la jalousie qu'elle éprouvait pour lui. Un sentiment de triomphe mêlé de tendresse l'envahit et il dut lutter contre une réaction infantile du genre « nananèreuh, t'es jalouseuh »...faute de quoi, il se contenta de sourire, amusé.

Cherchant derrière le masque les quelques indices de son influence sur son amie, il l'observait attentivement. Jouer avec une feuille sans vraiment la regarder (il dut se retenir de lui prendre des mains de peur qu'elle y voit des informations confidentielles), jouer avec le coupe-papier (il dut se retenir de lui prendre des mains pour le ranger à sa place), le faire tinter contre l'émail de ses boucles d'oreille qu'un quelconque dupe avait du lui offrir. Elle cherchait visiblement à attirer son attention dessus et, comme à chaque fois, cela fonctionnait. Son ego avait beau saigner encore de ce qu'il avait vu comme une trahison, il ne pouvait s'empêcher de tomber dans ses filets. La seule chose qu'elle n'avait pas encore réussi à lui soutirer était son amour. Elle ne l'aurait jamais plus. Et aucune femme après elle. Il apprenait de ses erreurs lui. Et il n'y avait aucune raison pour que cela le rende si triste. Et comme il ne voulait pas montrer à son tour ses sentiments, il se réfugia vers « le jeu » et la laissa attirer son attention sur ses lèvres vermeilles. Au bout d'un moment, on ne peut que tirer son chapeau et saluer son adversaire. L'irlandaise était un maître es manipulation Faolienne. Lui même ne pouvait que le reconnaître. Il sourit
.

« Evidemment que je suis parfait Sweethart, le question ne se pose même pas. »

Il lui sourit à nouveau et se releva, lâchant ses mains sans regret et laissant la réalité reprendre sa place dans son esprit. Il était tard. Aislinn allait s'inquiéter s'il ne rentrait pas bientôt voire même partir a sa recherche, comme une idiote qu'elle était. Il laissa la bise de Kate effacer son inquiétude pour sa protégée et rendit un regard neutre à son mentor. Neutre mais vaguement intéressé puis pour finir amusé. Il était loin d'être dupe. Toute cette comédie lui était destinée. Un leurre pour lui faire croire qu'il était le centre de son monde. A moins qu'il ne le soit vraiment. Allez savoir avec elle.

« Ce n'est que ça ? Mais ma belle, tu n'as pas à t'en faire. Je mets un véto sur ce Denis. Son état de santé de permet absolument pas la pause d'une implant. Tu peux céder va. Je couvre tes arrières et ruinerait à nouveau ma réputation pour toi. C'est que je ne peux rien te refuser. »

Il était de toute façon hors de question que Denis ait un implant. D'abord il n'avait pas les moyens et puis il n'était pas assez doué pour que ce genre d'investissement soit rentable. Mettre un implant à un novice qui se faisait tuer juste derrière était d'une bêtise sans nom. Une perte de temps et de moyens. Et puis il n'aimait pas Denis et si ça ne suffisait pas...il n'aimait pas Denis. D'un geste à la fois doux et ferme, il lui ôta le coupe-papier des mains et le posa sur le bureau avant de se dégager et de revenir à une distance de sécurité suffisante. Le jeu était fini. Il était temps de discuter vraiment.

« Et donc, à part les novices bornés, quoi de neuf ? Tu t'es trouvé un nouvel admirateur à ce que je peux voir ? Il ne te mérite pas, ces boucles d'oreille ne valent même pas un de toi sourires. »

Contrairement à ce que l'on aurait pu croire, il ne s'agissait plus là de jalousie mais d'une discussion paisible sur le prix des bijoux. Le médecin était plus connaisseur qu'on pouvait le croire et il n'aimait pas les imitations. Or, si magnifiques que soient ces boucles, il savait pouvoir trouver mieux.

« Oh, puisque tu es là, tu peux peut-être m'aider. Où est ce que je pourrais acheter une jupe a élastique ? Tu sais, comme pour les gitanes ? Les boutiques que je connais sont trop fashion pour proposer ce genre de marchandise et ça m'ennuie un peu d'y aller a l'aveuglette. J'apprécierais tout conseil que tu peux me donner dans la domaine. »

Le masque était tombé. Faolán parlait de bijoux et d'habits féminins avec une belle femme comme s'il n'avait jamais quitté la maison de son enfance. Plus besoin de faux semblant, de drague ou de cette folle assurance qu'il montrait tout le temps. Devant son mentor, il avait apprit depuis longtemps à montrer ses doutes et ses questions. Sans compter qu'elle était jalouse mais que – et c'était la raison principale de sa démarche – il n'arrivait pas à s'ôter Aislinn de l'esprit et rêvait de lui en parler. Parce qu'elle le poursuivait. Parce qu'il ne voulait pas rentrer pour elle mais ne pouvait rester loin d'elle trop longtemps.
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Café inopiné [PV Fao]

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