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 Parasite nocturne [PV]

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Deneb Peterson
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MessageSujet: Parasite nocturne [PV]   Dim 31 Jan - 22:55

Lorsqu’on est malade, il y a des jours, des heures insoutenables. Douloureuses, lourdes ou trop longues, qui s’étirent sans pitié. Pire, lorsqu’on est malade les médecins exigent une hygiène de vie irréprochable histoire de maximiser les effets des traitements. Histoire de vous guérir. C’est l’idée. Et il arrive également que lorsqu’on à une mauvaise hygiène de vie on se retrouve comme, malade. Deneb est défaillant cardiaque, pas malade, abîmé, du moins c’est l’idée. On le guéri à coup de médicaments et d’illusions. Parce que certains malades sont aussi un peu déséquilibrés, le jeune malade est de ceux qui cumulent. Dans le genre tiercé gagnant, malade, mal nourri et maître d’une logique particulière. Du genre à laisser sa logique prendre ses valises le temps de courtes vacances.
Pour conséquence de ces extravagances le jeune homme dors mal et peu, lorsqu’il dort sans drogues. Et le manque de sommeil marque vos yeux de bleu, le manque de sommeil irrite. Et l’ennui, l’ennui mes pauvres, l’ennui vous tue. L’ennui vous tue en particulier lorsque vous n’avez que trop de sursis à votre actif. Deneb est un parisien en sursis. Essoufflé de se battre et assoiffé de vivre. Glandant le jour et travaillant la nuit, chassant bientôt.

La main fine et marbrée saisit le flacon de médicaments, d’un geste expert Deneb dévissa le bouchon et envoya une gélule sur sa langue. Langue qui claque. Gélule qui s’évapore. Un prestidigitateur… Ou un malade. Tout n’est qu’histoire de perceptions. La désinvolture avec laquelle le cardiaque se soigne est l’inversement proportionnel de son état. Mal en point et insomniaque. Un insomniaque qui avait déjà finit de travailler pour la nuit, personne à chasser. Deneb n’est de tout façon pas encore en mesure de se sortir vivant d’un combat qu’il aurait provoqué, sans oublier qu’il est lié à la fédération. Est-il dans les habitudes de la fédération de laisser ses pions divaguer ?
Allongé dans le sofa de son trop vide appartement le gamin cherchait une activité à défaut de trouver le sommeil. Personne pour l’endormir, le calmer comme on va border un enfant. Parce que Deneb n’est plus un enfant et que personne ne vient plus le border depuis longtemps. Une pensé l’effleura. Personne ? Vraiment personne ? Pourtant…
Doucement sa tête blonde chuta vers la gauche, regard vagabondant sur un placard. Une bouteille de whisky ferait probablement l’affaire. Oui, il y avait quelque en fin de compte. Quelqu’un de bien quoiqu’un peu trop con. L’insulte étant injustifiée et là pour la conscience foireuse du malade. Ses gestes étaient floues et nerveux, l’enfant déjà surexcité était alors surchargé. Debout par la force des nerfs. Il enfila une veste de costume par-dessus son t-shirt sale – visiblement sale puisque blanc- et glissa une bouteille de whisky dans la poche de son jean trop grand. Une main ébouriffa ses cheveux par habitude, la sienne de main, et il ferma son appartement a clef avant de s’en aller persécuter son bienfaiteur.
Une seconde il serait judicieux de jeter un œil au placard d’où provient la bouteille qui se balance désormais au rythme des pas chantant. Un placard où une série de bouteilles attendent leur tour, en silence, pleines. Le genre de placard qui vous ferait croire que ce jeune parisien est un alcoolique notoire. C’est un constat, pas un jugement, les jugements seraient d’ailleurs malvenus et une série de bouteille –pleine ou vide- resteraient un mauvais indicateur sur la vie du gamin.

Une démarche chantante et silencieuse. Ce sont les étranges balancements de son corps qui inspirent un rythme. La musique dans sa tête, dans ses oreilles plus exactement. Un antique lecteur de musique dans la poche arrière droite de son jean –toujours trop grand- lui permet de bercer sa ballade nocturne.
Léger, le sourire sur sa bouche délicieuse. Sans moquerie, léger de se sentir pour une fois –n’est pas coutume- dénué de mauvaises intentions. Pas une seconde le parisien n’avait envisagé qu’il pourrait déranger son mentor. C’est une chose qui traverses l’esprit des gens bien élevés, Den’ n’a pas la meilleure éducation. Il y travaille. D’ailleurs si on en croyait l’air bougon de l’Irlandais, il le dérangeait constamment. A moins que ce ne soit une sorte de sourire, pensée qui amusa le gamin. Il sortit une clope. Le chemin jusque chez le sénior n’était pas des plus courts et l’air frais n’était pas pour endormir l’insomniaque.
Chemin qu’il finirait par achever, lorsqu’il aurait finit de noter mentalement le chat brun et estropié qui passait, un gant abandonné ou une fenêtre insolemment allumée. Les vampires prenaient-ils ça pour une invitation ? Pas une sangsue ne l’avait arrêté soit dit en passant et comme il en divaguait pas trop –cette fois- il finit par arriver devant chez son mentor.

Tour d’ivoire pour une princesse barbue, il étouffa un rire.


« Debout Senior ! »


Sans prendre en compte l’heure tardive Deneb frappa à la porte. L’irlandais ne dormirait pas s’il n’avait pas droit au sommeil. Il comprendrait vite en entendant la douce voix de son novice. Douce et tendre voix.

« J’ai du pur malt vieil homme, délicieux tu sais j’… »

Il Fouillait ses poches dans l’idée de trouver un trombone pour ouvrir la porte. Evidemment il avait commencé par enclencher la poigné, fermé à clef. Il reprit une fois qu’il eu trouver un bout de métal au sol, qu’il tordait tant bien que mal pour lui donner la forme de la serrure.

« …J’lai gardé pour toi. C’est pas des avances, hein. Et bouge toi senior, j’entends tes pas. Pas un brin plus léger que ton habituel démarche trainante… Régime ? Tu sais je crois qu’tu plait aux filles comme ça , pas besoin dte torturer vieil homme. » Sa « clef » chuta lorsqu’on en introduisit une autre. Il sourit. « Si ya que ça jpeux te brancher avec une ou deux infir-… »

C’est une femme qui venait d’ouvrir. Une femme incroyablement belle, incroyablement parce que simplement vêtue d’un t-shirt de Faolàn. Là est l’incroyable pour Deneb.
Comment L’irlandais pouvait-il ramener ce genre de fille dans son lit. Den’ rit, de ce rire irrésistible de chien fou. Un peu rauque.
Il entra sans se faire prier puis se retourna vers la demoiselle, sourire aux lèvres et iris étincelants. Amusé et charmeur.


« Agréablement surpris, mais je ne te présenterais aucune infirmière. Deneb. »

Propos incohérents. Main tendue qui se rétracte et se glisse dans ses cheveux. Incohérence naturelle.
Cette fille avait des jambes à vous faire tomber un irlandais dans l’adultère. Deneb venait de devenir croyant, que dieu face d’elle la femme de ménage. Que Dieu existe !


[D'abord Ace puis le vieux :p en espérant que ça vous plaise]
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Aislinn A. Aberlin
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MessageSujet: Re: Parasite nocturne [PV]   Lun 1 Fév - 23:39

23heures. Aislinn soupira et zappa de nouveau, couvant la télévision d'un regard assez peu intéressé. Elle aimait ça, surtout depuis qu'elle avait découvert les chaînes câblées. Mais ça n'est pas ce qu'elle voulait, et ce qu'elle voulait ne voulait pas rentrer à la maison. Pour la deuxième fois consécutive, il ajoutait a ses horaires normaux une garde de nuit et l'adolescente enrageait, bien que ça ne la concerne pas. Mais qu'elle ait son mot à dire ou non ne changeait rien, Faolàn se tuait à la tâche et c'était complètement ridicule. Insensé même. Et puis il devait s'occuper d'elle en plus, il le lui avait promis. Il devait rester pour la surveiller et être certain que son état n'empire pas. Et finalement, il avait tenu deux jours, à la suite de quoi elle lui avait dit de partir, parce qu'il l'ennuyait. Maintenant qu'il avait retrouvé son boulot, enchainant les gardes comme pour rattraper le temps qu'elle lui avait fait perdre, Aislinn ne savait plus quoi faire. Elle était tranquille, mais plus rien ne venait la distraire et avec son interdiction de sortir, les journées n'étaient qu'un long fleuve trop tranquille. Elle lisait, zappait, lisait et zappait encore. Le seul avantage était que seule, elle n'avait pas à faire d'efforts au niveau vestimentaire et le simple t-shirt qu'il lui avait prêté suffisait pour cacher ce qu'il fallait quand il rentrait, être un minimum décente, même quand elle était seule, et laisser sa plaie cicatriser en paix, sans frotter sur les bandages comme son jean ou même la jupe qu'elle lui avait acheté. C'est pour cette raison qu'elle était allongée sur le canapé, un bout de nougat entre les dents, dans une tenue qui aurait fait rougir l'irlandais en personne s'il était rentré à l'improviste.

Un nouveau soupir et elle oublia Faolàn, l'heure et le reste pour froncer les sourcils devant les informations. Montant le son, elle écouta la blonde (trop belle) annoncer l'attaque d'un nouveau dispensaire, en plein Paris «  libre ». Une attaque qui, selon elle, surprenait même les autorités qui obéissaient au gouvernement et donc les membres de l'AV. Elle conclut son récit d'un « affaire à suivre » ordinaire et parla d'un meurtre encore plus banal avec un corps retrouvé dans la Seine, poussant la chasseuse à changer de chaîne, jusqu'à en trouver une qui diffusait un vieux dessin animé, qu'elle avait déjà vu une bonne dizaine de fois depuis qu'elle était installée chez Faolàn. A croire qu'ils ne savaient pas quoi diffuser pour offrir toujours la même chose. Souriant aux blagues qu'elle connaissait par coeur, elle se redressa d'un coup en entendant frapper à la porte. Tirant sur le bas de son t shirt pour être présentable, au moins un minimum, amusée à l'idée que l'irlandais un poil trop fier qui l'hébergeait ait oublié ses clés. Elle ne prêta attention à la voix qu'une fois son double dans la serrure et ouvrit la porte dans la foulée, tentant de comprendre le charabia qu'elle entendait à peine avec le son de la tv dans son dos. Faolàn n'était pas rentré seul ? Ami ou amie ?

Faisant face à l'inconnu, elle cligna des yeux et l'accueillit en silence, immobile tandis qu'il se présentait d'une phrase incompréhensible et s'invitait sans poser de question. Pas de Faolàn, juste ce Deneb qu'elle ne connaissait pas et qui semblait ici comme chez lui. Refermant la porte, elle regarda la main tendue se rétracter avant même qu'elle n'ait eu le temps de bouger et oublia sa tenue et le cartoon dont les couleurs vives se reflétaient dans la fenêtre, donnant à la pièce un peu plus de vie que la paperasserie de son propriétaire.


« Ace. Enfin Aislinn plutôt. Je... »

Elle hésita et balaya la pièce du regard, comme si la suite de sa phrase se trouvait quelque part dans le salon, avant de reprendre.

« Vous vouliez voir Faolàn je suppose ? Parce qu'il travaille encore, il devrait rentrer dans peu de temps, une heure maximum. Enfin il m'a juste dit qu'il ne rentrerait pas trop tard... vous pouvez attendre là si vous voulez. »

Elle sourit, plus assurée juste en évoquant quelque chose de simple et de familier et le laissa s'asseoir, le temps de préparer du café. Lui tendant la première tasse, elle éteignit la télévision.

« Je vais juste aller mettre quelque chose, je pensais que c'était Faolàn mais du coup... enfin mettre un jean quoi. »
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Deneb Peterson
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MessageSujet: Re: Parasite nocturne [PV]   Mer 17 Fév - 15:29

Aislinn donc, elle n’avait en rien l’air d’une femme de ménage. Dieu n’existait réellement pas et ça n’étonnait pas le parisien. Il s’y était fait. Ou alors Dieu avait débranché Den’ de ses ondes, trop ennuyé par ses désirs futiles.
Den’ souriait toujours à l’inhabituelle maitresse de maison, sans oublier de laisser trainer son regard sur ses courbes encore légèrement enfantines. Son sourire se fit clairement amusé. Faolàn ne toucherait pas une enfant, trop de morale, trop Irlandais. Lui en revanche n’avait qu’une vague notion de ce qu’était l’étique. L’adorable enfant lui permit de rester attendre son hôte. L’amusement contamina les pupilles claires du jeune homme.


« Ça tombe bien, c’est ce qui était prévu. »

Il investi le sofa, encore chaud du corps de la demoiselle, alors qu’elle lui sortait ces banalités. Banalités qui semblèrent la rassurer. Tant mieux. Un sourire sur le visage de la brunette. Ça lui allait bien les sourires. Den’ posa ses pieds sur la table basse jonchée de papiers divers. Un œil au cartoon qui accompagnait l’enfant. Elle avait tout l’air sucrée cette fille. Il la regarda disparaître dans la cuisine, quelques bruit l’informèrent de son activité : Elle avait eu la bonne idée de faire du café.

« Ace ? » Il s’appropriait son surnom, pas question qu’il soit moins intime pour elle que Faolàn. « Tu fais quoi seule chez un Irlandais bourru ? »

Son ton était léger, amical, ce n’est pas pour autant que Deneb inspirait confiance. Les cernes bleutés sous ses yeux fatigués, les gestes nerveux qu’il ne pouvait contrôlé car trop fatigué. Son intrusion nocturne. Il ressemblerait presque à un drogué. Non il ressemblait à un drogué alors qu’il sortait un flacon de gélule. Deux d’un coup. Ce flacon était de ceux dont il avait le droit d’abuser.
La demoiselle revenait chargée de deux tasses de café. Lui en tendit une avant de s’excuser pour aller s’habiller. Deneb rit doucement.


« Ça ne me dérange pas plus que ça tu sais et j’aimerais bien voir la tête de Fao s’il te vois comme ça en ma compagnie. »

Le sourire du gamin se fit plus malicieux. Il jeta un regard alentour, elle venait d’éteindre la télé et le silence se faisait trop silencieux. Deneb partirait donc surement dans un long monologue fait d’absurdités mal accordé. Avant ça il attrapa ce qu’il cherchait, un plaid brun-rouge et le tendit à la demoiselle. Théâtrale il détourna le regard en lui présentant la couverture.

« Ça devrait faire l’affaire, non ? »

Tout en fausse pudeur, il la laissa prendre le plaid, qu’elle en fasse ce qu’elle voulait. Il s’amuserait tout de même beaucoup si elle choisissait de faire marcher l’irlandais avec lui. Après tout, une femme –aussi jeune soit-elle- qui vous attend tard dans la nuit n’aurait-elle pas envie de vous narguer un brin ? Si très certainement.
Den’ déboucha la bouteille de whisky. Ecossais, il l’avait prit pour ça, histoire de faire bisquer son mentor. S’il n’était pas au courant d’une hypothétique compétition entre les deux pays, il savait que l’Irlandais estimait ses terres meilleures que toutes autres. Un whisky écossais donc. Versa le whisky dans son café, une idée de Kaitlenn. Délicieuse idée soit-dit en passant. Le mélange était loin d’égaler l’irish coffee, mais en y trempant ses lèvres Deneb ne put qu’apprécier le café de son hôtesse.
Il reposa la bouteille sur la table, ouverte signe qu’Aislinn pouvait se servit si l’envie la prenait. Son sourire se fit plus vague et il sortit de sa poche une poignée d’arlequin, ses bonbons favoris. Il en envoya à Aislinn, en prit un avant de poser les autres sur le sofa à côté de lui. Pauvre sofa, il allait surement goûter au sucre et au café aromatisé.


« Tu fais quoi à part le café et regarder des cartoons sweety ? »

Den’ s’étonna lui-même du sobriquet, pas qu’il ne soit dans ses habitudes d’employer de telles familiarités au bout de cinq minutes. Il avait simplement bannit l’anglais de son esprit, du moins le croyait-il. Rien ne transparut sur son visage, sourire toujours en coin, regard de nouveau rivé à celui de la demoiselle. La fatigue probablement, elle laissait ses vielles habitudes reprendre le dessus.
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Aislinn A. Aberlin
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MessageSujet: Re: Parasite nocturne [PV]   Jeu 18 Fév - 2:05

Surprise, Aislinn dévisagea l'étranger qui venait d'entrer. Il était jeune, peut être aussi jeune qu'elle, mais il avait quelque chose de vieilli, d'usé. Et il se moquait bien de savoir qui elle était et de sa tenue. Il était ici chez lui, et chacun de ses mouvements le montrait. Il connaissait les lieux, leur propriétaire, et il faisait... tout ce qu'elle était certaine que Faolàn n'aimerait pas. Ses sourires sonnaient faux et il lui donnait l'impression d'être un pantin au ficelles détendues. Malgré tout cela, il restait assez beau, et suffisamment naturel pour que la gêne de la jeune chasseuse se dissipe facilement. Il s'amusait mais ne se moquait pas vraiment d'elle, en cela plus agréable que Faolàn. Une fois les premiers doutes envolés, Aislinn réagit en maîtresse de maison, machinalement. Elle n'oubliait pas qu'elle n'était qu'une invitée, mais le moins qu'elle puisse faire était de se montrer aimable en attendant que Faolàn ne rentre.

De la cuisine, elle l'entendit l'appeler et se retourna pour l'observer pendant que le café remplissait les deux tasses, hésitant quant à la réponse qu'elle lui offrirait. Elle pouvait rester évasive, lui laisser croire qu'elle sortait avec le médecin. C'était faux et dès qu'il rentrerait, Faolàn démentirait, mais rien qu'un moment, ça pourrait l'amuser et probablement occuper l'esprit de son invité. Visiblement, sa présence ici était plus qu'étrange et Deneb aurait de quoi cogiter si elle se faisait passer pour la copine. Ou alors, elle pouvait lui dire la vérité, tout simplement. Ce qui évitait bien des complications et que Faolàn finisse par se moquer d'elle comme il le faisait toujours, en lui disant qu'elle fantasmait sur lui ou autre déclaration du genre.


« J'ai été blessée, donc Faolàn s'occupe de moi. »

Suffisamment clair pour qu'elle n'ait glissé aucun sous entendu, suffisamment bref pour qu'il en pense ce qu'il voulait. De toute façon, quoi qu'elle dise, il pourrait se faire des idées et ennuyer Faolàn ensuite, ce qui la servirait bien. Si elle était incapable de vexer l'Irlandais, elle était certaine que l'étrange garçon savait comment s'y prendre. Souriante, elle lui apporta son café, tentant de souligner plus ou moins naturellement qu'elle n'était pas vraiment dans une tenue idéale, prête à fuir pour s'habiller un peu mieux. Pas qu'être en t-shirt l'ennuie à vrai dire, les jeans la blessaient et les jupes frôlaient la blessure, apportant leur lot de sensations désagréables. Mais comme Deneb le précisa, Faolàn prendrait certainement mal qu'elle accueille ses amis – quels qu'ils soient – comme ça.

Les mimiques du garçon la firent sourire et elle accueillit sa proposition avec des yeux brillants, ravie de ne pas avoir à se rhabiller. Certes ça n'était pas très classe, mais l'invité s'en moquait et elle était couverte. Quant à Faolàn, il avait toujours des choses à redire sur tout.


« C'est parfait. »

Elle se drapa dans le plaid et s'installa en tailleur à côté de lui, se réchauffant les mains sur sa tasse brûlante. Qui qu'il soit, il était sympa, et c'était déjà un bon point. Même s'il trouvait utile d'ajouter du whisky dans son café – écossais en plus, c'était certain, Faolàn allait aimer – et qu'il avait les traits tirés comme s'il n'avait pas dormi depuis plusieurs jours. Machinalement, voyant le bonbon foncer sur elle, la chasseuse le récupéra et sourit en comprenant. Blanc, plein de rayures colorées. S'il aimait le sucre, il n'était de toute façon pas si malsain que ça. Elle plongea le bonbon dans son café et le regarda couler. Puis, naturelle, elle tendit la main vers lui, souriante et enfantine.

« Tu m'en donnes un autre ? »

Elle attendit d'avoir son butin et le plongea dans sa poche, ravie.

« C'est meilleur dans le chocolat, mais j'ai la flemme d'en faire. »

Elle but son café, silencieuse, levant les yeux vers lui dès qu'il reprit les paroles. Ce qu'elle faisait ? Elle préparait des repas en compensation de tout ce que faisait Faolàn pour elle, elle nettoyait ses armes, elle faisait le ménage pour passer le temps, mettait la musique à fond et essayait de danser jusqu'à avoir trop mal, elle dormait...

« Pas grand chose, comme je suis blessée je suis un peu consignée à la maison. Faolàn est assez strict sur ça. »

Elle sourit

« Et sur plein d'autres choses. »

Elle abandonna sa tasse à moitié pleine pour déguster son deuxième bonbon et fronça les sourcils, hésitant une seconde.

« Tu m'as pas dit pourquoi t'es venu, si ? Il est assez tard, j'peux faire quelque chose ? »
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Deneb Peterson
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MessageSujet: Re: Parasite nocturne [PV]   Dim 21 Fév - 19:20

« Hm »

Blessée. De mieux en mieux. Cette simple visite de « courtoisie » allait devenir une soirée très amusante. Oui une visite de courtoisie au milieu de la nuit, là n’est pas la question. La demoiselle était une petite protégée de Faolàn et on peut dire que la confiance n’est pas l’élément bâtisseur du lien entre Faolàn et son novice. Il sauterait probablement aux pires conclusions en voyante Deneb installé à côté de son oisillon. Oui, de mieux en mieux. Son sourire disparut le temps que Deneb avale ses gélules.
Ses yeux trop clairs cherchèrent ceux de la demoiselle et s’y accrochèrent le temps de feindre un intérêt pour sa personne. Un intérêt autre que celui purement terre à terre qui animait le parisien.


« Il fait ça bien en général, qu’est-ce qui t’es arrivé ? »

Elle avait accepté le plaid. Ça pouvait être par flemmardise ou par facilité.
La flemmardise ne semblant pas être de mise ce soir, Aislinn avait l’air de n’avoir qu’une envie : bouger d’ici. Elle n’avait pas tardé à ouvrir, Deneb avait simplement une étonnante capacité à déblatéréer toute sortes d’âneries en quelques instants. Ace n’avait pas non plus tardé à aller leur préparer du café.
Facilité donc, sa blessure devais justifier sa tenue. Trop douloureuse ? Mal placée peut-être ? Peut-être même l’empêchait-elle de porter des vêtements. Après tout, Den’ n’en avait pas grand-chose à faire. Simple curiosité, pourquoi formuler la question alors ? Histoire d’entretenir la conversation le temps que l’irlandais débarque. Histoire de remplir le silence, les monologues sont pour quand les gens ne daignent pas répondre au gamin.
Le regard du garçon s’accrocha à la main tendue. La gamine avait attrapé la sucrerie avec habilité et pas une grimace n’avait déformé son aimable visage. Pas blessée au bras donc, pas le thorax ? Peut-être l’abdomen. Hm il jouerait bien au médecin dans le cas présent.
Un sourire franc découvrit les dents du blond, il déposa un autre arlequin dans la main tendue. Amusante et de bon goût la gamine. Il regarda la tasse enfermée entre ses fines mains, elle venait de noyer un arlequin. Un peu cruelle donc.
Meilleur dans du chocolat ? Il arqua un sourcil et demanda l’air des plus sérieux.


« Tu t’adonne souvent au sacrifies ? Faolàn est croyant, mais pas jusqu’à abriter une sorcière Voodoo. »

Sourire. Son sourcil retrouvant sa place initiale Deneb glissa un arlequin entre sa langue et son palais, avalant une gorgée de café whisky par-dessus. La sucrerie volant quelques aromes du breuvage. L’arlequin, une merveille.
Elle jouait donc le lion en cage en attendant d’être rétablie. Intéressant, rien de mieux qu’une demoiselle qui s’ennui. Il se devrait de la séduire. Y parvenir bien entendu.
Deneb la regarda à nouveau lorsqu’elle déclara trouver Faolàn un peu strict sur ses soin. Il croqua son arlequin, à qui le disait-elle ! En temps que patient attitré il connaissait la chanson des avertissements.
Le novice prit donc un air des plus sérieux et posa une main sur celles entourant la tasse de la gamine. Compatissant, il la regarda vraiment dans les yeux comme intéressé par ses malheurs. On aurait put croire qu’il allait enfin dire quelque chose de cohérent. Ce serait mal comprendre sa logique.


« Ace, sweet Ace, dis moi qu’il ne te fait pas manger de salsifis ? »

Oui Il était sérieux, oui il avait l’air concerné. Il reprit dramatique, mais d’un ton toujours calmé et éraillé.

« Je cuisine pas beaucoup, mais je réussis très bien les gyozas, je pourrais t’offrir l’asile culinaire s’il ose te gaver avec ces horreurs. Tu peux parler sans crainte. »

Sur ces sages paroles il lâcha les mains de la demoiselle et se renfonça dans le sofa, avala une gorgé de café et ne cessa pas une seconde de la regarder. Le parisien est de ceux qui savent fixer les gens sans ciller, parce qu’il n’a jamais été mit mal à l’aise par un regard. Trop inconscient des non-dits qui y passent peut-être. Sans avoir envie de les écouter peut-être ?
Ace déposa sa tasse inachevée pour gouter le second arlequin. Une raison particulière pour venir ? Deneb rit presque, ce rire un peu rauque. Comme quelqu’un qui tousse.
Il regarda la porte. Vaguement.


« Je suis venu m’ennuyer à deux. »

Ses yeux trop clairs firent la navette entre la porte et Aislinn pendant quelques secondes.

« Visiblement nous seront trois et je ne vais pas m’ennuyer. »
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Parasite nocturne [PV]

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