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 Promenons-nous dans les bois pendant que le loup y est pas

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Alana Olivier
Reine des muscardins

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Date d'inscription : 24/02/2010
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MessageSujet: Promenons-nous dans les bois pendant que le loup y est pas   Sam 13 Mar - 21:22

Un crac et une branche tomba, entrainant une autre et une bonne moitié du « refuge » qu'ils avaient construit à la va-vite un peu plus tôt dans la journée. Simple hutte de bois et de corde, elle permettait de rester à l'abri du vent et de la neige tout en laissant une assez bonne vue sur la cime des arbres. Leur odeur était ainsi recouverte par celle de la forêt et leurs ombres ne risquaient pas d'effrayer les petits rongeurs, occupés à réunir de la nourriture pour une hibernation qui ne semblait pas vouloir commencer. Plusieurs semaines qu'ils étaient là et le mystère restait entier. Les muscardins d'Headford vivaient l'hiver et on ne savait pas pourquoi. Bref.

Avec un soupir presque inaudible, Alana posa ses jumelles et battit des paupières, presqu'étonnée de ne plus voir le monde en vert fluo. Loïk à coté ne réagit pas, habitué à considérer les allées et venues de sa fille un peu comme celles des feuilles portées par le vent. Elle se leva, remit les branches en place et en décida d'aller faire un tour, histoire de se changer les idées et de réfléchir. C'étaient ce genre d'énigme qui rendaient son métier aussi passionnant.

La forêt était sombre. Ce qui en pleine nuit n'avait rien de choquant, même en hiver lorsque les voutes vertes laissaient la place à un entrelacs de branches enneigées. La lune, bien que présente, éclairait peu et les piles de la lanternes donnaient des signes de faiblesse. A moins que, sensible au désir de sa maîtresse, elles n'aient faibli exprès.

La jeune fille s'étira, heureuse de retrouver la sensation de son dos. Elle adorait passer des heures immobiles à regarder courir les rongeurs dans le monde féérique des jumelles à vision nocturne mais, aussi passionnant que soient les muscardins, il arrivait toujours un moment entre trois et quatre heures du matin ou la fraicheur du sol traversait même les vêtements les plus épais. Les pierres dans le dos s'aiguisaient pour mieux se planter dans la chair et les douces brindilles couvrant le sol se munissaient soudainement d'épines. Dans ces cas là, le mieux était encore d'aller faire un tour ou de s'abandonner dans les bras de Morphée.

Tandis qu'elle se dégourdissait ainsi les jambes, Alana pensait à la vie invisible qui s'écoulait autour d'elle. Il était prétentieux de se croire seul sous le seul prétexte qu'aucun son animal n'était audible à l'oreille humaine. Lorsqu'on en avait l'habitude, chaque craquement de branche, bruissement de feuille ou trou dans la neige avait une signification. Et pourtant, elle était seule. Pas de paroles inutiles, pas même la respiration souvent bruyante de son père que l'âge n'aidait pas à supporter certaines conditions de travail. Juste le grondement d'un chien sauvage surprit près de son lit temporaire. Et oui. Un chien. Pas un loup. Il ne s'agissait pas du tout de la même bestiole et, d'ailleurs, la plupart des dégâts supposément commis par la race lupine était en fait un simple méfait canin. Elle s'arrêta, cherchant dans les fourrés le cercle blanc révélateur dudit chien. Elle agita sa lanterne, sentit plus qu'elle entendit le glissement à sa droite et se retourna brusquement, genoux fléchis, dos droit, bras écartés, prête à supporter et repousser toute tentative d'attaque à la gorge ou aux jarrets. Dans son monde, les toutous n'existaient pas et si elle adorait les bestioles, elle n'était que trop consciente de leur force.

Le chien sauta. Elle tomba en arrière, sur le dos, laissant échapper sa lumière tandis qu'elle croisait les bras autour de son visage. Elle riait, le repoussant de toutes ses forces, se sentant plus vivante que jamais. A sa place.

Par chance, il n'avait pas vraiment faim et l'attaque se transforma rapidement en jeu. La bête devait avoir été apprivoisée à un moment de sa vie et les grondements disparurent bientôt au profit d'aboiement joyeux. Le jeu continua. Elle avait déchiré son jean au niveau du mollet et ses avant-bras étaient recouverts de terre. Une ou deux brindilles s'étaient prises dans ses cheveux mais elle n'en avait cure. Il n'y avait personne pour la voir ici, rien que ce chien, Dizñov comme elle s'amusait à l'appeler, et qui ne s'intéressait pas à elle autrement que pour manger ou jouer. Elle sourit, tirant de ses poches un caramel qu'elle avait pris en cas de malaise et s'amusa à le tenter avec. Petit à petit, elle réussit à s'asseoir au même niveau que lui, présentant ses deux mains, cachant les bonbons ou encore essayant de tester ses réflexes. Sans s'en rendre compte, elle s'était mise à aboyer et à gronder en cœur avec l'animal, absolument inconsciente du monde extérieur. Et puis, avec le vacarme qu'ils faisaient, il était vraiment peu probable qu'il reste une seule bestiole dans les 200m alentours.
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