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 Aislinn A. Aberlin

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Aislinn A. Aberlin
Amazone rougissante †

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MessageSujet: Aislinn A. Aberlin   Dim 19 Avr - 23:21




Nom(s) : Aberlin
Prénom(s) : Aislinn Aelia Louise Rose
Surnom(s) : Ael, Ace, Lou (par sa mère), Little Darling (dr Riagal uniquement)
Pseudo(s) : Ace
Âge & Date de Naissance : 19 ans, elles est née le 2 janvier 2135
Groupe Sanguin : O négatif
Emploi : livreuse de plats a emporter, Chasseuse
État Civil : Célibataire et sans enfants.
Groupe : Aislinn est une Chasseuse solitaire, plus par esprit d'indépendance que pour suivre une voie précise. Elle pense que la fédération, avec leurs magouilles d'organisation secrète, est assez malsaine et elle leur en veut pour la mort de son père et son abandon.


_} Descriptions

Caractère :
Aislinn, c’est un jouet, dangereux, mais un jouet tout de même, manipulable à souhait tant que l’on prend les précautions nécessaires. C’est une arme armée, à ne pas laisser à la portée des enfants et autres détraqués. Ace, finalement, c’est une enfant, naïveté et innocence comprise. Mais une enfant qui connait la mort, une enfant qui sait. Elle sait que la guerre n’est pas un jeu et connait ses faiblesses, surtout celle-ci. C’est sans doute ce qui la rend fragile, puisqu’elle ne parvient pas à changer, malgré ses efforts. Elle aussi elle aimerait pouvoir s’embourber dans une vie de vengeance et de haine, juste une fois, juste pour ne plus être aussi faible. Mais on fait avec ce qu’on a, et la jeune fille ne s’en sort pas si mal.

Ace, c’est une combattante avant d’être une femme. Pas qu’elle ne soit pas féminine ou qu’elle fasse passer la chasse avant sa vie, pas vraiment. La chasse est sa vie de toute façon. Mais c’est la stricte vérité, et elle n’y peut rien. Elle est à peine sortie de l’adolescence, donc pas tout à fait une femme, et elle a chassé, traqué, tué. Elle a grandi comme ça, rien de plus normal. Et ne croyez pas non plus qu’elle garde une profonde rancœur contre ce père qui a fait d’elle ce qu’elle est aujourd’hui. D’une parce que contrairement à beaucoup de gens et malgré ses défauts, elle s’aime bien, et de deux parce qu’elle sait que Richard a fait ça pour elle. Il s’est battu pour elle, elle peut bien lui rendre la pareille. Après tout, son père a voulu lui éviter une mort trop précoce. Le souci, c’est qu’il a un peu oublié le reste, et que Maman n’ayant pas été toujours très présente, mise à l’écart par ce duo très soudé, la jeune femme manque de pas mal de choses qui paraîtraient basiques à n’importe qui.

Le problème, c’est les autres. Et aussi un peu elle, quand elle est avec eux. Le problème, c’est qu’elle est habituée à faire confiance à quelqu’un. Pleinement et définitivement. Elle aurait écouté son père jusqu’au bout, jusqu’à la mort sans doute. Aislinn recherche donc ça, inlassablement, et a tendance à accorder sa confiance assez facilement, à n’importe qui. Elle se laisse facilement approcher et ne craint souvent pas grand-chose puisqu’elle se sait armée et rapide. Ce qu’il y a aussi, c’est qu’elle est naïve, crédule, et qu’elle a tendance à croire assez facilement ce qu’on lui dit, quoi que ce soit, même si elle réalise dans la seconde qui suit que c’était idiot. Alors la jeune femme oublie, et là encore, elle le fait bien.

C’est d’ailleurs une faculté très intéressante chez la chasseuse qui la préserve autant qu’elle la place souvent dans des situations assez étranges et accentuent l’impression d’innocence. Si quelque chose la gêne vraiment, elle l’oublie, la place dans un coin de sa tête pour ne plus y toucher, histoire de se protéger un peu. C’est sans doute pour cette raison qu’elle n’a encore eu aucune expérience amoureuse. Si quelque chose l’angoisse, la dérange, comme le regard trop insistant de certains hommes, elle passe à autre chose, se voile la face et continue comme si de rien n’était, prétendant et se convaincant elle-même de n’avoir rien vu, rien entendu. C’est beaucoup plus simple comme ça, et lui évite de devoir affronter des émotions trop envahissantes, construisant une muraille autour d’elle.

N’allez pas croire pour autant qu’elle est stupide et ne comprend jamais rien à rien. Ce serait faux, même si beaucoup le pensent. Mais les gens sont des imbéciles, et leur aveuglement est souvent bien pratique. La jeune fille est lucide, malgré ses lacunes, ce qui lui permet parfois de passer d’une candeur absolue à (non, pas une clairvoyance surhumaine) la normalité, lui permettant de comprendre allusions et autres détails étranges. Et puis elle est jeune, seule, et a encore le temps de changer, d’évoluer, d’apprendre et d’avoir peur. Parce que oui, Ace n’a jamais peur. Ou très rarement. Elle est armée et inconsciente, alors pourquoi serait-elle craintive ?

Apparence :
Il y a plusieurs sortes de femmes. Celles qu'on remarque et celles qui passent toujours inaperçues. Celles dont les formes font rêver et celles qui rêvent d'avoir des formes. Ensuite, il y a les enfants, les adolescentes. Et les femmes qui hésitent entre ces choix. Ace est de celles là. Pas extrêmement belle, elle est toutefois plutôt jolie. Du moins c'est ce que laissent supposer les regards des hommes qu'elle côtoie, clients ou amis. Elle ne doute pas d'avoir un certain charme, de toute manière. Elle n'est pas pour autant de ces femmes que la beauté rend trop arrogantes, mais elle ne se soucie pas non plus de son apparence, et ne complexe pas vraiment. Elle n'a pas trop le temps de penser à ce genre de chose, de toute façon. Et elle ne connait pas non plus beaucoup de belles femmes, ni beaucoup d'hommes susceptibles de la faire complexer. Alors tout va bien.

Aislinn est grande. 1m70 environ, plutôt un peu plus, elle est assez fine et plutôt bien dessinée, avec ce qu'il faut de hanches pour ne pas ressembler à un bâton de glace. Si ses formes n'en font pas une bombe sexuelle, elle n'est pas pour autant dépourvue de poitrine, et de toute façon, ce qu'elle a lui suffit. Pourquoi lorgner sur celle des autres quand on en a une à soi, hein ? Quelle qu'elle soit. De toute façon, une poitrine digne des plus grandes pin-up ne serait pas très avantageux au combat. Et puis, encore une fois, les regards qui la suivent ne semble pas s'en plaindre non plus, même si elle est un peu trop naïve pour s'en rendre compte. La seule chose qu'ils déplorent, c'est les pulls amples qu'elle porte souvent. Il faut avouer que ça n'est pas très aguicheur. Mais qu'est ce qu'elle en a à faire, elle ? Ce n'est pas comme si la solitude lui pesait, elle y est habituée.

Depuis son adolescence, à part sa taille, elle n'a pas beaucoup changé. Peut être parce que, du haut de ses dix-neuf printemps, elle est toujours un peu adolescente. N'allez pas croire pour autant qu'elle est enfantine, loin de là. Il paraît même qu'elle fait plus âgée, avec son air souvent sérieux et son regard clair un peu vague. Mais ce n'est pas quelque chose de nouveau, elle n'a jamais vraiment été l'ado' type, boutonneuse et un peu rebelle, mal dans sa peau ou un peu gamine. Il faut dire que la vie n'est pas toute rose, et l'enfance est un temps qui passe souvent bien vite. Donc non, Ace n'a pas l'air d'une enfant, même si ses traits graves ne sont toujours pas marqués par le temps.

Elle a la peau claire et rougit peu, d'après elle. Parce qu'une combattante, ça ne rougit pas, que c'est un signe de faiblesse. Seulement ceux qui la connaissent vraiment, ceux qui la mettent en confiance vous diront qu'entre ce qu'affirme la jeune Aberlin et la réalité, il y a souvent un fossé non négligeable. Elle rougit. Ses pommettes s'enflamment dès lors qu'elle est mal à l'aise ou vraiment heureuse, et souvent, cette teinte plus rose que rouge accompagnent des yeux brillants dont les prunelles semblent hésiter entre le bleu et le vert, voire le gris. Ce qui est certain, c'est que ses yeux sont clairs, toujours et souvent bien cachés derrière quelques boucles brunes.

Pour ce qui est du style vestimentaire, il est assez simple. Bannissez robes et belles tenues de l'idée que vous vous faites de sa garde de robe. Ace met des jupes si jamais elle n'a pas le choix, mais elle préfère largement les jeans. Parce que pour les livraisons à vélo, comme pour le combat, c'est tout de même bien plus pratique. Elle ne porte pas non plus de hauts légers dont les décolletés dévoilent exagérément des formes qu'elle n'a pas. Parce que ce n'est pas très confortable, tout simplement. Là encore, n'y voyez rien d'une volonté quelconque de paraître un peu masculine. Seulement pourquoi irait-elle s'engoncer dans des bouts de tissus désagréables lorsqu'elle peut en avoir qui lui plaisent, hein ? Pour les autres ? Ce n'est pas vraiment son genre. Trouvez lui quelqu'un à qui elle aura envie de plaire, pour qui elle serait prête à changer un peu, à bousculer l'ordre établi. Et alors peut être qu'elle poussera un peu les armes qui hantent son placard pour y mettre quelques tenues plus légères, plus féminines.

Alors non. Ace n'est pas sublime. Elle n'a pas de formes envoûtantes et semble ne pas savoir si elle doit paraître jeune ou non. Mais elle s'en moque, elle n'a pas vraiment l'ambition de plaire à qui que ce soit. Son physique est comme tout, conditionné par son éducation. Et son père a toujours vu en elle une très jolie petite fille. Alors pourquoi vouloir changer.

Maladies : Si elle a des problèmes respiratoires depuis son enfance, ses vertiges et problèmes d'équilibre sont principalement dûs à l'implant, qui n'a pas arrangé les choses.

Lieu d'habitation : Ace vit dans un ancien hôtel particulier en partie détruit, en plein Montmartre. Le bâtiment, qui s'élève sur trois étages, est principalement en ruine. Lorsque vous entrez, un couloir s'avance entre un vieux salon en ruine du côté gauche, dont le mur est à demi-détruit, et deux anciennes chambres. Il bifurque ensuite à droite, pour accéder à ce qui sert maintenant de cuisine et de salle à manger, occasionnellement et, côté gauche, à une ancienne pièce inutilisée renfermant l'escalier vers le deuxième étage.
Le deuxième étage est l'espace de vie. L'escalier donne sur une mezzanine occupant une bonne partie de l'étage et dont le plancher, sur la gauche de la maison, est fragilisé. À droite, toujours au fond, une salle de bain toute en longueur, dans un style assez vieillot. Puis dans l'alignement, en allant vers la fenêtre se trouve la salle d'entraînement de la jeune chasseuse, dont la porte qui la reliait à la mezzanine à été condamnée pour ne laisser qu'un accès vers la chambre d'Aislinn. Face à sa chambre, une pièce qui n'est très rarement utilisée et qui sert de chambre d'amis.
Le troisième étage est quand à lui inoccupé, et renferme probablement autant de toiles d'araignées que de vieilleries en tout genre.

Armes :
Ace n'est pas de ces filles effrayées par les armes à feu. D'ailleurs, si vous lui posez la question, elle vous dira probablement qu'elle n'est pas une fille, mais une combattante, et ce détail lui tient à cœur. Non, Ace, les armes à feu elle aime ça, et encore plus que les armes blanches. Elle aime tout particulièrement ses deux glock 19 dont un, toute première arme qu'elle a eu en main, qui ne la quitte jamais (sous peine de détresse absolue). Bien qu'en réalité, on trouve assez facilement des rames plus efficaces, elle a une nette préférence pour ces deux bijoux-là et considère qu'aucune autre arme au monde ne fait le poids. Ce sont ses trésors, ses alliés, et celui qu'elle ne quitte jamais est aussi un des souvenirs les plus importants qu'il lui reste de son père.

Elle aime aussi la petite merveille accrochée à son mollet, un Smith & Wesson Bodyguard ( ou S&W49), petit mais toujours très pratique, et des plus discrets, ce qui lui permet de ne jamais s'en séparer (Comme il arrive qu'elle doive se passer de son glock adoré, ça la rassure un peu). Il est contre son mollet gauche, à gauche. De l'autre côté de la même jambe, toujours contre sa peau, elle garde un pieu en argent, protégé d'un simple étui de tissu. Autre protection de tous les instants, les deux longues chaînes en argent qui tombent sur ses poignets. Plus que des armes, ce sont des protections, plus ou moins efficaces, mais il lui arrive de les détacher et de s'en servir pour étrangler les vampires. Sinon, elle ne les quitte presque jamais et y tient énormément.

Voilà pour les armes permanentes. Mais bien entendu, ça n'est pas ses seules armes. Les autres restent souvent chez elle, le plus souvent. Il y a d'abord le crucifix en argent qu'elle garde dans le tiroir de sa table de chevet. Elle n'est pas vraiment croyante, et cette arme n'a donc pas l'effet qu'elle aurait avec un bon pratiquant, mais c'est tout de même de l'argent, et c'était à son père, ce qui est un point non négligeable. Touchez y sans sa permission, et vous ferez connaissance avec un autre de ses chers compagnons. Pour rester dans l'inventaire de cette même table de chevet, le tiroir sus-mentionné est aussi rempli de boites de balles en argent, d'un ou deux pieux en bois et d'une petite bible, autre leg de son père. Pas que cela lui serve à grand chose, mais comme on lui a dit un jour, la foi peut parfois se pointer sans prévenir... Ensuite, sous ce tiroir, plaqué contre la paroi intérieure du petit meuble se trouve un petit poignard. Pas grand chose, pas un sublime outil comme ceux que son père lui avait montré dans son enfance, mais c'est toujours ça.

Ensuite, elle garde un bottle flamme sous son matelas, avec le deuxième glock quand elle ne s'en sert pas (l'autre, quand elle dort elle l'a dans la main ou sous l'oreiller). Voilà pour ce qui est autour de son lit. Sur le mur en face, de grandes parois coulissantes dissimulent une armoire, à l'origine destinée à accueillir toute une garde robe. Mais si elle n'est pas de celles que le combat repousse, elle n'est pas non plus des filles qui pourraient à elles seules fournir tout un camp de réfugiés en vêtements pour l'hiver. Une petite partie des étagères sert donc à porter ses vêtements. Les autres sont couvertes de livres, pour les deux du milieu. Sous les livres, il y a deux autres étagères couvertes de cartons de balles ou de pistolets divers, de pieux et autres petites armes (bottle flamme et divers objets en argent), ainsi que des cartons de souvenirs. Dessous, à même le sol, le vieux pantin de paille sur lequel elle s'entrainait enfant et auquel elle ne touche jamais. Au dessus des bouquin, une simple planche porte les sacs dont elle se sert lors des missions les plus longues) Il reste quelques couteaux dans l'ancienne chambre dans laquelle elle s'entraine, mais trois fois rien.

Si Aislinn possède tant d'armes, il faut savoir que d'une part elles ne servent pas toutes, et d'autres part elle ne les a pas toutes acquises elle-même ni même toutes achetées. Une grande partie lui vient de son père et bon nombre d'autres sont récupérées ici et là à l'issu de ses chasses. Même si en général, elle se contente de ses deux glocks, de son pieu en argent et de son S&W, elle considère que plus on est armé, plus on a de chances de survivre. Comme quoi l'enseignement paternel a porté ses fruits.

Implants : Son père, Richard Aberlin, faisait partie de la Fédération, et l'argent ne manquant pas vraiment dans la famille, il a fait mettre un implant à sa fille pour lui fournir un peu plus de chances dans son combat contre les vampires.
Autre(s) : Elle ne porte aucun bijou, mis à part deux fines chaines en argent enroulées autour de ses poignets et une longue chaine en argent qui retient une pierre verte.


Dernière édition par Aislinn A. Aberlin le Lun 16 Nov - 20:31, édité 8 fois
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Aislinn A. Aberlin
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MessageSujet: Re: Aislinn A. Aberlin   Dim 19 Avr - 23:51

_} Histoire

Origine(s) & Nationalité(s) : Aislinn est française par son père, mais sa mère était anglaise. Et si elle ne possède que la nationalité française, elle est bilingue.

Famille & Entourage : Son père, Richard James Aberlin était un membre quelconque de la fédération jusqu'à ce qu'en 2152, il passe de l'autre côté lors d'une mission qui a mal tourné. La mère d'Aislinn, Rose, est née en France, mais une bonne partie de sa famille étant Anglaise, beaucoup d'entre eux sont encore à Londres ou à Brighton. Elle a de vagues origines irlandaises (une arrière grand mère paternelle, quelque chose comme ça) et est retournée en Angleterre peu après la mort de son mari. Pour ce qui est de la famille, c'est à peu près tout. Ceci dit, Ace n'est pas vraiment toute seule non plus. Il y a Leah, une gosse du voisinage âgée d'une douzaine d'années, fille d'un timbré adorateur de buveurs de sang. Ensuite, il y a Miss Wong, dite Missy, la patronne de la petite boutique pour laquelle Ace fait ses livraisons. D'une cinquantaine d'années, celle-ci est d'origine chinoise, principalement, mais on retrouve dans son arbre généalogique quelques russes ou coréens, sur les branches les plus hautes, des anglais du côté de son père, et bon nombre de français et allemands côté maternel. C'est une petite femme autoritaire, et bien qu'elle ne semble pas vraiment engagée dans cette guerre contre les macchabées, la plupart de ses employés sont des rescapés, débarqués d'on ne sait où ou trouvés pendant les chasses d'Ace, et certains même sont d'anciens esclaves. Elle semble donner tant dans l'humanitaire que dans l'alimentation. Elle à un dragon tatoué dans le dos et soutint Aislinn sans pour autant prendre le rôle de sa mère, ce qui est pour elle hors de question. Pour tout ce qui est pratique, matériel, il n'y a pas de souci, mais ne comptez pas sur elle pour démontrer de l'affection, elle ne sait pas faire. Bien que tous ses employés soient tous un peu ses enfants, elle n'est la mère de personne.

Biographie :

Mai 2142

« Ace ? Chérie, viens par ici. »

Assise en tailleur sur la pierre froide du perron, un livre entre les mains, la gosse leva les yeux vers son père, rencontrant le regard aussi bleu que le sien. Aislinn hésita. Pas qu'elle ne lui fit pas confiance, mais son père semblait inquiet, un peu ailleurs. Et son sourire lui mentait, elle en était sûre. Mais c'était son père. Mettant de côté le bouquin, la fillette se leva et s'approcha de son père qui lui tendit la main, un sourire de plus en plus hésitant sur les lèvres. Ce qu'il s'apprêtait à faire ne l'enchantait pas vraiment, mais il n'avait pas le choix. Du moins, il tentait de s'en convaincre par tous les moyens. Rose, son épouse, la mère de sa princesse, était partie rendre visite à sa famille, de l'autre côté de la Manche. C'était le moment où jamais, il ne pouvait pas se permettre d'attendre qu'elle revienne, qu'elle l'en empêche. Il secoua la tête et la gamine serra un peu plus sa main, plus pour le rassurer que par appréhension. Elle avait confiance en lui, il le savait.

Arrivés à l'arrière de la maison, il s'accroupit, et l'enfant posa les mains sur ses genoux, son regard se perdant dans le sien. Elle était jeune, bien trop jeune, pour ce genre de choses. Mais elle était aussi trop jeune pour mourir. Il sourit faiblement, et la gosse lui rendit son sourire, patiente. L'homme glissa une main à sa ceinture et en défit une arme qu'il présenta à Aislinn.

« Tu sais ce que c'est ? »

L'enfant ne broncha pas. Elle savait, elle avait vu Dan, le grand type qui habitait deux maisons plus loin jouer avec, quelques semaines plus tôt. Elle savait aussi que son père travaillait avec ce genre de choses. Mais sa question n'attendait pas de réponse. Aussi il poursuivit, considérant son silence comme une marque de son attention.

« C'est un Glock 19, une arme a feu. Ça n'est pas l'outil de travail préféré de papa, mais c'est celui dont toi, tu vas apprendre à te servir, d'accord Ace ? »

La fillette hocha la tête, et le sourire de son père se fit plus assuré. Elle ne pleurait pas, elle n'interrogeait pas, elle ne semblait pas effrayée. Ça lui faciliterait drôlement les choses. Il passa une main dans ses boucles et reprit.

« Celui-ci, c'est un 15 coups. Ça veut dire que tu pourra tirer 15 fois avec avant de devoir le recharger ce qui, normalement, te laisse un maximum de chances de... de ne pas avoir trop d'ennui. Bien. Ils y a des choses que tu dois comprendre, Ace. Ce pistolet, ça n'est pas un jouet. C'est une arme, c'est dangereux. »

Il plongea la main dans sa poche et en ressortit quelques balles en argent. Elle en saisit une entre ses doigts fins et il hésita de nouveau. Les balles n'avaient pas leur place dans les mains d'une fillette de sept ans. Songeant qu'une fillette de cet âge n'avait pas plus sa place dans un cercueil, il reprit ses explications.

« C'est avec ça que tu vas tirer. Aujourd'hui, le pistolet est chargé à blanc. Ça veut dire que c'est moins dangereux. Mais dehors, quand papa te laissera le pistolet, il mettra ces balles dans le chargeur. Elles sont plus efficaces contre les vampires. Pour l'instant, c'est tout ce que tu dois savoir. »

Il grogna et récupéra la balle qu'il rangea avec les autres avant de poser l'arme dans ses mains. Un glock, qu'il avait dit. Aislinn serra les doigts sur le canon, sur la crosse. C'était lourd, mais même à son âge, ça n'était pas compliqué de comprendre. On pointait le canon vers la cible, on appuyait sur la gâchette. Malgré les mots de son père, c'était un peu comme un jouet. Elle se retourna et dirigea l'arme vers une caisse qui trônait là depuis des mois. Ses deux mains crispées sur le pistolet, elle pressa la gâchette, de toutes ses forces. Le coup partit, manqua la caisse, et elle s'effondra dans les bras de son père, lâchant un gémissement de douleur sous l'effet du recul auquel elle ne s'attendait pas. L'entrainement serait long, son père n'en doutait pas. Mais il avait fait le plus dur. Maintenant, il ne pouvait plus reculer.


Août 2146

« Droite ! Gauche ! Gauche ! Encore ! »

Alors que l'homme aboyait quelques mots, la gosse en face de lui frappa. Coup de poing, coup de poing, coup de coude. C'est machinal, habituel, elle connaissait les mouvements par cœur. Le mannequin de paille et de bois pliait, mais ne rompait jamais, et la fillette continua de porter ses coups, sans se déconcentrer. Elle devait frapper plus fort, plus vite. Encore et encore, sans relâche. A vrai dire, cela ne la dérangeait pas vraiment. Elle aimait ces entrainements. Cela lui donnait quelque chose en commun avec son père, et dans un sens, ça la ravissait. Richard utilisait d'autres méthodes, bien sûr. À son âge, faire usage de la force brute n'était pas une très bonne technique. Il savait que sa fille ne ferait pas le poids contre un vampire, du moins pas à onze ans. Mais malgré tout, il ne pouvait pas se résoudre à la laisser sans entrainement, que celui-ci fut agréable ou non. Peut être qu'au moins, elle pourrait fuir.

Et puis, malgré tout, il n'y avait pas que les vampires qui mettaient sa princesse en danger. Il y avait tous les tordus qui étaient fascinas par ces monstres, et tous ceux, effrayés, qui en étaient devenus incontrôlables, qui tuaient par erreur. Il y avait Dan, ce grand brun dégingandé. Il n'était pas méchant, mais la vie ne lui avait pas fait de cadeaux, et il avait tendance à être instable. Non, Ace ne serait pas victime de ce genre de type.

« Papa ! Le mannequin... »

« Désolé princesse. Allez, torse ! Jambe ! Encore... »

Il redressa le mannequin qui avait profité de son manque d'attention pour s'affaisser et reposa les yeux sur sa fille, son trésor. À chaque coup porté, ses boucles châtain tressautaient, lui donnant un air de poupée qui n'allait pas vraiment avec l'activité qu'elle pratiquait ni l'expression concentrée que l'on lisait sur son visage d'enfant. Il avait beau culpabiliser, douter, il l'admirait, son ange. Elle s'exerçait chaque fois qu'il lui demandait, plus pour lui faire plaisir qu'autre chose, et elle progressait. Lentement, mais sûrement. S'il lui arrivait quelque chose, à lui, elle saurait se défendre. Elle pourrait protéger sa mère. Un adorable petit soldat. Aislinn ralentit un peu le mouvement pour reprendre son souffle, et elle bondit sur le mannequin avec un « YAAAAAAAAAAAAH » barbare, signe que l'entrainement touchait à sa fin. Les jambes autour du tronc de son ennemi immobile, elle le secouait comme un prunier et son père peinait à le maintenir droit, maintenant. Elle planta ses dents dans la paille, mettant le mannequin en pièce, et son père se contenta de soupirer. Un autre, plus sévère, moins aimant, l'aurait réprimandé. Il l'aurait obligé à reprendre l'entrainement, grondant que si elle comptait se faire tuer, c'était bien ainsi qu'elle devait s'y prendre. Mais Richard n'avait rien de ce genre d'homme là. Ace était encore une enfant, il en était conscient. Et plus que tout, il l'aimait.

Alors il la laissa mettre en pièce le mannequin, finissant même par rire sous les assauts répétés de la fillette. Il devrait lui faire un autre mannequin, mais importait. La voir pleine de vie l'aidait à enfouir sa culpabilité tout au fond de son esprit. Si elle agissait ainsi, c'est qu'elle n'était pas vraiment malheureuse, et c'était le plus important, non ?



Octobre 2152

Lentement, en silence, Aislinn commença à compter. Un. Elle inspira. Deux. Elle se relâcha, et l'air en profita pour fuir, brutal. Bizarrement, cet abandon la soulagea, mais elle ne lâcha pas prise. Un. Elle inspira, de nouveau. Deux. Encore ce souffle, rapide, sans douleur. Les yeux mi-clos, adossée contre le mur, ses genoux contre sa poitrine adolescente, elle tentait de ne pas étouffer. Depuis qu'elle avait son implant, ses problèmes respiratoires ne s'étaient pas arrangés. Elle avait brièvement cru qu'en plus de la rendre plus forte, ils la soigneraient, mais rien. Au contraire, depuis qu'elle avait cet étrange petit compagnon fiché dans le crâne, elle était assez régulièrement prise de vertiges ou de nausées. Parfois lorsqu'elle chassait trop longtemps, ou qu'elle était fatiguée. Parfois lorsqu'elle était sous le coup d'une émotion quelconque. Parfois sans aucune raison, juste comme ça. Elle se levait de sa chaise et chuter, sans vraiment comprendre, sans se plaindre non plus. Elle n'aimait pas ça, mais ça n'était pas bien grave. Elle s'immobilisait, paupières closes, et attendait que ça passe, tout simplement. Ça faisait partie du lot, vous aviez l'implant, la force, et les inconvénients avec. Comme le disait Richard, son père, c'était un mal pour un bien. Mais lui ne savait pas ce que c'était. Et surtout, maintenant, il était passé de l'autre côté, chez les buveurs de sang, les macchabées, les vampires. Il était de ceux qu'elle devait combattre, et tout était différent.

Toujours figée, elle se mit à chantonner, ânonnant l'air d'une vieille chanson qu'elle avait entendu toute son enfance. Un truc vieux de plus d'un siècle, mais qu'elle ne se lassait pas d'entendre. Une histoire de promesse, de frère et soeur. Une histoire classique, mais sur un air doux et apaisant. Elle parvint à se calmer et releva la tête. Un peu trop rapidement. Son crâne, étonnamment lourd, vint frapper contre la pierre et elle grimaça. Ça n'était pas vraiment douloureux, mais elle aurait une belle bosse. Ainsi calée, ne souhaitant pas tenter le Diable en voulant bouger de nouveau, elle regarda autour d'elle, sollicitant l'implant et la vue nocturne qu'il lui offrait. C'était petit comme espace, mais il lui semblait qu'elle n'avait jamais été plus en sécurité qu'ici, dans cette toute petite crypte. Elle se souvenait vaguement de la chasse, du nombre impressionnant de buveurs de sang, puis de la fuite. Elle avait couru, sans savoir où, ni comment ses jambes la portaient encore. Elle passa un doigt tremblant sur son genoux, essuyant le sang qui maculait sa blessure. Ses jambes n'avaient pas tenu tout le trajet, et elle s'en sortait avec de belles éraflures. Ça aurait pu être bien pire. Elle se souvenait d'être entrée dans cette petite église aussi. Pas par symbolisme, ou pour bénéficier de la protection de Dieu, elle n'avait pas foi en le Créateur. Mais Sa maison, une parmi tant d'autres, s'était trouvée là, et elle s'y était engouffrée. Les cadavres ambulants n'étaient alors plus à sa poursuite, mais elle ne se sentait pas capable de rentrer chez elle. Pas après ce soir. Pas après la mort des quelques compagnons qui l'avaient épaulée pour cette mission. Tous les trois, ils avaient voulu se battre, et ils l'avaient suivie. Des citoyens, pas entrainés ni rien. En colère, simplement. Aislinn pensait que cela suffirait. Grossière erreur.

Un haut le coeur la secoua et son pied glissa sur le sol, ne soutenant plus sa jambe qui tomba sur la pierre poussiéreuse. Elle était épuisée. Elle n'avait jamais tant souffert, d'ailleurs. Depuis la mort de Richard, elle s'était obligée à s'entraîner sans relâche, à combattre sans cesse. Les chasses précédaient d'autres chasses, et elle poussait son corps vers des limites qu'elle n'osait même pas imaginer. Elle ne savait même pas si elle avait fait un repas convenable, depuis le départ de sa mère. Elle soupira et s'ébroua pour s'éclaircir les idées, ignorant les grondements de son estomac réveillé par l'évocation d'un peu de nourriture à venir. Elle se promit d'aller au China Wong, un restau' chinois pas loin de chez elle. Mais l'heure n'était pas vraiment aux promesses de nems et de nouilles, et elle fit un effort pour se redresser, prenant appui sur un poignet douloureux. Elle devait au moins regarder autour d'elle, savoir si aucun danger ne pouvait la menacer. Elle ne pensait pas aux vampires, non. Dans un tel lieu saint, chargé de tant de foi, leur présence était plus qu'improbable, même si elle n'était pas croyante et ne pouvait utiliser la religion pour sa défense. Mais chaque guerre apporte son lot de misère, et chaque homme est capable d'égorger son voisin s'il pense que sa vie s'en trouvera améliorée.

Ses doigts caressèrent la poussière accumulée et ses yeux se portèrent sur la grille dont elle se souvenait à peine, songeant qu'on était pas venu là depuis un moment. Elle la regarda, bien accrochée à ses gonds et gloussa doucement, se souvenant maintenant un peu mieux de son arrivée, et de l'aide de son revolver qui, d'une balle d'argent, avait fait céder la serrure. Un croyant, de ces types qui prient chaque jour, chaque soir lui en voudrait simplement s'il apprenait, mais peu importe. Aux grands maux, les grands remèdes. Elle toussa et distingua quelques gouttes sombres maculer sa main, qu'elle essuya sur son jean. Voilà qu'elle crachait du sang, maintenant... elle porta la main à son front, tentant de calmer un nouveau vertige et d'empêcher sa tête de dodeliner sans cesse. C'était fatigant, à la fin. Ses yeux parcoururent l'espace qui la protégeait, malgré la douleur que ce mouvement engendra. Il lui semblait qu'ils allaient sortir de leurs orbites et rouler sur le sol pour aller cogner contre un des trois blocs de pierre qui, à n'en pas douter, abritaient le cercueil d'un évêque ou d'un autre type quelconque qui avait officié ici. Au centre de la crypte, une grosse colonne bien ronde lui assurait que tout ne s'effondrerait pas sur sa tête, ce qui était une bonne chose. Car franchement, elle n'avait pas le courage de rentrer.

Elle se coucha, ou plutôt se laissa tomber, ses boucles se mêlant à la saleté, puis se roula en boule, avant de perdre connaissance.
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Aislinn A. Aberlin
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MessageSujet: Re: Aislinn A. Aberlin   Dim 19 Avr - 23:58

Avril 2153

Depuis six mois, c'était la même routine. Depuis qu'elle avait croisé cette Missy, cette vieille asiatique un peu bizarre, et que celle-ci l'avait embauchée, Aislinn avait une vie presque régulière et, si l'on mettait de côté ses chasses nocturnes, presque normale. Elle travaillait, comme beaucoup d'autres, et si le salaire n'était pas vraiment une raison de se lever le matin et n'atteignait pas des sommes exorbitantes, le boulot avait le mérite d'être agréable, ou du moins de ne pas être trop gênant. Surtout depuis qu'Ace avait été collée sur un vélo pour s'occuper des livraisons. Miss Wong ne supportait plus de la voir s'agiter autour des clients, et ceux-ci n'appréciait pas toujours de la voir assise dans un coin, à nettoyer son arme. Les livraisons, ça lui convenait bien mieux. Surtout que certains clients, comme ceux de l'hôpital, avaient souvent beaucoup de choses à lui raconter, et elle revenait régulièrement avec quelques informations concernant les vampires et les dernières attaque comme les prochaines. Lorsque l'on est chasseuse, c'est toujours une bonne chose.

Mettant un pied à terre, la jeune femme stoppa son vélo devant le grand bâtiment qui abritait l'hôpital Necker et s'étira. Une journée ordinaire, pas désagréable. Une journée qui commençait à peine, et qui finirait tard dans la nuit, voire pas avant le matin suivant. C'était aussi un avantage, avec Missy. Lorsqu'Ace ne venait pas, épuisée de s'être battue toute la nuit, elle la remplaçait, simplement, sans demander de détails ou d'explications. Peut être parce que le plus souvent, la jeune chasseuse débarquait chez sa patronne au beau milieu de la nuit pour se faire soigner et lui ramener quelques humains trouvés ici et là, ou peut être simplement que la femme n'en avait rien à faire. Son sac sur le dos, Aislinn entra et se dirigea directement vers la réceptionniste qui, greffée à son téléphone, lui adresse un vague sourire amical. Les deux femmes n'avaient jamais vraiment pris le temps de discuter, l'une étant toujours occupée au téléphone lorsque l'autre passe pour ses livraisons, mais nul doute que si elles se connaissaient, elle s'entendraient plutôt bien. Ace posa ses coudes sur le comptoir et attendit, patiente, que la jeune femme en face puisse lui accorder un minimum d'attention, ses yeux se perdant dans le feuillage d'une plante banale juste à côté.

« Oui ? »

Ace reporta son attention sur la fille. Une main sur le combiné pour éviter que son interlocuteur ne soit gêné dans son monologue par son bref échange avec la livreuse, elle sourit, toujours.

« Le docteur Riagal ? »

« Salle de repos. »

Aislinn la remercia en faisant glisser un nougat vers son informatrice, comme toujours, achevant ainsi leur passionnante discussion devenue presque rituelle. L'une entre, demande telle ou telle personne, l'autre répond et reçoit pour salaire une confiserie. Fin. La jeune chasseuse fila vers la salle de repos, souriante malgré l'atmosphère. Au fond, les hôpitaux, tant qu'elle n'est pas la patiente, ça n'est pas si horrible. Elle entra tranquillement, saluant médecins et infirmiers, et se dirigea directement vers l'homme-cible, un trentenaire séduisant et à l'air fatigué.

« Rouleaux de printemps et lychees, comme prévu. Par contre, Miss Wong s'excuse, pour les nouilles il ne restait plus que du poulet, pas de porc ni de bœuf. Vous en ai pris quand même, au cas où... »


Elle sourit et posa le tout devant elle, sur une petite table. C'était simple, rapide et précis, elle aimait ça. Il n'y avait pas à tergiverser des heures, pas à se plier en courbettes, bref, un boulot plutôt sympa. L'homme n'eut pas le temps de répondre qu'une voix féminine et dénuée de toute émotion, voire de toute humanité résonna dans la pièce.

« Le Dr Riagal est demandé d'urgence en salle 203 »

« Le Dr Riagal il mange, il est 15h30 bordel »

Aislinn laissa échapper un rire, amusée.

« Le Dr Riagal est demandé d'urgence en salle 203 »

« Ouais c'est bon j'arrive, combien pour le repas Little Darling ? »

« ... »

« Le Dr Riagal est demandé d'urgence en salle 203 »

Cette fois, la jeune chasseuse éclata simplement de rire, avant d'arquer un sourcil intrigué.

« Ils vont continuer comme ça jusqu'à ce que vous y alliez ? »

« Non, ils vont probablement s'arrêter maintenant, ils doivent penser que personne n'est assez bête pour ne pas comprendre après trois fois. »

Elle secoua la tête d'un air condescendant, comme si la pauvre annonceuse était vraiment stupide et il paya, la laissant repartir en la saluant d'un nouveau Little Darling qui la fit sourire. Elle ne le connaissait pas et ne savait pas vraiment pourquoi il la nommait ainsi, mais il le faisait depuis leur toute première rencontre, et il fallait avouer qu'il y avait bien pire, comme surnom. Elle détacha l'antivol de son vélo, se demandant ce qu'il pouvait bien y avoir de si urgent en salle 203. Sans doute une pauvre victime des buveurs de sang, comme il y en avait un peu partout. Parlant de buveur de sang, il fallait absolument qu'elle pense à Missy de ne plus toucher à son glock. Ce genre de jouet, c'est sacré.


Janvier 2154

Une tasse de café entre les mains, je regarde le jour se lever sur Paris, et la ville retrouve un visage presque humain. Ravagé, mais vivant. Les macchabées sont repartis hanter leurs cercueils et laisser la ville respirer un peu. Avec un peu de chance, ce matin encore, quelques uns seront exposés à la lumière du jour, et quelqu'un aura la riche idée de disperser leurs cendres, pour qu'ils ne récupèrent pas. Je souffle doucement sur la surface du café qui se ride, se tord, puis se calme.

Je crois que je n'imagine pas ma vie sans la guerre, la chasse. Je veux dire, je ne prend pas vraiment plaisir à tuer, loin de là. Bien que parfois, je dois l'avouer, ça soulage. Non, c'est seulement que j'ai grandi dans cet environnement. Aussi loin que je me souvienne, il y a eu les vampire d'un côté, et nous de l'autre. La mort d'un côté, mon père de l'autre. J'ai toujours connu ça, et je n'aurais jamais cru que cette situation pourrait changer. Et pourtant... Comment mon père a rejoins les rangs ennemi, je ne le sais pas vraiment, mais je ne l'imagine que trop. J'imagine les lèvres sensuelles se plaquer sur son cou, caresser sa peau. J'imagine son sang quitter son corps, nourrir l'animal qui l'a pris pour proie. J'imagine toutes ces choses horrible et je n'en dors plus. Depuis combien de nuit est ce que je fais ce cauchemar ? Bien trop pour que je puisse les compter.

Cela fait maintenant un an et demi qu'il est mort, et il me manque toujours autant. Nous avions quelques désaccords, quelques disputes, et il me faut bien l'admettre, je lui en veut de m'avoir fait poser cet implant. Mais je sais que tout ce qu'il a fait, que ce soit au sein de la fédération comme à la maison, il l'a fait pour nous. Pour moi. J'étais sa princesse, j'étais Ace, son petit génie, l'amour de sa vie. N'allez pas croire qu'il n'aimait pas ma mère, il l'adorait, j'en suis certaine. Mais ils ont toujours eu une relation un peu plus fraternelle que maritale, et ce depuis ma naissance. Ce n'est pas une mauvaise chose non plus.

Revenons en à cette histoire d'implant, donc. La cicatrice juste sous le lobe de mon oreille gauche est là pour que je ne l'oublie pas. Mais il y a d'autres choses qui font que je n'oublie pas. La force, la vue, et ces maudits vertiges qui me prennent de plus en plus souvent. Le médecin que j'ai vu, la dernière fois, me dit que je me surmène trop, que c'est ce qui me cause tous ces problèmes de santé. Mais s'il croit que nous nettoieront Paris des vampires en se tournant les pouces, gentiment assis sur nos arrière-trains, il se trompe. Contre les vampire, il n'y a qu'une seule et unique chose à faire : se battre. Et croyez moi, je n'ai pas l'intention de cesser le combat.

Cet état d'esprit à ses avantages. Généralement, on ne me cherche pas. Je n'ai pas vraiment le physique d'une bête de combat, mais je sais montrer les crocs lorsqu'il le faut. Il y a aussi certains inconvénients, comme la fuite de ma mère. Je ne suis pas idiote, je sais bien que ce sont mes mots qui l'ont poussée à se réfugier chez sa sœur. Lorsque je lui ai dit que je les éliminerait tous, sans distinction, sans pitié, elle a refusé de me regarder. N'allez pas vous faire des idées, vous auriez tort. Ces créatures, elle ne les aime pas. Mais elle aimait mon père. Et le savoir dans l'autre camp, face à moi...

Certaines personnes n'ont pas la force de faire face, elles fuient. Alors il faut que d'autre prennent leur place, se battent pour elles. C'est ce que je fais. C'est ce que cet implant m'aide à faire. Et si je me retrouvais face à mon père, maintenant qu'il fait partie de ces buveurs de sang... Je ne porterais pas le premier coup, c'est certain. Mais je ne me laisserais jamais mourir par amour.

There is no place like home
When you got no place to go



_} Hors Jeu


Célébrité sur l'Avatar : Aleksandra
Prénom/Pseudo : Ace, Blod'
Âge : 18
Lieu de vie : Bordeaux
Niveau de rp : Je fais du rp depuis quelques années et j'ai un niveau convenable, je pense
Comment avez-vous connu le forum ? : Par Fao
Avez-vous lu le règlement ? : ya pas le reglement 'core
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Aislinn A. Aberlin

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