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 Siriel Silver [Terminée]

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AuteurMessage
Siriel Silver
† Espèce inconnue †

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Date d'inscription : 11/04/2009
Nombre de messages : 33
Age : 61
Doublon : Faolàn Riagal
Maître : Maître Fitzroy
Esclave : Meïssa
Métamorphose : Loup, gris, banal, maigre, pas beau

Feuille de personnage
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MessageSujet: Siriel Silver [Terminée]   Dim 19 Avr - 23:41

{ Siriel Silver }


_} Identité
    Nom(s) : Silver
    Prénom(s) : Siriel
    Surnom(s) : Sir
    Pseudo(s) : aucun, pourquoi faire ?
    Âge & Date de Naissance : né le 1er Janvier 2101, mort le 5 Mars 2117 à l’âge de 16 ans. Son age total est de 53 ans, c’est donc un très jeune vampire dans tous les sens du terme.
    Groupe Sanguin : AB+
    Emploi : Conservateur (= directeur) de la Bibliothèque
    État Civil : Mineur/Vampire de moyenne catégorie/Ancien Esclave (oui ça fait beaucoup pour un seul mort)
    Groupe : Vampire
    Maître : Ancien maître Fitzroy Holmes dont il aura pour l'éternité la marque sur le poignet gauche.

_} Descriptions
    Caractère : Il y a trois hommes en moi. L’être civilisé, la bête et le monstre. La bête n’est que colère et vengeance. Je la sens gronder en moi comme un dogue, à la limite de l’audible. Elle est repliée dans un coin sombre de mon esprit et m’envoie des images de haine et de violence. Colère pour ma jeunesse volée, colère pour ma sœur tuée, colère contre le Maître qui n’a pas su se retenir ni me tuer, colère contre la mort qui ne veut pas me prendre, les humains qui me craignent, les vampires qui m’ont asservit. Colère, colère colère. Mais je connais ma bête. Je sais lui parler, la calmer. Et la plupart du temps, elle reste tapie au fond de mon esprit, quelque part derrière mon regard d’argent. Une étincelle qui brille parfois au fond de mes yeux. Un geste inutile qui m’échappe, une parole amère, voila comment elle s’exprime la plupart du temps. Mais il lui arrive parfois de prendre le dessus et de se lier au monstre. Dans ces moments là, je ne réponds plus de rien.

    Si la bête est en moi depuis ma naissance, le monstre, lui, ne me hante que depuis peu de temps. Il se cache dans mon sang, ou ce qui en tient lieu. Il n’a pas d’émotion particulières, se souciant peu des états d’esprits que je traverse, mais n’est que sensation. Il a faim. Faim de sang, chaud et humide qui coule dans la gorge, colle sur la langue et réchauffe le cœur. Il a faim d’amour et de solitude, aspire à la vie alors même qu’il l’aspire. Il craint le soleil, dort bouge. C’est lui qui me fait vivre et rester en vie. Il se bat contre mes ennemis, plus encore contre moi-même. Et la bête le hait et l’envie tout en même temps.

    Mais la plupart du temps. Quand je ne chasse pas, que je ne dors pas et que la bête se repose, il n’y a que moi. C'est-à-dire rien. J’ai toujours été d’un naturel sensible, protecteur mais calme. Très sérieux également avec un égalité de caractère qui inqiuétait un peu les adultes autour de moi. On m’a enlevé mon amour. On m’a brisé le cœur. Il ne reste que le calme, le sérieux et l’égalité d’humeur. Je ne parle pas, je ne pense pas, je regarde et je réfléchis à ce qui se passe autour de moi. Mes sentiments ont disparus et les rares qui restent appartiennent à la bête. On me dit étrange et je sens votre incompréhension. Je pense que personne ne ressemble plus que moi à un mort vivant. Ne vous mettez pas au travers de mon chemin parce que vous avez à mes yeux moins de réalité qu’une de ces feuilles mortes que vous écrasez, sauvages, sans un regard. Humain, Vampire, Innocents ou Assassins, que m’importe à moi. Vous n’existez pas.


    Apparence : Me décrire me semble une bien étrange occupation. Mais soit, allons-y. Je ne suis guère différent de celui que j’ai toujours été, ma transformation ayant gelé mon apparence à celle d’un adolescent jeune et candide. Les quelques rides qui avaient pu se former sur ma peau enfantine ont disparues, mon visage est d’airain, comme sculpté dans la glace. Mais commençons par le plus visible, ma silhouette.

    Je suis grand. Pas seulement pour mon âge bien que je n’ai pas eu le temps de profiter de ma poussée de croissance en entier mais je dépasse déjà bien le mètre 85. J’aurais été un géant, on m’a réduit à être dans une moyenne haute. Tant pis. Vivant, j’étais maigre mais la mort m’a étoffé un peu et je me retrouve à être simplement fin. Je reste un adolescent cependant. Ma carrure aurait pu être plus développées, j’ai de longs bras qui ont grandis avant le reste de mon corps et le tout manque un peu de virilité. On ne me donne pas plus que mon âge c’est certain. Il est également difficile de me donner moins.

    Ma posture est toutefois plus assurée que l’on pourrait le croire. Je ne cherche pas à m’imposer mais je ne suis pas invisible pour autant. Je me tiens bien droit, posé et lent, mes gestes comme mes émotions sont contrôlés, je ne fais jamais de mouvements brusques ou inutiles. Mon seul atout dans ce monde est la rapidité insoupçonnée dont je peux faire preuve au besoin. Je cours très vite. Mais je cours rarement. Après tout j’ai l’éternité pour aller où je veux maintenant. Et comme je n’ai pas spécialement envie de bouger et bien je reste là.

    Malgré mon apparence plutôt banale à première vue, je suis loin d’être moche. Maître Fitzroy ne supportant pas la laideur, jamais il ne nous aurait acheté si j’avais présenté une tare quelconque. J’ai un visage plus carré qu’ovale, avec une mâchoire bien dessinée, des joues lisse et des pommettes assez accentuée. Mon nez n’est ni droit, ni crochu, plutôt celte par sa forme et d’une taille toute à fait normale. Il est encadré par deux yeux gris, d’une couleur variant de celle de la lune à celle d’un jour de pluie, en passant par l’argent fondu. Pas forcément très grands, ils ont une forme rappelant celle des amandes et sont ce qu’il y a de plus expressif chez moi. Au dessus de mes yeux, des sourcils un peu épais, foncés puis un front haut et lisse. Mes cheveux sont tels que le soir de ma mort. Ni longs, ni courts, raides et blonds avec quelques mèches plus claires, dernière lubie du Maître.

    Le reste n’a rien de notable. Deux oreilles, légèrement pointue ce que Sarah aimait beaucoup. Une bouche aux lèvres pleines et pâles, le nombre de pieds, de bras et d’organes qu’il faut. Seul signe distinctif, une marque au fer rouge à l’intérieur du poignet gauche. La Marque du Maître.

    Maladies : Quasi-mutisme

    Lieu d'habitation : Je vis sur mon lieu de travail. Cela évite les déplacements et surtout cela me permet de ne pas me trouver à court lorsque je me laisse prendre par l’intrigue d’un livre quelconque. Beaucoup pensent que le Directeur de la Bibliothèque possède un magnifique appartement au dessus des livres. Ils ne se trompent qu’à moitié. J’ai effectivement un « logement de fonction » à cet endroit mais il n’a rien de magnifique. Il n’est pas spécialement grand et l’ameublement est moderne et fonctionnel. Pas de meubles en bois du XVIème avec des dorures partout. Je n’ai pas une fortune à dépenser dans un lieu où je ne vis pas.

    Personnellement, je dors dans la réserve dans une arrière salle, au milieu des livres et en dessous des étagères. Il y a un tombeau là bas, un gisant avec une épée un loup à ses pieds, c’est parfait. La lumière ne m’y atteint pas, je suis le seul à avoir les clefs de la lourde porte blindée. Cela sent la poussière et le vieux, j’ai du me débarrasser du corps, bref, cela ne me change pas tellement de la réserve. C’est peut-être pourquoi je m’y sens bien. Je ne saurais pas quoi faire d’un appartement. Cela se voit peut-être dans le mien. Il est vide, fonctionnel, inhabité.

    Armes : Pour quoi faire ?

    Métamorphose : Un loup (comme c’est original) gris, efflanqué, haut sur pattes, qui ressemble pas à grand-chose.

    Autre(s) : La marque des esclaves sur le poignet gauche.


_} Hors Jeu
    Célébrité sur l'Avatar : Sjoerd Hettinga
    Prénom &&/ou vos Pseudos : Cad/Fao
    Âge : 25 ans *pleure*
    Lieu de vie : Toujours le même
    Niveau de rp : Voir fiche de Faolàn
    Comment avez-vous connu le forum ? : Par des tas de gens pas recommandables
    Avez-vous lu le règlement ? : Vi vi (mais vous allez changer les code anyway… sanctus spiritus… notre père qui êtes aux cieux…restez-y)


Dernière édition par Siriel Silver le Lun 4 Mai - 19:51, édité 1 fois
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Siriel Silver
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MessageSujet: Re: Siriel Silver [Terminée]   Lun 20 Avr - 18:21

_} Histoire

    Origine(s) & Nationalité(s) : Française

    Famille & Entourage :
    Père : Humain – Simon Silver, 79 ans (esclave)
    Mère : Humaine – Sylvia Silver 78 ans (esclave)
    Sœur : Décédée – Sarah Silver morte à 13 ans (ancienne esclave)

    Biographie : L’éternité n’est pas un long fleuve et pour autant que je sache, elle n’a rien de tranquille. Parce que l’esprit humain est incapable d’appréhender d’aussi grandes durées, nous vivons comme lorsque nous étions humain, au jour le jour, sans pour autant que ce rythme ne se rompe jamais. Et comme les humains, ils restent figés dans le temps. Dans leur temps. Arborant sans honte aucune les modes des jours anciens, sans se douter de ce que leur attitude révèle sur leur vie, ou plutôt leur absence de vie. Comme eux, je suis mort. La seule différence réside peut-être dans le fait que je l’accepte. Et que je n’ai jamais été vivant.

    Je suis né cependant à l’aube d’un nouveau siècle, ce que les hommes d’autre fois espéraient être une ère nouvelle. Mais déjà l’espoir avait disparut de ces terres. Depuis une bonne cinquantaine d’année, les vampires avaient réussi à surclasser les hommes, profitant des talents de notre race et de ceux plus sombres donnés par la mort et la force étrange qui les possède, ils nous avaient rabaissés au rang de proie. Les choses alors étaient simples. Il y avait les vampires et les esclaves. Tandis qu’au milieu se mélangeaient transfuges et idéalistes se battant pour une liberté qu’ils n’avaient pas le courage de posséder. Je suis né esclave. Mes parents avaient pourtant connus une autre vie, celle d’hommes et de femmes libres mais c’était il y avait tellement longtemps que cette flamme s’était éteinte dans leurs yeux. Ils s’étaient connus dans la réserve, serviteurs de maîtres qui ne se parlaient que rarement et, malgré la précarité de leur situation, leurs compagnons qui tombaient les uns après les autres tandis que d’autre venaient les remplacer, malgré le labeur quotidien, la mort et le désespoir, parvinrent à s’aimer. Suffisamment du moins pour nous engendrer, ma sœur et moi.

    De ma petite enfance, je n’ai que peu de souvenirs. Des grands dortoirs insalubres où les adultes se lamentaient sous les rires des enfants jouant avec des marelles imaginaires. La peur des plus grand d’entre nous que le temps allait bientôt arracher à l’oisiveté pour les confier à différent maîtres. On encourageait les esclaves à procréer, cela faisait de la main d’œuvre soumise et bon marché, mais rien ne disait qu’un enfant servirait le même vampire que ses parents. Son destin pouvait fort bien être la mort ou la délivrance, personne n’en savait rien, personne ne voulait rien savoir. Dans ce monde communautaire, les yeux n’étaient là que pour entendre la lumière et les oreilles pour guetter les ténèbres.

    Sarah et moi étions le jour et la nuit. Elle illuminait les quartiers de son sourire et sous l’effet de son charme, les plus laids haillons devenaient robes et tabars de nobles. Rien n’était plus merveilleux pour elle que le soleil à travers la vitre sale. Les ombres déformées sur le sol n’étaient qu’inspiration pour mille et unes histoires que je lui racontais. Pour elle, je réinventais un monde dans lequel la réalité n’était qu’illusion et où le rêve avait une vraie substance. Les pierres nous parlaient de mondes anciens, la terre, gardienne de mille trésors oubliés, protégeait notre passé des regards indiscrets. Parfois, l’un de nos parents venaient déverser en nous un peu de la culture qu’ils avaient. Nous apprîmes à lire, à écrire et à jouer ensemble. Et si j’étais plutôt d’un naturel calme et réservé, ce fut-elle qui, par sa beauté et sa joie forte, attira le regard de notre maître.

    Nous étions jeunes alors pour être achetés. Ou plutôt, j’étais vieux et elle jeune. Nos essences étaient si mêlées que personne n’avait ne serait-ce que pensé à nous séparer. Du haut de ses sept ans, Sarah pensait tout savoir. L’Intendant nous ordonna de nous lever, sèchement comme à son habitude et nous conduisit au marché. Il nous y emmenait comme ça de temps à autre lorsque la marchandise n’était pas assez attirante à ses yeux aussi connaissions-nous la marche à suivre. Nous n’avions alors aucune crainte, moi connaissant depuis toujours le destin que notre condition nous imposait – je n’espérais qu’une chose de la vie, qu’elle ne nous sépare pas. Je fus du reste exaucé puisque c’est la mort qui s’en chargea – elle parce qu’elle était naturellement insouciante, heureuse de plonger dans l’agitation de l’endroit. Elle aimait marcher sous la lune, voir les ombres nobles et belles de nos ennemis, ceux qu’on lui avait apprit à servir et à respecter. Nous n’avons pas pensé à dire adieu à nos parents. Pourquoi faire après tout, notre vie était sans cesse en sursis et nous n’avions pas spécialement envie de se le rappeler sans cesse. Nous ne les revîmes jamais. Pas qu’ils soient morts, non, mais parce qu’à partir de ce jour, nous n’avions plus de parents.

    Il s’appelait Maître Holmes même si aujourd’hui, c’est de Fitzroy dont il s’agit à mes yeux. Mais les mots n’importent peu. Il nous possédait voilà tout. Comme on possède un meuble que l’on utilise, un fruit que l’on va manger, un animal que l’on peut traiter à sa guise, soit avec gentillesse, soit avec dureté. Je ne saurais dire si le Maître était « bon » ou « mauvais ». Il était. Et Sarah restait à mes côtés.

    La première nuit fut onirique, comme cela arrive souvent lorsque vous changer brusquement de mode de vie. Par rapport à la réserve, l’endroit était d’un luxe inconcevable mais la joie de la découverte fut gâchée par quelque chose de bien plus douloureux encore que la perte de nos repères ou de notre famille. La Marque. Un symbole étrange que l’on nous grava à l’intérieur de notre poignet gauche à moi et à ma sœur. Ce fut le seul moment de ma vie où l’animal prit le pas sur l’être civilisé. Je suis grand et si je n’ai guère de force, il y eut une rage en moi qui me permit de me débarrasser de mes deux gardes lorsque le fer s’approcha de ma sœur. La miséricorde voulut que je m’évanouisse avant la fin. Jamais je ne réussis à la sauver de la douleur mais je pus au moins ne pas lui imposer mes larmes.

    La peau brûlée était soignée avec attention, pour nous marquer sans nous enlaidir, notre Maître détestant la laideur chez ses serviteurs. La douleur disparut rapidement ainsi que le traumatisme dans l’esprit de ma sœur. Je devins quand à moi méfiant et encore plus protecteur que je ne l’étais déjà. Je n’avais qu’une seule peur, que l’on me sépare de Sarah et pour éviter cela, je m’appliquais à être rapide, obéissant et silencieux. Je ne parlais déjà pas beaucoup, je devins quasi-muet, n’ouvrant la bouche qu’une fois la journée bien avancée, lorsque le Maître dormait et que Sarah s’éveillait dans mes bras. Un des points positifs également à notre nouvelle condition était que personne ne connaissait notre lien de parenté et, les années nous transformant en homme et femme, il n’y eut personne pour nous reprocher notre amour mutuel. Nous étions trop jeunes pour que cela tire à conséquence ou même pour avoir les gestes dits pervers que nous prenions le chemin de découvrir ensemble.

    Elle était jeune fille, pas encore en fleur mais bouton prometteur la nuit où elle fut coupée du monde. C’était un accident, je le crois également. Maître Holmes aimait ses esclaves mais ne pouvait s’empêcher de les tuer parfois par un excès d’avidité. J’étais ailleurs, j’arrivais trop tard. Offrant mon cou, mon sang, à la place de celui de ma sœur. Il me prit aussi, il avait faim sans doute. Mon cœur se brisa dans ma poitrine tandis qu’un monde nouveau prenait vie devant mes yeux. Il prenait mais donnait en même temps. Sarah avait-elle vu les mêmes merveilles ? Pourquoi ne reprenait-elle pas conscience ? A être blanche et froide là sur le sol après la chaleur de l’étreinte du Maître. Sarah. Ma Sarah. Et le rêve devint cauchemar.

    Quelque chose s’était rompu entre nous et le fil qui dirigeait toute ma vie était brisé. Affolé, anémié, je repoussais le Maître de toutes mes forces. L’enchantement était devenu prison. Evidemment, il était plus grand, plus froid, plus vieux que moi. Je n’étais rien de plus qu’une poupée de chiffon entre ses griffes. Mais il devait déjà s’être rassasié de ma pauvre sœur puisqu’il fini par me repousser à son tour. Les larmes coulaient sur mes joues. Plus d’eau que j’en avais jamais versé de toute ma vie et, pour la seconde fois de mon existence, je perdis connaissance sur le corps de ma compagne bien aimée.

    Lorsque je me réveillais, j’étais mort. Sarah aussi. Mais pendant les trois jours qu’avaient durés ma transformation, elle était devenue pâle, puis blanche et gelée. Son corps ne connaissait ni sang, ni Ichor. J’avais échoué à la protéger. Et pour me punir, je fus condamné à passer l’éternité sans elle. Marqué de plus par le sceau de son assassin. Châtiment juste mais cruel que j’avais à présent tout le loisir de méditer.

    Cela ne fait pas longtemps que je parcours Paris sous cette forme mais je sens déjà tout le poids de ce que sera mon avenir à moi. Ils s’enterrent dans le passé par peur de l’avenir. Ils rejettent les humains parce qu’ils sont le reflet de leur passé et ils oublient le présent dans leurs querelles stériles. Ils savent que je les observe, que je ne dis rien mais ignorent que je ne pense pas plus. Je ne sais pas vraiment comment ils me considèrent. Je me nourris d’esclave, faisant attention à ne pas les faire souffrir. Plusieurs mortels pour un ou deux litres de sang, pas plus. Mais je ne suis pas de ces renégats qui essaient d’imiter la vie pour oublier leur mort. Je ne crois pas à l’égalité. Je ne crois plus en rien. Ni mort, ni mort-vivant, ni riche ni pauvre. Je ne suis qu’une ombre qui ne peut oublier.
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Siriel Silver [Terminée]

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