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 Liadan D. Oswell [Finie]

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Liadan D. Oswell
† Vampire †

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Date d'inscription : 05/04/2009
Nombre de messages : 35
Age : 27
Doublon : Ace
Maître : Torin, son créateur et ancien maître
Esclave : Aucun
Métamorphose : Une louve grise au reflets roux

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MessageSujet: Liadan D. Oswell [Finie]   Lun 20 Avr - 0:11






Nom(s) : Oswell
Prénom(s) : Liadan Dara Ailis
Surnom(s) : Liad', Li.
Pseudo(s) : Milady
Âge & Date de Naissance : 24 ans à sa mort, elle est née en 1624
Groupe Sanguin : Drôle de question. Si ce genre de chose n'avait aucun intérêt au dix-septième siècle, du temps de son vivant, elle n'a jamais pris la peine de faire une prise de sang après sa mort.
Emploi : Serveuse (plus pour le plaisir qu'autre chose, ça n'est pas comme si elle en avait vraiment besoin...)
État Civil : Célibataire
Groupe : Vampire


_} Descriptions
Caractère : On pourrait la qualifier de froide et calculatrice, ce dont Katja ne se prive pas. D'ailleurs, ça n'est pas vraiment faux. Disons qu'en un peu plus de 500 ans d'existence, elle a appris à se servir de la vie et de la mort sans trop de culpabilité, ce qui la rend assez calme quoiqu'il arrive, ou presque. Elle tue de sang froid, mais sans excès, pas pour le jeu non plus, comme il arrive de le faire à Katja, qui tire un plaisir non dissimulé et un chouïa malsain de la chasse. On ne peut pas dire non plus que Liad' n'aime pas chasser, seulement elle évite de trop jouer avec les humains, pas tant par compassion que par ennui et désintérêt. Les entendre se plaindre, pleurnicher et supplier la lasse assez vite, et elle trouve ridicule leur habitude de brandir un crucifix pour tout en n'importe quoi. S'ils sont croyants, c'est compréhensible, mais sinon, aucun intérêt. Futile et puéril, simplement.

Pour le côté calculatrice, elle a vu de nombreuse guerre, du survivre à un certain nombre de situations. Il ne faut pas croire que les temps de guerre sont toujours roses pour les vampires. Elle a donc tendance à faire ce qu'il faut pour atteindre ses buts, ni plus ni moins. On ne vit pas 530 en se laissant marcher sur les pieds. Il faut savoir se faire respecter, apprendre à suivre son chemin sans se laisser embarquer dans telle ou telle combine, se laisser influencer, se faire tuer. Alors oui, elle est calculatrice. Mais on n'a rien sans rien, c'est juste du sens pratique.

Si elle n'éprouve pas une compassion particulière à l'égard des humains, elle ne leur voue pas une haine féroce non plus. Les années, les décennies durant lesquelles elle leur a envié leur vie sont révolues, elle a fait son deuil depuis trois à quatre siècles. Elle ne leur en veut pas vraiment non plus de vouloir exterminer sa race. À leur place, nul doute qu'elle se battrait pour sa liberté. Seulement il faut choisir son camp, elle en est bien consciente. Et elle est de celui des immortels, des puissants. Hors de question de se faire tuer par un être de race inférieure. Car oui, les humains sont inférieurs, c'est certain. Qu'ils vivent, c'est comme ils le veulent, mais qu'ils ne se mêlent pas trop à ceux de sa race non plus. Liadan n'est pas pour une alliance, et elle considère qu'un ersatz d'égalité entre les mortels et les immortels est impossible voire inacceptable. Chasseurs et chasser ne peuvent être égaux. Et puis quoi ? Ils devront se nourrir du sang des animaux et éviter celui des humains ? Entre deux communautés si différentes, dont les idéaux et le mode de vie sont si différents, il ne peut avoir d'alliance, ça ne tiendrait jamais bien longtemps, et on retomberait dans la même petite guerre pour la domination. Inutile, donc.

Ceci étant dit, il faut savoir que Liadan n'est pas non plus sans émotions. Elle est morte, certes, elle en a vu de toutes les couleurs au court de sa longue existence, mais elle n'est pas dépourvue de sentiments. Il y a Katja, qu'elle apprécie. Elle ne sait toujours pas vraiment si elle reste avec elle par devoir, parce qu'elle a la sensation d'être responsable de sa vie (ou de sa non-vie, peu importe) ou par amour, mais il est certain qu'elle est attachée à la jeune femme. Peut être parce qu'elle est avec elle depuis plus d'un siècle. Peut être parce que l'ayant fait vampire, elle est sa seule famille. Peut être parce que sa compagnie lui est agréable. Aucune idée. Mais touchez à un seul des cheveux de l'allemande, et vous verrez Liadan pointer le bout de son nez pour vous expliquer bien aimablement qu'on ne touche pas à Katja. Sous aucun prétexte. Sauf si celle-là le demande, éventuellement.

Apparence : Liadan n'est pas vraiment ce que l'on pourrait appeler un sex symbole, sans être particulièrement laide pour autant. Non, pour être honnête, elle est même plutôt jolie. Elle n'a simplement rien de la grande blonde pulpeuse, est loin du mètre quatre-vingt, un peu moins des 62kg, et n'a pas une poitrine des plus impressionnante. Ça ne veut pas dire pour autant que c'est une petite brune rondouillarde, masculine et repoussante.
Liadan est plutôt petite (1m64) et fine, ce qui lui donne souvent un air un peu fragile, un peu frêle, qui lui est souvent bien utile. Inutile d'effrayer sa proie en semblant trop effrayant. La jeune femme, si tant est qu'on puisse la nommer ainsi, paraît un peu plus jeune que l'âge du corps dans lequel elle est bloquée depuis un peu plus de cinq siècles, si bien qu'on la prend souvent pour une femme tout juste sortie de l'adolescence, de dix neuf ans tout juste. Grossière erreur, n'est ce pas ? Mais Liad' est du genre arrangeant, alors croyez ce que vous voulez. Si elle ne vous ment pas, elle ne vous détrompera pas pour autant. Donnez lui n'importe quel âge, si elle ne voit pas l'intérêt de vous contredire et de rétablir la vérité, elle vous répondra d'un simple sourire.

Ses cheveux bruns tombent sur ses épaules en une cascade de boucle, pour serpenter encore jusqu'au milieu de son dos, et ce depuis sa mort. Elle les a bien eu courts une ou de fois, en temps de guerre, mais ça n'est pas franchement des plus agréable pour elle, et elle est toujours revenue à la longueur qui était celle de son adolescence. Elle les attache rarement, mais les retient parfois à l'aide d'un simple ruban ou les tresse vaguement, de sorte qu'ils tombent lourdement sur ses épaules.

Elle a la peau claire, mais pas vraiment blafarde non plus. Ce genre de chose, c'est bon pour les contes, pour que les mortels se croient en sécurité en songeant que si leur voisin était un vampire, ils le remarqueraient aussitôt. Liad' a toujours eu la peau claire, même de son vivant. Un détail qu'elle tient de sa mère, pour le peu qu'elle s'en souvient.
Ses yeux sombres paraissent toujours amusés et chaleureux, ce qui va de pair avec sa corpulence. Les gens qui s'approchent se méfient peu, même alors que les temps sont troublés. Ils ne sont pas injectés de sang non plus, une autre idée farfelue, comme si le sang qu'elle boit pouvait imbiber ses yeux. Lorsque les simples humains boivent du jus d'orange en grande quantité, leurs yeux sont ils parcourus de fils jaune orangé ?

Maladies : Est-ce qu'un cadavre peut être malade ?
Lieu d'habitation : Liadan vit avec Katja, qu'elle a engendré, dans un bel appartement vers la Défense, deuxième étage sans ascenseur. Il est découpé d'une façon ordinaire, carrée. Lorsque l'on entre, on se trouve dans un petit hall simple et peu éclairé, un tapis rouge sombre sur le sol, un meuble en coin pour poser les clés. Ensuite, on passe directement dans le salon, grand et éclairé par la lumière que laisse entrer une grande baie vitrée donnant sur la rue. Le mobilier simple, pas de grands meubles anciens et de statues antiques. Principalement du noir et du blanc mis à part un deuxième tapis rouge. Une grande télévision est accrochée au mur et une console de jeu est toujours sortie pour Katja. Sur la droite, on trouve la cuisine avec deux ouvertures. Une porte qui est presque toujours fermée et un simple rideau qui donne derrière un bar. Ça n'est pas que les deux femmes aient vraiment besoin de la cuisine, mais elle était déjà là lorsqu'elles sont arrivées. Sur la gauche, toujours dos à l'entrée, il y a la salle de bain, avec la grande baignoire d'angle et un immense miroir. Puis dans l'alignement la chambre, plutôt grande, sans fenêtre, avec un lit à baldaquin et une jolie coiffeuse sur laquelle trône en permanence une brosse et un cendrier. Toujours à la suite de ces deux pièces, la bibliothèque de Liad' à demi ouverte sur le salon. Sur le mur de gauche sont exposés ses armes, pistolets accompagnés de quelques arbalètes. Les autres murs sont intégralement recouverts de bouquins de tout âge, du sol au plafond. Il y a un unique fauteuil, comme posé dans un coin, flanqué d'une petite tablette.

Armes : Si les italiens sont connus pour leurs pâtes, leurs pizzas ou leurs costumes bien taillés, ils produisent aussi d'excellentes armes à feu, comme le Tanfoglio TA95 qu'utilise Liad'. Elle se sert aussi d'un petit poignard et d'une chaîne en argent aux poignées en cuir en cas de différend avec un autre vampire malveillant qu'elle garde dans une bourse en cuir

Métamorphose : Louve gris clair, tirant sur le blanc.
Autre(s) : En plus d'un demi millénaire d'existence, elle à eu le temps d'apprendre. Elle est polyglotte (Allemand, Anglais, Français, Irlandais, Italien, Russe, Chinois et Espagnol) et joue du piano, du violon et de l'accordéon. Elle adore les armes à feu et en a une belle collection, ainsi que les livres (donc une grande bibliothèque).


_} Histoire
Origine(s) & Nationalité(s) : Liad' est une Irlandaise pure souche. Elle est devenue vampire le 13 mai 1648, pendant les guerres civiles qui ont secoué l'Irlande, l'Angleterre et l'Écosse. Elle est arrivée en France avec d'autres émigrants fuyant la famine.

Famille & Entourage : Elle n'a que Katja qui puisse être considérée comme un membre de sa famille. Elle joue alternativement les rôles d'amante, de sœur, de fille ou d'amie. Katja est une allemande engendrée par Liadan un peu après la guerre 39-45, lors d'un séjour de l'irlandaise à Berlin. Katja est juste un peu plus grande que Liad', a les cheveux bruns et plus de formes qu'elle. Elle est morte (ou née, suivant le point de vue) à 27 ans.
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Liadan D. Oswell
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MessageSujet: Re: Liadan D. Oswell [Finie]   Lun 20 Avr - 0:12

Biographie :

Dans notre mort, que nous soyons secourus par sa présence




Nous sommes en 2154, je suis sur cette terre depuis 530 ans. Retranchez 24 années et vous aurez le temps que j'ai passé en ce bas monde depuis que je suis un vampire. Je me nomme Liadan Dara Ailis Oswell, fille de Liam et Dara Oswell. Je suis irlandaise de naissance, parisienne d'adoption. Je suis morte, et je n'en suis pas malheureuse.


***



Que le dragon ne soit pas mon guide


13 mai 1648

Sept ans. Cela faisait sept ans que cette guerre faisait rage. Finalement, Liadan était à peine sortie de l'adolescence pour plonger dans ce monde de massacres et de pleurs. Elle avait perdu son père, trois ans plus tôt, et son petit frère était mort-né. Sa mère était partie Dieu seul sait où, la laissant seul. Elle n'était plus une enfant, elle pouvait se prendre en charge. Mais pas en temps de guerre. Les combats changeaient tout. Ils déformaient les paysages connus et aimés, ainsi que les gens. De l'extérieur comme de l'intérieur. Plus rien n'était pareil. Plus rien n'était rassurant. Plus rien ne vous faisait espérer que vous alliez vivre jusqu'au lendemain. Éventuellement, le seul espoir restant était de mourir vite. Sans douleur. Sans autre peine que celle qui vous suivait depuis plus ou moins longtemps. Malheureusement, parfois, la mort est bien plus longue que vous ne pourriez le croire. Parfois, la mort est éternelle.

La nuit était tombée depuis quelques heures déjà, tentant vainement de couvrir l'horreur de sa noirceur coutumière. On distinguait mal, mais on pouvait sentir, entendre. Sentir le sang, la mort. Entendre les femmes qui pleuraient, les hommes qui se battaient. Liadan déglutit. Blottie dans un coin de la grange, contre la paroi de bois, égrenant les billes d'un chapelet d'une main distraite, en silence, elle ne savait plus quoi faire. Elle se serait battu, si seulement elle avait eu quelqu'un pour qui se battre. Mais elle était seule, résolument seule. Et elle était complètement perdue, terrorisée. Elle comptait mentalement. De un à cent, de cent à un. Puis elle recommençait. Elle ne savait même pas vraiment pourquoi elle faisait ça. Au fond, elle espérait peut être qu'à cent il se passerait quelque chose, ou bien qu'à un, tout s'arrêterait, elle ne parvenait pas à trancher.

Elle s'apprêtait à passer la nuit là, avant de partir. Où, elle n'en avait pas la moindre idée. Mais elle devait fuir. Fuir, ou mourir. Et étrangement, elle n'avait pas la moindre envie de mourir tant qu'elle pouvait faire autre chose. Alors elle marcherait, et elle trouverait un endroit pour s'y réfugier. Il y avait bien un endroit. Il fallait qu'il y en ait un. Elle parcourrait toute l'Irlande, s'il le fallait. D'est en ouest et de nord en sud. Si elle ne trouvait pas, elle pourrait toujours se jeter à la mer. Elle inspira longuement et continua de compter, puis de décompter, inlassablement. Il fallait qu'elle dorme, si elle voulait partir. Mais comment dormir avec la guerre tout autour ?

La porte s'ouvrit, grinçante et chevrotante, et Liadan se raidit. Un regard affolé à la ronde et elle s'entendit murmurer


- Qui est là ?

Aucune réponse, juste des bruits de pas qui se rapprochaient, encore et encore, sans hésitation, droit vers elle. On savait qu'elle était là. Qui que soit ce On, elle était en danger. Et elle était acculée. Elle se plaqua encore un peu contre la paroi, ignorant les échardes qui la griffaient, la pinçaient. Ses yeux, déjà bien accoutumés au noir, distinguèrent la silhouette d'un homme qui ne la quittait pas des yeux, droit devant elle. Il était grand, immense même, vu du sol. Et terriblement silencieux. Alors que le sifflement de sa propre respiration emplissait toute la pièce, il ne faisait aucun bruit, se contentant de l'observer. Sans un mot. Sans un geste. Liadan sentit sa respiration se calmer doucement, devenant plus lourde, plus lente. Une mèche de cheveux glissa devant ses yeux et elle la suivit en louchant, avant de reporter son attention sur l'intrus.

L'homme fit encore un ou deux pas et s'accroupit devant elle. Elle remonta ses genoux contre sa poitrine, hésitante, et observa longuement la main qu'il lui tendait.

- Qui êtes vous ?

Il l'encouragea brièvement à prendre sa main, rassurant, et elle obtempéra. Il ne semblait pas vraiment dangereux, ainsi accroupi, et elle ne pouvait de toute façon pas fuir. Il l'attira à lui et elle s'effondra dans ses bras, parcourue d'un frisson d'angoisse. Elle sentit ses lèvres sur son cou, sensation étrange. Liadan se détendit, membre après membre, s'abandonnant à la morsure fatale, laissant le chapelet tomber sur le sol poussiéreux.


Que la sainte croix soit ma lumière


Novembre 1648

Étrangement depuis qu'elle était immortelle, qu'elle avait tout un avenir devant elle, Liad' trouvait que le temps passait trop vite. Beaucoup trop vite. Torin, qui l'avait fait naître au monde de la nuit, ne cessait de lui enseigner de nouvelles choses. Elle avait tenté de le quitter, une ou deux fois, mais il ne l'avait jamais laissé faire, et l'avait rattrapé chaque fois. Quand elle lui avait demandé pourquoi il ne l'enfermait pas, si elle était prisonnière avec lui, il avait haussé les épaules. Elle avait tenté de fuir à nouveau, mais le jour l'avait stoppé dans son élan. La brûlure l'avait effrayée, et elle avait jugé que la compagnie de Torin était mille fois préférable à la douleur de ce qu'elle ne connaissait pas. Une ou deux fois aussi, elle s'était plaint, pleurnichant que le jour lui manquait. Il avait répliqué que si elle passait moins de temps à gémir comme une enfant, elle profiterait mieux de la nuit et que ce serait déjà ça. Finalement, elle se couchait bien avant le lever du soleil, craignant que celui-ci ne la surprenne en se levant plus tôt que prévu, ce qui écourtait bien ses nuits. Ne restait de temps qu'aux leçons de Torin, qui semblait persuadé qu'il devait faire d'elle une parfaite petite vampirette, et du temps pour a chasse.

Le mois de novembre était déjà bien entamé, et le froid persistant n'aidait pas les soldats qui ne voyaient pas le bout de cette fichue guerre. Il ne neigerait pas avant un mois encore, mais la brume rendait chaque mouvement plus fastidieux, comme si les mortels nageaient dans une mer de coton. Maintenant que Liadan ne se plaignait presque plus, elle en riait. C'était la deuxième phase, d'après Torin. Elle avait finalement accepté sa condition, et même le fait qu'elle lui devait la vie, en quelque sorte. Maintenant, elle jouissait de sa supériorité et se moquer de tout, telle une lady s'amusant des déboires d'un pauvre souillon. Pour l'instant, elle adorait ça. L'égarement des hommes en ces temps troublés rendait la chasse encore plus excitante. Elle ne chassait pas seulement pour jouer, Torin le lui avait formellement interdit. Et même lorsqu'il ne la surveillait pas, elle se gardait bien de lui désobéir. Il avait tout juste deux siècle, mais il lui semblait extrêmement sage, avec ses lignes de conduite. Il semblait avoir tout vu, tout connu. Et elle ne doutait pas qu'il devait en avoir vu, des choses.

Parfois ils chassaient ensemble. D'autres fois, comme ce soir-là, il partait de son côté faire Dieu sait quoi, et elle se débrouillait pour choisir son repas elle-même, privée de ses conseils et de ses ordres. Cette fois, c'était une jeune fille qu'elle avait pour cible. Tout juste dix sept ans, encore pucelle. Autant dire qu'elle ne connaissait rien à la vie. Torin n'aimait pas cela. Il voulait toujours qu'elle les choisisse au dessus de la vingtaine, et principalement des hommes, parce que c'était mieux pour elle, disait-il. Lui ne se privait pas avec les femmes. Mais soit. Lorsqu'elle était avec lui, elle s'exécutait. Là, elle était seule. Et l'adolescente était incroyablement attirante. Alors elle allait tirer profit de la situation.

La fille était dans sa chambre, qui se préparait à dormir. Liad' la guettait depuis plus d'une demi heure. Il fallait choisir le bon moment. Elle l'avait déjà repéré plusieurs jours plus tôt, mais Torin – encore lui – l'avait poussé vers un homme plus mur, avec qui elle s'était bien amusée, il fallait l'avouer. Mais le sursit de l'adolescente avait assez duré. Son père était au front, sa mère bien trop alcoolisée pour entendre quoique ce soit. Et cette petite était vraiment insouciante. Depuis que la guerre s'était un peu éloignée, il semblait que les gens des environs se croyaient totalement en sécurité. Liad' était là pour leur rappeler leur erreur.

La jeune femme s'introduisit dans la maison en silence, pour que sa proie ne s'aperçoive pas trop tôt de sa présence. Elle avait rapidement monté les escaliers, s'était félicité de ne pas avoir fait craquer une seule marche. Elle s'était planté dans l'encadrement de la porte pendant que la blonde lui tournait le dos, occupée à une affaire quelconque. Souriante, Liadan prit une voix calme et douce, tentant de ne pas faire transparaître son excitation.

- Bonsoir

La blonde sursauta, et Liad' sourit de plus belle, avant de reprendre un air sérieux, un air faussement las détendant ses traits. La proie se retourna d'un mouvement vif.

- Qui... ? Liadan ?

Ses lèvres crispées en une moue vaguement amusée, la vampire fit un pas. Siobhan l'avait reconnue. Pas vraiment étonnant, elles avaient passé tellement de temps ensemble... Encore une chose qui aurait déplu à Torin, ça. Il ne lui en avait jamais parlé, mais elle était certaine que ça ne faisait pas partie des autorisations, ça. Tuer une amie. Mais elle en avait trop envie. Elle s'approcha et la jeune proie la prit dans ses bras, s'extasiant sur le fait qu'elle était vivante, apparemment en bonne santé, et gémissant que « Oh ! Comme elle avait eu peur de ne plus la voir ! Comme elle était heureuse ! ». Triste pour elle, vraiment. Liad' sentait les battements de son cœur, sa poitrine soulevée par sa respiration... Elle était trop proche, bien trop proche pour que la jeune chasseuse ait encore envie de jouer. Maintenant, elle voulait juste se nourrir, sentir le sang chaud sur ses lèvres, réchauffer sa gorge, et ôter cette sensation de faim qui la tenaillait. Elle embrassa Siobhan qui ne broncha pas. La joue, la commissure des lèvres, puis le cou, enfin. Chaud et merveilleux. Il fallait qu'elle boive.

Lorsqu'elle lâcha Siobhan, repue de son sang, la jolie blonde s'affaissa sur le sol, immobile, inconsciente. Liad' inspira, bien qu'elle n'en éprouvât pas réellement le besoin. Un réflexe plus qu'autre chose. Elle s'accroupit et déposa doucement ses mains sur les joues de son amie. Un geste vif, et elle lui brisa la nuque, comme Torin l'aurait demandé.


Ce que tu offres, ce n’est que du mal, ravale ton poison
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Liadan D. Oswell
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MessageSujet: Re: Liadan D. Oswell [Finie]   Lun 20 Avr - 0:13

Octobre 1714

Cela faisait déjà presque un siècle que Liadan est en ce bas-monde, hantant les terres d'Irlande qu'elle connait si bien. La guerre était achevée depuis bien longtemps déjà, après onze années de combats, mais aux alentours du village où elle avait grandi, les morts ne cessaient pas, tombant avec la régularité d'un métronome. Parfois seulement, certains disparaissaient et étaient retrouvés quelques jours plus tard, dévorés par des animaux. Liadan avait vu partir une grande partir de ceux qui comptaient pour elle de son vivant, elle s'était appliquée à achever les autres devenue vampire. De toute façon, ils n'auraient que peu vécu, tous. Torin a longtemps refusé qu'ils quittent leur territoire. Parce qu'il y était accoutumé, d'une part, mais surtout parce qu'il pensait que rester là où on la connaissait rendrait Liad' plus prudente. Ce qui avait fait ses preuves. Elle était maintenant un peu plus sage, moins sauvage. Et c'était réellement une très bonne chose. Mais il arrive parfois que même la prudence ne puisse éviter les erreurs en terre trop familière.

Cette nuit-là, Liad' était affamée. La nuit précédente n'avait pas été à la hauteur, les gens se méfiaient, s'effrayaient. Ils ne savaient pas trop quel bête les prenait en chasse chaque nuit, mais il commençaient à douter de leur voisin, voire même de leur famille. Liad' avait plusieurs fois été nommée « fille de Satan », « démon » et même « harpie ». Les femmes semblaient croire qu'elle avait été envoyée du trente-sixième dessous dans le seul but de séduire les quelques hommes restant puis, une fois l'acte accompli, de les tuer. Une bien étrange idée. Elle n'avait jusqu'ici jamais pensé à ce genre de chose avec un mortel. Elle ne savait même pas si son corps mort en était capable,et il était bien entendu hors de question de le demander à Torin. Il serait de toute façon très probablement contre le fait de coucher avec ses victimes.

Elle avait donc faim, et chaque fois, cette sensation qui la tenaillait l'empêcher d'agir correctement. Torin et elle avaient quitté leur cercueil enfoui sous la paille de l'ancienne grange, lieu totalement désert de jour comme de nuit, et ils avaient décidé de choisir la même proie. Un mortel pour deux. C'était comme partager un dîner aux chandelles : terriblement romantique mais jamais suffisant. Pas qu'un mortel ne manque de sang pour deux vampires, non. Si on se contentait du strict minimum voire d'un peu plus, il n'y avait aucun souci. Mais l'idée de devoir partager ce qui devait être sien lui déplaisait toujours un peu. Mais elle n'avait pas le choix. Les ordres de Torin étaient indiscutables. Si les premières décennies, elle l'avait réellement craint, elle lui vouait maintenant une certain foi et un respect immuable. Malgré les quelques tensions naissant de futiles désaccords, elle savait qu'il ne faisait jamais rien au hasard, qu'il avait toujours raison, ou du moins, un certain nombre de bonnes raisons.

Mais les hommes méfiants deviennent croyants, et les croyants deviennent dangereux, dès lors que vous leur laissez un crucifix entre les mains. Pas qu'ils soient conscients de l'effet de la chose sur les vampires, mais collez leur un objet saint entre les mains, et ils le brandiront devant toute menace, le triturant en cas de catastrophe naturelle, privés de tout échappatoire, le brandissant tel un gamin de quatre ans vous tendrait ses crayons de couleur, la main tremblante en plus.

L'homme qu'ils avaient choisi était roux, assez imposant, et visiblement mort de peur. À se demander ce qu'il fichait là, dehors, s'il était tellement terrorisé. Mais ce surplus d'émotions ne rendraient son sang que meilleure, Liad' en était certaine. Assise sur la terre fraiche, attendant le moment propice, la jeune vampire jouait avec un bout de bois, laissant paraître son impatience. Elle voulait y aller, se lancer, en finir. Torin lui fit signe d'attendre et elle grommela quelques insultes bien senties, comme elle s'était mise à le faire depuis sa mort. Ça, Torin le lui permettait, et elle ne s'en privait pas. L'homme, jeta un coup d'œil inquiet vers une des maisons, et Liad' considéra ce détail comme un signal, celui qui lance la chasse. Souple, elle s'élança, seule. Elle pensa brièvement à Torin dont elle n'entendait pas la course familière et se concentra de nouveau sur sa proie. Ses proies. Car l'homme était maintenant entouré d'une multitude d'autres qui la dévisageaient d'un air apeuré qu'ils cachaient mal d'un masque de fureur. Torin n'était plus à la lisière du bois, et elle était seule. Contre tout un village, dont les yeux lançaient des flammes plus brûlantes encore que leurs torches. Elle aurait pu foncer vers les bois, vers la grange, vers tous ces lieux qui étaient siens. Mais Torin pouvait y être, et elle ne le ferait pas brûler pour sauver sa peau. C'était la loi. Lorsque l'on coure vers la mort, la vrai mort, s'entend, on y va seul.

Raconter les heures qui suivirent serait trop éprouvant, et ses souvenirs, bien qu'encore très vifs concernant certains détails sont assez peu clair. Mais elle est toujours vivante, ou toujours morte, donc la suite n'est pas compliquée à deviner. La nuit suivante, elle se réveilla dans son cercueil, totalement seule, reprenant en tête les projets qu'elle avait fait avant de rencontrer Torin. Elle devait partir.


Arrière Satan, ne me tente jamais par la vanité

***




Nous sommes en 2154, j'ai vécu bien des guerres, aimé maintes et maintes fois. J'ai donné la mort des centaines, des milliers de fois, offert la vie éternelle une unique fois. Ma vie – ou ma mort, si vous préférez – est un amoncellement de guerres et de paix, qui s'entassent sans vraiment s'effacer. J'ai vécu dans trois pays différents, eu deux compagnons, exercé une bonne vingtaine de professions, bu des litres et des litres de sang, lu des milliers de pages, appris des langues, vu défiler les rois, les présidents. J'ai vu les progrès humains, l'arrivée du train, des congés payés, la télévision, internet, la robotique. J'ai vue des sociétés s'effondrer et renaitre de leurs cendres, d'autres disparaître à jamais. Et j'ai l'intention de faire en sorte que cela continue.


_} Hors Jeu
Célébrité sur l'Avatar : Norah Jones
Prénom ou pseudo : Ace, Blod'
Âge : 18 ans
Lieu de vie : Bordeaux
Niveau de rp : Je fais du rp depuis 3-4 ans avec une moyenne d'une à deux pages word
Comment avez-vous connu le forum ? : Par Fao
Avez-vous lu le réglement ? : Ouais, j'l'ai tout bien lu en détail, fouillé les moindres coins et recoins. J'ai lu tout le forum en même temps >< Donc si c'est que vous voulez le pass' (ouais j'suis futée hein ?) c'est merveilleux <333 (Edit > oui je sais je suis merveilleuse. Rolling Eyes ) Ou dans l'autre sens je sais plus.




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MessageSujet: Re: Liadan D. Oswell [Finie]   

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Liadan D. Oswell [Finie]

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