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 Deneb Peterson

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Deneb Peterson
† Novice †

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Date d'inscription : 24/05/2009
Nombre de messages : 32
Age : 26

MessageSujet: Deneb Peterson   Dim 24 Mai - 11:57

_} Identité

Nom(s) : Peterson
Prénom(s) : Deneb
Surnom(s) : Den’
Pseudo(s) : /Le Joker
Âge & Date de Naissance : 21 ans né le 12 Septembre 2133
Groupe Sanguin : O+
Emploi : « Vendeur de sushi » Dealeur.
État Civil : Célibataire.
Groupe : Novice du vieil Irlandais. Hm de Faloàn.

_} Descriptions
Caractère Melting-Pot ça veut dire mélange. On peut dire qu’on est tous un foutu mélange. Plus ou moins réussit, plus ou moins équilibré. En ce qui concerne Deneb le jugement est délicat. Enfant de nulle part son éducation a fait de lui quelqu’un d’étrange. Du moins c’est ce qu’on dit de lui, amis ou ennemis. Gamin léger et décalé, il intrigue.
D’abord, comme tout le monde, vous le croirez stupide puis vous le jugerez probablement fou. Il est en fait très intelligent. Ses paroles sont souvent justes et perspicaces… Enfin « ses paroles », il faut savoir faire abstraction de ses divagations. Cette perspicacité n’est qu’une conséquence d’un solide sens de l’observation. Observateur c’est le moins qu’on puisse dire. Attentif et curieux, Deneb comprend facilement les comportements de ces semblables.

Enfant de nulle part, vous vous rappelez ? Son manque d’attaches a fait de lui quelqu’un de fragile, difficilement cernable. Cherchant toujours à apparaître gai et "normal", il semble en permanence décalé et en équilibre au bord d'un gouffre intérieur. C’est ce qui fait son étrangeté. Cet homme est aussi déplorable en relations sociales qu’en chasse. Etrange n’est-ce pas ? Deneb, attentif et intelligent. Deneb collectionneur et ambitieux. Les divers abandons qui ont jalonné son passé ont eu pour conséquence de lui ôter toute confiance en son entourage. Il réagit souvent très bien en apparence aux mauvaises nouvelles, toujours cette histoire d’image. Toujours paraître gai et normal, vous vous souvenez ?
Ses problèmes relationnels ont eu deux effets clairement notables. Le premier est son insupportable instinct de collectionneur. Pas de papillon hein, quoique certaines femmes peuvent s’apparenter à ces éphémères. Charmeur à outrance, il n’hésitera pas à aller chercher l’affection où il veut. Oui, oui, même chez vous. Seulement ce n’est pas un collectionneur attentionné, nombre de jeunes femmes auront perdu leurs illusions avec lui.
Ce qui nous amène au second effet : Son ambition. Le manque d’attache, de reconnaissance, à fait de lui quelqu’un de déterminé et d’orgueilleux. Il n’est pas question qu’il n’atteigne pas ses buts. Oui, même s’il est nul au combat et s’il semble idiot. Motivé, ambitieux et déterminé, une de ses grandes caractéristiques est sa minutie. Elle s’apparente parfois à des troubles obsessionnels compulsifs.
Deneb est depuis toujours, quelqu’un d’assez faible psychologiquement. Un mélange à besoin de liant pour tenir. Vous savez n’avoir confiance en personne et s’appliquer à n’avoir aucune attache, jamais, ne participe pas à la confection d’un équilibre d’esprit. Cette méfiance extrême fait de lui quelqu’un de solitaire. Il est bien trop sensible pour s’attache, trop fidèle pour se lancer dans la fidélité. Vous connaissez ces maniaques qui ne font pas le ménage sans quoi ils y resteraient pour la journée ? Il pourrait s’apparenter à un maniaque.
Quoi de plus ? Sarcastique, fier, clinique et détaché. Deneb n’est en fait pas très bien parti .Il finira probablement en amuse gueule pour vampire s’il n’apprend pas à dépasser ses angoisses.

Apparence : Deneb est un homme de taille moyenne, un mètre 78 je crois. Doté d’une musculature nerveuse il n’en impose certainement pas par sa carrure. D’ailleurs Deneb n’en impose pas tout court. Sa démarche lui est propre, nerveuse et rythmée. Certainement due à deux choses ; sa courte espérance de vie-oui plus courte que la moyenne même en comptant les vampires- et son habitude d’écouter continuellement de la musique.

En plus de sa démarche particulière l’allure de Deneb est réellement attirante. Comme la lumière sur les papillons de nuit. Si on à décidé de lui mettre des piles usagées à la place du cœur on l’a aussi doté d’un charme particulier. Vous savez cet air fragile et décalé qu’il traine? En parti dû à son handicap, en parti dû à son état psychologique. Une douce fragilité suinte de son être mêlé à une effrayante volonté de vivre. Des cernes marquent son visage de telle sorte qu’elles en sont maintenant une caractéristique.
Ses traits son particulièrement harmonieux et s’ils sont anguleux, ils n’ont rien de sec. Souvent mal rasé une fine barbe couvre régulièrement sa mâchoire rehaussant son teint presque trop clair. Il a des allures de porcelaine lorsqu’on le détaille, se teint net et d’une douceur trop pâle, cette blondeur candide, ces cheveux désordonnés. Deneb à l’allure de ceux à qui on donnerait le bon dieu sans confession. Il n’est pas pour autant enfantin et malgré ces teintes pâles et séduisantes qui le caractérise ses traits son bien masculin. Ses yeux, ceux d’un adulte observateur et désabusé. D’un vert profond, et saisissant au soleil, son regard dérange parfois. Par sa couleur très certainement, les yeux clairs son trop expressifs.

Un corps fin et nerveux donc, qu’il habille avec un goût certain : L’envie de plaire. Toujours. Et de manière à ne pas être gêné dans ses mouvements. On ne se doute pas de ses origines lorsqu’on l’aperçoit : habillé de la meilleure facture. Il sait se mettre en valeur, rendre son air maladif séduisant.
Vous l’aurez compris : La lumière sur les papillons de nuit.

Maladies : Déficience cardiaque. Le ventricule gauche de son cœur bat trop vite, les signes de fatigue physique se manifestent bien plus vite chez lui que chez quelqu’un de bien portant. Pas d’inquiétude pour autant, il prend un traitement qui lui permet de cacher son handicap à son entourage.( Et croyez moi c’est mieux quand des suceurs de sang vivent dans la même ville que vous.) Il ne connaît pas les éventuelles dégradations que subira son cœur dans l’avenir. N’ayant pas de géniteur vivant ont ne peut connaître les éventuelles tares familiales.

Lieu d'habitation : Deneb habitait dans un arrondissement autrefois riche de Paris, dans un hôtel réhabilité. L’endroit avait des air d’Orphelinat pour chanceux. Désormais il habite un immeuble du treizième arrondissement, l’endroit en pratiquement vide dûe aux divers appartements inhabitables. Den’ à fait du sien un endroit agréable et chaleureux quoi qu’un peu étrange.
Armes : Un simple colt pour le moment, qu’il maîtrise à la perfection. Un pieu de temps à autre pour faire plaisir au vieil Irlandais.

Implants : /

Autre(s) : Deneb porte toujours une chaîne en or au bout de laquelle de trouve un médaillon renfermant la photo de la mère. Il conserve également un polaroïd de son père.


_} Hors Jeu
Célébrité sur l'Avatar : Alex Pettyfer
Prénom &/ou vos Pseudos : Lily
Âge : problématique è_é
Lieu de vie : France
Niveau de rp :Pas mauvais je crois. Ça fait environs 4 ans que je joue crois-je.
Comment avez-vous connu le forum ? : Par Cadou (Le vieil irlandais)
Avez-vous lu le règlement ? : Non Code ok ^^

[Je dépasse la longueur autorisée u_u]
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Deneb Peterson
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Date d'inscription : 24/05/2009
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MessageSujet: Re: Deneb Peterson   Dim 24 Mai - 12:05

_} Histoire
Origine(s) & Nationalité(s) : Deneb franco-anglais d’origine, mais ne possède que la nationalité française. Ce qui ne l’empêche pas d’être bilingue, bien que peu de gens le sachent.

Famille & Entourage : Anaïs et Nicolas Peterson étaient, parait-il, un couple angélique qui avait engendré un gamin plus angélique encore. Ça n’a pas empêché Anaïs de mourir en donnant naissance à son fils. Nicolas à vécu sept ans avec son fils avant de l’abandonner à son tour. La peur d’après Deneb.
Clarice est plus ou moins la mère adoptive de Deneb. Elle n’avait absolument pas l’air d’un ange encore moins l’attitude. Elle n’a pas abandonné Den’. Clarice abritait une dizaine d’autres gamins, Deneb ne s’était lié qu’avec quelque uns d’entre eux. Diane; Joshua; Chuck et Olivia. Chuck était son frère de cœur, il est mort lors d’une de ses premières chasses. Olivia, son premier amour, une de plus à l’abandonner.
Diane et Joshua ont reprit l’orphelinat depuis la mort de Clarice. Les commandes de l’entreprise aussi. Deneb n’a donc que peu de proche au jour d’aujourd’hui.

Biographie :

Ne pas être seul, même si on est mal accompagné. Malgré ce qu'on dit c'est mieux que rien. Si vous vous imaginez le contraire c'est que vous ne connaissez pas la solitude.
Je m'appelle Deneb Peterson. Deneb, c'est le nom d'une étoile. Dites vous qu'à des milliers d'années lumières il existe une version de moi qui réanime l'espoir dans vos yeux désabusé les soirs calme de notre époque. Cette époque où le maître du monde est devenu gibier. L'homme à trouvé plus fort que lui, les vampires nous surpassent en tout point : Intelligence, force, beauté. Certain traitent même leur nourriture avec bonté alors que nous n'étions parvenus qu'à consumer petit à petit notre planète.
Dire que les choses ont changée serait un euphémisme. Les mères meurent et les pères abandonnent leurs enfants, l'inverse est aussi vrai. Parfois on tombe dans la bonne rue. Je suis ma propre bonne étoile, j'étais réellement dans la bonne rue.
Ma rue s'appelait Clarice, elle était noire cacao et forte comme une chasseuse. Faute d'ailes, elle m'a glissé sous son bras. Sous ce bras se trouvait une maison, des repas, une éducation. Dans cette maison il y avait : Joshua; Chuck; Diane, Olivia; Théo; Lucie; Alice ; Mattéo, Clarence et Victor. Honorine qui ne supportait moins son prénom que son acné. Dans cette maison il y avait Clarice qui n'était jamais là, mais qui savait tout. Clarice qui souriait et Clarice qui gueulait. Adulte et imposante, c'est la plus belle femme de ma vie. C'est pour ça qu'elle a été transformée en statue de cire. Froide et figée. La vie à changée et c'est encore un euphémisme.


12 Septembre 2138

«Den' vas-tu te décider à venir ?»

Nicolas secoue doucement la photo prise par son fils au début de l'après midi. Il avait été enchanté par son cadeau, un ancien polaroïd. Sur le cliché mal cadré apparaissait le visage de Nicolas et celui de son fil était coupé sous les yeux. Pour une fois on ne voyait pas ses cernes.
L'enfant lève les yeux derrière ses mèches blondes. Ses mains potelées font inlassablement tourner la manivelle de sa boite à musique. Un sourire espiègle étire progressivement ses lèvres. D'une voix fluette, il pose ses conditions.

« D'accord, mais demain tu restes.»

Nicolas hoche la tête et soulève l'enfant pour rentrer. Encore une fois il s'étonne de la facilité avec laquelle son fils se fond en lui. Comment lui refuser sa présence lorsque l'enfant est si faible? Deneb laisse délibérément la boite tomber dans le dos de son père, celle-ci roule jusqu'au marbre de la tombe qui lui servait d'assise à l'instant précédent. Cinq ans qu'elle vieillit ici, l'âge du gamin.
Deneb hésitât. Ecrasa les gouttes échappées des yeux de son père.

«Tu fuit Papa.»

Des rires au milieu des tombes, incongrus et innocents.

Janvier 2140

Les trois choses à savoir était : On ne joue pas avec un vampire. Toujours se fondre dans le paysage. Etre attentif tout le temps.
Trois règles que Deneb appliquait scrupuleusement. Trois règles qu'il se répétait pendant qu'on le branchait pour la nième fois aux moniteurs de l'hôpital. Son père travaillait inlassablement pour pouvoir assumer les soins nécessaires à la santé de son unique enfant. Le gamin en était conscient et à sept ans il possédait déjà une culture étonnante. Une attitude déjà intrigante même. Attentif, vif d'esprit, s'il avait atteint l'âge de sagesse s'était dans toute sa splendeur. Ce genre de dons à pourtant deux côtés. Le meilleur des deux était la fierté dans le regard de Nicolas, l'étonnement admiratif dans celui des autres adultes. L'autre, moins attractif, était sa trop grande lucidité pour son âge. Il avait tué sa mère. Il n'était rien de plus qu'un mort en sursis, c'est pour ça qu'il allait si souvent à l'hôpital. A cette époque il n'avait qu'un traitement mensuel, une petite piqûre chaque mois. Pas grand chose et ça lui permettait de courir avec les gosses du voisinage. Jouer dans les maisons délabrées qui faisaient leur quotidien. Frimer parce que, lui, n'avait pas peur des piqûres non non messieurs dames.
Ce moi de janvier entamai le début du changement pour les hommes Peterson. Les médecins n'avaient donné que peu d'espoir pour la vie du gamin. Nicolas n'avait pas eu à expliquer la lourde nouvelle à son fils. Son expression ravagée parlait pour lui.

Mars 2140, 4h15 am
Chambre de Nicolas.

Je tourne et retourne le pendentif ovale que Papa m'a donné il y a maintenant trois jours. Je ne dormirais plus jusqu'à ce qu'il revienne. La maison craque de partout. Je sais qu'il y à des monstres partout autour de moi, c'est pour ça que je laisse les volets fermé et la lumière partout. Les monstres ont peur de la lumière. Le pendentif peut s'ouvrir, dedans ma mère y est rangée en miniature. Elle ressemblait à un ange. Je sais bien que j'avais la plus belle mère du monde vous savez. Blonde comme le soleil, et des yeux plus beaux que les miens. C'est la photo qui le montre. Je crois que Papa est très fatigué, depuis ma dernière visite à l'hôpital. Il y a une semaine environ.
J'ai promis de ne pas sortir de la maison.
Papa va revenir. Les papa reviennent toujours vous savez. Les papas restent avec leur fils. Surtout le mien. Mon papa m'aime vous s'avez. Encore plus que les jus de fruits au soleil l'été.


26 Avril 2140.

J'ai désobéit, j'veux dire, j'ai vraiment désobéit. Je suis sortit de la maison. Je voulais retrouver Papa. Ça faisait trop longtemps que Papa était pas rentré. Je connais pas le travail de papa, juste il s'en va jamais plus d'une semaine. D'habitude il demande à Nina de passer. Nina, elle m'aime bien, c’est peut-être parce que les volets étaient ouverts qu'elle est pas venue voir si on était là? Peut-être que Papa est retourné chez lui? Papa est anglais vous savez. Il me parlait comme ça des fois.
J'ai peur, il fait noir et il faut pas sortir la nuit. Je suis dehors, il fait nuit, la maison est loin.
J'ai pas été à l'hôpital ce moi-ci. C'est pour ça que je suis si fatigué vous croyez ?
Peut-être que papa va revenir, il est juste partit voir de l'autre côté du monde s'il y avait encore de la place pour nous.
Je crois que là-bas on peut sortir la nuit. C'est ce que disait papa. Je comprend pas pourquoi on y est pas allé avant d'ailleurs si vous voulez mon avis.

Je suis fatigué et je crois que je vais dormir un peu, demain j'esserais de trouver l'hôpital. Là-bas ils sauront pourquoi papa est plus là.

Septembre 2144

«Deneb Peterson je t'ordonne de lâcher ce bouquin et de venir manger avec nous.»

Le ton de Clarice était fort et déterminé. Je souris. Je sais déjà la position de ses mains sur ses larges hanches avant de lever les yeux. Avec calme, juste pour l'énerver d'avantage, je referme le volume qui me passionnait une seconde plus tôt. Même la lecture me passionne moins que Clarice.
Lentement je dépose le livre à côté de moi et me lève. S'il y a une chose que Clarice n'abandonne jamais c'est les repas en «famille». C'est aussi grâce à elle qu'Olivia à grossit. Livie est arrivée un ans après moi. On est cinq maintenant à vivre chez Clarice. Livie à quinze ans et sept kilos à récupérer.
Chuck se moque continuellement de tout le monde, mais je crois qu'il a pas mal aidé Livie. Clarice nous sert les uns après les autres et le repas ne commence vraiment qu'une fois qu'elle s'est assise et a prit sa fourchette. Par ordre d'arrivée il y a : Joshua ; Chuck ; Diane ; moi et Olivia. Diane est la plus vieille d'entre nous. C'est elle qui fait pas mal tourner la petite entreprise de la famille, depuis peu Chuck l'a rejoint. Je crois que c'est vers quinze ans qu'on commence à avoir le droit de dealer. Livie reste à la maison parce que Clarice ne veut pas encore la laisser sortir. Je ne sais pas pourquoi. Juste que Clarice sait quand il est temps pour nous d'affronter le vrai du monde. Livie est la plus abîmée de nous si je me trompe pas. Parmi nous il y a d'ancien esclaves je crois.
Clarice est un refuge pour chiens errant en fait.
Clarice est le plus beau refuge du monde, plus beau que Diane. Encore plus beau que ma mère. Clarice est pourtant pas facile croyez moi.
Mon gâteau d'anniversaire arrive, il y a maintenant onze ans que j'ai tué ma mère. Quatre ans que j'ai fait fuir mon père. Qu'est-ce qui va arriver à mon refuge si je reste ?

«Souffle gamin, on a faim.»

Chuck, dans toute sa douceur. Je lui souffle tout dans la figure.

Juin 2146

« Putain Den' bouge toi !!

-Quoi ?»


Je prends le rouleau de billet qu'on me tend. J'ai bien vendue aujourd'hui, Clarisse sera contente. On va pouvoir aller à l'hôpital le moi prochain.
Livie m'attrape le bras et m'entraîne dans sa course. Je n'ai pas vu le danger, mais je le comprends à son attitude. On va se faire choper. La règle d'Or : La discrétion. Ses cris étaient pas particulièrement discrets... Pendant notre course je glisse drogue et butin dans ma poche. Liv' court beaucoup trop vite, elle passe par des boyaux de rues impraticable, s'est normal faut qu'on sème nos poursuivant. Je comprends que ce sont des hommes quand je vois l'église qu'on dépasse. Liv à une putain de foi. C'est une illuminée d'après moi, mais son illumination nous a sauvé plus d'une fois. Sa conviction que le créateur existe est si forte que des vampires ont abandonné à deux doigts de nous bouffer. Les églises sont les meilleures échappatoires quand Liv est dans le coin.
Parfois il est plus dangereux d'être poursuivit par des hommes que des vamp'. Comme maintenant, je suffoque déjà. Liv resserre son étreinte sur ma main, elle sait que je ne vais plus tenir longtemps. La sueur perle partout sur mon corps. Nous ne nous arrêtons pas pour autant. Il faut en plus user de milles et un détour avant de retrouver la maison. Ne jamais guider les fouines jusqu'à chez nous, ne jamais prendre un chemin direct. Depuis combien de temps court-on ? Livie montre aussi des signes de grande fatigue. Ça doit faire un moment. Je ne me guide plus qu'à sa main accrochée à mon bras. Les étoiles roulent sous mes yeux,

« Den on va y arriver.»

J'hoche la tête. La bile dans ma gorge m'empêche de répondre. J'imagine que j'ai hoché la tête trop fort. Je m'éclate par terre.

« Deneb! Relève toi.»

Je sens vaguement les mains de Livie sur mon visage. Sous mes bras. Elle me traîne ? Clarice à réussit à lui inculquer sa plus grande valeur : Ne jamais abandonner un membre de notre famille. Même quand c'est Deneb. Deneb le gamin étrange et dérangeant, le défectueux. On n'abandonne pas un frère.
Je sombre.
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Deneb Peterson
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MessageSujet: Re: Deneb Peterson   Dim 24 Mai - 12:10

Juin 2146
Une semaine plus tard.

J'ouvre les yeux dans une chambre aseptisée. Mon souffle est court, mes bras lourd et le reste de mon corps inexistant. Trop lourd pour moi je sombre à nouveau.

Novembre 2150

En quatre ans la famille s'est agrandie de sept membres. Quatre gamins et trois filles. Toujours par ordre chronologique : Théo; Lucie; Alice ; Mattéo, Clarence ; Victor et Honorine.
La dernière en date est une adolescente complexée et débarquée un jour de nul par dans notre hôtel réhabilité en maison.
Notre «petite entreprise» a prit de l'ampleur et nous sommes désormais largement à notre aise. Théo est un chasseur. Je me souviens de la première fois où j'ai rencontré un vampire.

Olivia était alors la soeur avec laquelle j’avais le plus d'affinité, c'était aussi, je crois, la plus abîmée par la vie de tout les gamins que Clarice avait récupéré. Bref.
Nous vendions notre marchandise à travers les rues délabrée de Paris, tel les rats que le l'homme est devenu. C'était l'une de mes premières sorties en temps que vendeur et Olivia prenait son rôle de marraine très au sérieux. Elle me sous-estimait et je répondait à ses attentes silencieuse en me pliant au rôle qu'elle m'avait inconsciemment assigné : Le rôle du petit frère fragile à protéger. Elle en avait besoin pour s'en sortir. Je ne m’adonnais donc pas à mon jeu préféré. Jeu dont je vous parlerais plus tard. Trop exalté par cette sortie libre je tardait, mon succès ne cessait d'ailleurs d'augmenter. Un ange vendeur de rêve en pilule. Que demander de plus ?
Je crois que si Livie n'avait pas été là j'aurais suivit la créature aussi loin qu'elle me l'aurait demandé. Il ne faisait pas encore parfaitement noir lorsqu'Il s'était approché de moi. Je ne sais pas encore ce qui l'avait poussé à venir à moi, s'exposant aux derniers rayons de soleil. L'attraction que j'exerçait généralement -et dont j'était encore inconscient- où les battements irréguliers et trop rapides de mon coeur ? L'homme s'était penché vers moi. Si beau, charismatique. Angélique. Aussi blond que moi, si semblable à moi en réalité. La longueur de ses cheveux m'évoqua un ange, le gris de ses yeux malicieux la réalité de son être. J'avais pourtant envie de le suivre.
Livie avait tout laissé en plan lorsqu'elle avait compris ce qui se passait. Ce fut notre première course poursuite. La première fois où je vis combien la foi de ma soeur était forte. Comment une adolescente avait elle put repousser une créature si forte que ce vampire ? L'église nous avait sûrement aidé.
J'ai essayé, par la suite, de croire en Dieu et ses acolytes. En vain.

Clarence et Victor sont les jumeaux de notre groupe. Lucie, Mattéo et Honorine des ados paumé dont je m'amuse beaucoup. Enfin Alice qui m'est totalement dévouée. Amoureuse malgré les mises en garde de ceux qui me connaissent le plus dans cette famille.
Livie se moque en me comparant à l'un de ces buveurs de sang, séducteurs et destructeurs. Alice comprendra tôt ou tard.
Et toujours, éternellement, Clarice. Désormais âgée d'un cinquantaine d'année. Inchangée, elle tien toujours sa maisonnée d'une main de maître. Désormais plus présente, elle gère son entreprise de la maison. Elle n'a toujours rien d'une mère poule. C'est une femme forte et intouchable.
La femme de ma vie.

Février 2151

Un paquet de gélule m'arrive droit dessus. Nous sommes à l'ancien montmartre. Chuck et Livie me regardent impatient. Je l'attrape, le paquet.

«Putain Den' tu veux vraiment prendre une carte de fidélité à l'hôpital ?»

C'est Chuck qui m'a interpellé, Livie m'en veut trop de lui avoir lâché entre les mains. Je jette un regard vers ce qui m'avait déconcentré un instant plus tôt. Il s'en va. Je préviens d'un ton plat.

«On se retrouve à la maison.»

Sous le regard inquisiteur de Livie j'ouvre la boite et avale deux gélules. Un instant plus tard je ne suis plus dans les environs. Il était blond et large d'épaules. Les cheveux long attachés en catogan. Le regard vieux et exténué.
Je glisse la drogue que je porte constamment dans mes poches. Peut-être vais-je en apprendre plus sur lui? J'aurais dû me douter de sa destination. Ça fait plus de dix-sept ans que j'ai tué ma mère. Il m'arrive, comme aujourd'hui, de croiser Nicolas. Un jour j'irais lui demander la raison de son abandon. Un jour. Aujourd'hui je me contenterais de le suivre. Comme à chaque fois. Je crois qu'il en est conscient. Pourquoi il ne fait pas le premier pas ? Parce que se savoir suivit par son fils lui assure que je ne le hais pas. J'imagine qu'il a peur de m'effrayer.
Je m'assoi sur une tombe à l'écart et allume une clope. Une vraie clope, on ne consomme pas la marchandise au risque de devenir accro.

Septembre 2151

« Joyeux anniversaire»

J'écrase mon mégot devant la tombe de ma mère. Avale une gélule. Mon traitement est désormais journalier. Mes visites à l'hôpital de plus en plus fréquente. J'ai échappé de peu à deux opérations. La première lors de ma cavalcade en compagnie de Livie. La seconde il y a deux ans. Seul quelques membres de la famille savent exactement de quoi je souffre. Pour le reste j'entretiens le mystère.
Je pose une rose blanche sur la tombe de ma mère. Ne l'ayant pas connue je ne suis presque pas revenue depuis que mon père m'a quitté. Aujourd'hui c'est un adieu je crois.
Je suis désolée d'avoir tué ma mère, je me suis puni moi même. Je me suis privé de l'amour qu'elle m'aurait prodigué et de celui de mon père. Je devais être une douleur constante pour qu'il me laisse périr dans la maison qui avait un jour abrité sa femme.

C'est paisiblement que j'ai quitté ce cimetière pour retourner à mon job. Je suis officiellement vendeur de sushi, en réalité je deal depuis que j'ai treize ans. Les plus jeunes de la maison n'ont pas à se sâlire les mains. Je n'ai aucun scrupule à détruire la vie de pauvre gens, je n'ai aucun scrupule à utiliser mon charme outrageux pour leur vendre de la mort en poudre. Je me fou des conséquence et c'est ce qui fait de moi le meilleur vendeur des cinq. Clarice veut éviter ça aux gamins. Je respecte son choix.

Decembre 2153

« J'y vais Deneb.»

Minutieusement je nettoie mon arme, chuck me l'a laissé quand il est partit s'engager dans la fédération quelques mois plus tôt. Il y est mort comme un rat. Mon seul vrai frère m'avait abandonné à son tour.
Je ne prend pas la peine de lever les yeux vers Livie et lui répond d'un ton détaché.

«Bien reviens avant la nuit.

-Tu n'as pas compris Den', je ne reviendrais pas.»


Là, je lève les yeux. Quoi? Elle ne revient pas? C'est quoi cette connerie? J'ouvre le chargeur de mon arme et en sort les balles. Mes mâchoires se serrent.

«Oh, super. Amuse toi bien
- Tu ne me demandes pas où je vais?»


Les larmes s'entendent dans sa voix, je m'en fou. Elle s'accroupit face à moi, pose une main sur ma joue, glisse sur mes lèvres.

«Suis moi.»

Elle chuchote, elle ne supplie pas. Je la fixe. Ses lèvres s'approchent des miennes entrouvertes, impatientes. Je l'arrête, le canon de mon arme est posé contre son front. Les balles chutent au sol. Elle suffoque face à moi, échos de mon propre souffle. Sa main glisse dans ma poche et viens glisser une gélule dans ma bouche. J'appuis sur la gachette. Le coup est creux. Ses larmes coulent et elle se détourne.
J'avale la pilule.

Juillet 2153
3h56 am

Dans le bâtiment silencieux le bruit du bouchon détonne. Je fais glisser une gélule dans le creux de ma main. La dernière, je passerais à l'hôpital demain. L'avale. Je ne prends pas la peine d'allumer, je connais l'endroit par coeur. Mon pied buter contre quelque chose, quelque chose de mou et de chaud. Je m'arrête. Recule et lentement enclenche l'interrupteur. La lumière envahis la pièce m'exposant à un spectacle pour le moins incongru.
Un vampire, dans mon salon, les dents dans le coup de Clarice. Une Clarice déjà à demie morte. La créature s'était arrêtée en entendant mes pas sur le perron. Ma réaction l'arrête dans son assaut. Je tire dans le corps de la femme que j'aime. Intrigué il lâche le corps de Clarice qui s'écroule mollement au sol maculant le parquet de son sang. J'ai tiré avant qu'il ne réagisse, trois balles en argent dans le coeur. Il s'écroule.

L'heure est surréaliste la scène est surréaliste. Je me penche vers Clarice et ferme ses yeux révulsés. La douceur de mes gestes m'étonne moi même. Deux cadavres salissent le salon. J'imagine qu'il n'était pas seul. J'ai cru comprendre que les vamp' chassaient au moins par deux.
Je sais déjà que c'est ces crétins de jumeaux qui ont mené les vamp' jusque chez nous. Partagé entre l'envie de fuir et celle de faire l'inventaire j'allume une cigarette. S'il y avait un autre buveur de sang dans cette maison il aurait déjà attaqué. Je suis assis dans le sang de Clarice entrain de contempler ses meurtrier, mes mains en premier lieu, le vamp' en second plan.
Je suis malsain, c'est la seule explication sinon je ne trouverais pas cette ordure séduisante. J'éteint ma clope en l'écrasant dans la paume du vamp'.
Enfin je me décide à faire le tour de l'endroit. Un désastre. Je crois que si Josh et Honorine n'avait pas été là, ils seraient tous mort.
Josh est chasseur, il a détruit la seconde créature qui s'était introduite chez nous. Quand il m'aperçoit je lui fais signe de descendre finir l'autre. Je crois qu'il faut les brûler puit les éparpiller pour bien faire le boulot. Du moins sa pu la fumée la haut. Honorine est inconsciente. Les jumeaux amoché. Alice a servit de pâté, mais les pertes sont moindres. Je calcule enfin la présence de Théo. J'imagine que s'ils n'avaient pas été la tous les trois tout le monde serait mort.

« Oh putain Den' tu vas bien!»

Lucie m'a sauté au cou. Je ne réagis pas. S'il était trois chasseurs dans cette putain de maison qui peut m'expliquer POURQUOI personne n'a cherché Clarice? Pourquoi un putain de vampire a pu sucer la vie de notre refuge?
Je me force à sourire, paraître normal en toute circonstance, même quand au bout de mon bras mon flingue tremble tellement que j'ai envie de tous les abattre.

« Ouais super hein ?»

Les larmes chaudes de Lucie coulent dans mon cou, elle doit être entrain de craquer. Théo m'explique qu'ils ont entendu mes coups de feu et comprit qu'un autre se trouvait en bas. Ils n'avaient pas eu le temps de réagir. Honorine et Joshua avaient réussit à abattre celui qui les avait attaqué.
J'avais vu juste c'était les gamins qui avaient introduit la créature ici, il avaient outrageusement manqué de discrétion. Rentrés trop tard, trop directement, ils avaient accumulé les erreurs.
Je détruit leurs espoirs de fin heureuse en leur annonçant la mort de Clarice. Je me charge de faire disparaître le corps d'Alice, personne ne sait où est Diane.

8h13am

J'ai du attendre le jour pour rendre les honneurs à nos morts. Eviter un nouveau carnage.
Je pose le bidon d'essence à côté de moi. Craque l'allumette qui définitivement va emporter notre équilibre. Diane et Joshua me rejoignent alors que j'enflamme les corps. Derrière eux les gamins, qui ne le sont plus tant que ça. Des ados pour la plupart.
Diane pose une main sur mon épaule, apaisante, elle me sourit doucement alors que le feu lui donne des couleurs chaudes.
Je lui laisse mon arme et m'en vais.

2154
Infirmerie, hôpital Necker, 1h25pm

J'échange un rouleau de billet contre mon traitement pour trois mois, cette maladie commence vraiment à me porter sur les nerfs. J'aimerais qu'elle se décide, un jour j'agonise et le lendemain mon espérance de vie se rallonge. J'en suis à ma troisième transfusion de plaquette. Le gamin défectueux que j’étais a déjà largement usée de son passage sur terre.
Un sourire moqueur étire mes lèvres. Je donnerais quoi comme vampire moi ? Un vampire défectueux aussi ?

« Bonjour Dc Riagal !»

Je me raidis. Et merde. Même dans ma vie privée le vieux s'impose !
Stupide lèche cul d'infirmier ! Avec toute la désinvolture dont je dispose je me retourne vers l'irlandais. Je lui lance une tape dans l'épaule et moqueusement lui demande :

« Hey Senior comment tu vas ? Pas trop fatigué ces temps-ci ?»

Riagal grimace, il n'est pas plus content de me voir que je ne le porte dans mon coeur. J'ai évidemment hérité du tuteur le plus chiant qu'on face chez les chasseurs de la fédération et j'en viens à regretter de pas l'avoir joué free-lance.
J'avale une gélule devant lui et m'en vais en agitant nonchalamment la main. Ok, le tuteur le plus chiant, mais aussi le plus apte à me maintenir en vie.

Je m'appelle Deneb Peterson et me voilà «fiancé» à un irlandais sénile jusqu'à ce que je sache bouffer du vampire tout seul. L’ennui c'est que le vieux est aussi têtu que je suis étrange.

[désolé pour la longueur je m'éttais pas rendu compte -__- et je veux garder sméagol en ava :p]
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Aislinn A. Aberlin
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MessageSujet: Re: Deneb Peterson   Mar 21 Juil - 13:32

C'est bon. Et la longueur va tant que c'est bien fait
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MessageSujet: Re: Deneb Peterson   

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Deneb Peterson

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