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 Le chat et la souris. [libre]

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Liadan D. Oswell
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MessageSujet: Le chat et la souris. [libre]   Mar 21 Juil - 21:04

Ce qu'il y a de bien avec les lieux déserts, c'est qu'ils ne sont jamais vraiment tout à fait déserts. Vous errez dans la rue calme, silencieuse, à l'affût, et vous la trouvez. LA proie. Celle qu'il vous fallait, délicieuse et excitante. Adolescente. Désirable. Saoule ou droguée, le plus souvent. Et effrayée, parfois. Merveille des merveilles. C'est ce qu'aimait Liadan. Ce qu'elle avait toujours aimé. Les âmes perdues, les jeunes, les belles. Ce qui avait toujours dégoûté Torin aussi, ce goût pour les jeunes. Mais on ne pouvait se contenter des vieux ou des pauvres. L'Irlande du 17ème n'était plus, on s'adaptait. Les adolescents disparaissaient bien sans qu'on les aide, de toute façon.

Le vampire aux airs de jeune fille angélique chassait. Calmement. Les cheveux bruns retenus par quelques épingles pour ne pas la gêner, elle inspirait longuement, se délectant des différents parfums qui hantaient les rues désertes. Elle allait le trouver, l'humain qui illuminerait sa nuit, qui étancherait sa soif. La jeune femme se figea, le sourire aux lèvres. Non loin d'elle, un petit groupe bruyant et remuant, des gosses qui agitaient la nuit de leurs rires gras et de leurs braillements bestiaux. Du bétail. Pur et dur. Ceux-là, on les aurait parqué dans une ferme que ça n'aurait rien changé. C'était leur place, avec les veaux et les porcs. Regroupés autour d'un feu, ils étaient saouls au possible, et la chasseuse n'eut aucun mal à les approcher.


- Alors poupée, on n'a pas peur ?

Elle rit. Il était toujours drôle de voir la victime jouer les durs avec elle. Non, elle n'avait pas peur. Elle était juste assoiffée, impatiente. Les yeux brillants, elle ne lâchait pas des yeux celui qui venait de lui parler, ignorant les murmures des autres. Les plus forts étaient toujours les meilleures proies. Parce que les autres ici étaient à peine humains, principalement. Avançant d'un pas, elle posa une main sur sa hanche et l'attira vers elle pour murmurer à son oreille.

- On va faire un tour ?

Le corps du garçon réagit instantanément, faisant sourire l'Irlandaise. Il la suivrait au bout du monde s'il le fallait, c'était certain. Bêtes adolescents guidés par les hormones. Il s'adressa à ses camarades, leur disant de l'attendre, quelque chose de ce genre. La brune étouffa un rire. Les humains sont stupides, les humains sont naïfs. Ils prennent des risques comme s'ils n'imaginaient pas que leur vie puisse filer, comme ça, entre les doigts d'un autre. Elle se sentit plaquée au mur, sans résistance, et l'adolescent l'embrassa. Mal, évidemment. Mais on ne peut pas savoir tout faire à cet âge-là. Une main sur la joue du gamin, elle le repoussa doucement, limite maternelle.

- Doucement mon grand… On va plus loin.

Pas que s'afficher ne la dérange non plus, mais boire le sang d'un adolescent quand tous les regards de ses copains étaient rivés sur vous, c'était toujours délicat. Saisissant la proie par la main, elle l'entraîna un peu plus loin, tourna au coin d'une rue et s'immobilisa. Là, ils étaient tranquilles. Seuls. Le garçon tenta de prendre la direction des opérations, ses mains s'affairant sur le corps d'une Liadan pas vraiment intéressée par la chose et elle sourit.

- Ton nom ?
- Nicolas.
- D'accord. Nicolas, tu vas mourir.


Il releva les yeux vers elle, d'abord inquiet, mais le sourire calme de sa compagne du moment le rassura et il partit d'un rire nerveux, comme s'il venait d'être victime d'une mauvaise blague. Rien de plus.

- On meurt tous un jour, vous savez ?


Liadan sourit de plus belle et glissa une main dans son cou tandis que de l'autre, elle raffermissait sa prise, se délectant de l'inquiétude qui grandissait chez l'enfant en face d'elle.

- Oui, mais toi plus vite que tes amis.


L'autre commença à paniquer et l'Irlandaise ne lui laissa pas le temps de fuir. Elle l'embrassa d'abord, mordant d'abord ses lèvres tremblantes d'adolescent perdu et se pencha sur son cou, le mordit pour le vider de son sang, pressant son corps inerte contre le sien, comme s'il s'agissait d'une simple poupée de chiffon, comme celle qu'elle avait eu quelques siècles plus tôt. Elle aimait ça. Le sang, la mort, la peur de ses proies, leur faiblesse et leur amour, tout ça mêlé. Il fallait ce bruit de pas, cette intervention d'un autre, humain ou non, pour qu'elle le laisse tomber. Nettoyant ses lèvres d'un rapide coup de langue, elle posa la main sur son tanfoglio, par principe, attendant que l'inconnu ne daigne se présenter.
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Deneb Peterson
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MessageSujet: Re: Le chat et la souris. [libre]   Jeu 23 Juil - 14:08

Il y a des choses dans ce monde qui n’ont pas changé depuis la chute de la race humaine. Vendre des stupéfiants de nuit est une chose qui perdure. Pour le mythe certainement, stupide probablement lorsqu’on sait que le marché noir regorge de vendeur de drogues en tout genre. Nerveuse et détaché, la démarche du jeune dealer. Il savait qu’il n’était encore pas prêt pour un combat seul contre un vampire. C’est pourquoi sa main passait régulièrement dans ses cheveux blonds, les ébouriffant, signe évident de sa nervosité.
Le propre de Paris c’est son ambiance, ses rues désertes et grouillantes de vie. Parce que c’est dans le silence qu’elle est menaçante. Cette capitale anciennement prestigieuse. Sordide désormais, qui sait si Deneb n’était pas épié à l’instant présent ? Dans la poche arrière droite de son jean usé, un colt, un sachet de cocaïne. Il avait finit pour ce soir normalement, c’est pour ça qu’il déambulait dans ces rues faussement désertes. Pour retourner chez lui.
Une seconde.
Dans sa main un cylindre en plastique translucide, orange, fermé d’un bouchon blanc. Empli au quart de gélules. D’un geste expert, une pression du pouce et de l’index, il fuit pivoter le bouchon et porta le flacon à ses lèvres. Une gélule glissa dans sa bouche. Habitué il l’avala. Faire attention aux heures de prises hein ? Faolàn allait le tuer un jour, vraiment. L’irlandais préférerait être la cause de la mort du gamin que de le voir crever par étourderie. Il ne serait pas étonnant, en revanche, que Deneb faiblisse par négligence. Il sourit.

Nerveuse et détaché, la démarche de Deneb, mais pas pressée. Il arriverait chez lui en temps et en heure, peut-être que cette nuit serait l’occasion de tirer sur du vampire. Il suffisait qu’il soit attentif comme aux entrainements. Savoir capter un souffle ou un pas, les vampires ont cet honteux avantage physique. Cette dextérité qui vous oblige à décupler votre attention.
Evidemment c’était sans compter les rires épais et inconscients d’un groupe de jeunes, à peine plus jeune que lui à vrai dire. Deneb leur jeta un regard désabusé et passa son chemin. La vulgarité des demoiselles ne méritait pas plus d’attention. Du moins pas ce soir, pourquoi ? Pour la simple et bonne raison que ce soir Deneb était profondément détaché de son environnement. Si l’une d’elle était venue vers lui, il l’aurait laissé faire, l’aurait entrainé chez lui ou au coin d’une rue. Sans se sentir concerné pour autant. Oui, ce soir Deneb était clairement dans cet état d’esprit qui lui donne l’air d’un funambule au bord du précipice. Dans sa main le flacon tourne, les gélules s’entrechoquent régulièrement, glissent contre la paroi de plastique. Incroyablement bruyant pour des médicaments, n’est-ce pas ? Si. Mais à quoi bon être silencieux ? Mieux vaut être réactif que pleutre.

Deneb saisi un paquet de cigarette dans sa poche et glissa l’une d’entre elles entre ses lèvres. L’alluma à l’aide du briquet rangé dans le paquet et remit le tout à sa place. Un nuage opaque s’échappa de sa bouche masqua un sourire. Cette soirée n’avait rien d’ordinaire, les rires adolescents à peine dépassés il interrompait le baiser d’un vampire.
Evidemment après la vulgarité vient la douceur, comme le calme après la tempête. Fascinante comme chacun de sa race, leur meilleure arme d’après Deneb. Comme une araignée qui aurait charmé un insecte, elle tenait dans ses bras le corps inerte d’un adolescent. Deneb fit rouler le flacon dans sa main, les gélules grelottèrent à l’intérieur. Elle l’avait de toute évidence entendu arriver. Inutile de se leurrer. Elle quitta le cou de sa victime et desserra son étreinte. L’adolescent s’échoua au sol dans un bruit mat, comme désarticulé, une poupée de chiffon. Il avait certainement était plus imposant que Deneb de son vivant. C’est peu être cette constatation qui poussa Deneb à saisir son Colt. Il faudrait qu’il pense à changer d’arme, vraiment.
Dans sa main gauche résidait toujours le flacon, clope au bec et vampire en joue. Deneb n’avait aucune envie d’en venir aux balles, mais il n’avait pas plus envie de mourir. Il se contentait de flirter avec la faucheuse rien de plus. Il devenait nécessaire que Deneb se débarrasse de cette fascination pour les vampires. C’est à cause d’elle que la « femme » en face de lui n’était pas déjà étalée au sol, percée de balles. Den’ était un excellent tireur, parce que dans ce monde certaines choses n’ont pas changées. Si les vampires sont désormais en haut de la chaîne alimentaire, les hommes n’ont cessé pour autant de se déchirer. On apprend vite à se défendre lorsque la rue est votre maison. Cette fascination malsaine qui le poussait à observer par plaisir avant de passer à l’attaque. Heureusement pour lui, elle avait l’air repue, sinon elle lui aurait déjà sauté dessus. Comment pouvait-il encore les admirer après qu’ils lui aient prit Clarice ? Cette pensée lui fit serrer les mâchoires, la cigarette chuta, il raffermi sa prise sur son arme.


« C’était comment ? »

Etrange la voix qu’il avait, un peu perdue, comme lui au bord d’on ne sait quoi. Brisée et soyeuse. Etrange jeune homme qui se tenait là face à une vampire. La menaçant de son arme, sans pour autant agir.
Il devait se résoudre à tirer sinon elle allait attaquer et il perdrait tout avantage. Merde ! Faolàn ne pouvait-il pas venir à bout de cette tête de mule ? La chance ne serait peut être pas toujours du côté du Peterson. Non, mais on pouvait espérer que ce soir encore elle avait envie de l’accompagner.


« Personnellement, j’ai trouvé ça très beau. »

Un sourire déchira ses joues. Un adorable sourire sur son visage d’ange abîmé. Le coup parti, il avait visé l’épaule, inconsciemment peut-être il n’avait aucune envie de tuer ce vampire. Non consciemment plutôt, il voulait l’amocher et ensuite pouvoir entretenir une conversation, en toute sécurité, avec elle. Elle était, après tout, incroyablement belle et si on réglait cette histoire de prédateur et proie tout serait pour le mieux.
Oui, un sourire s’afficha sur le visage du jeune blond lui donnant l’impression d’ouvrir ses joues. Les déchirer sans douleur.

Ce soir il était dans cet état d’esprit qu’il lui donne l’air d’un funambule au bord du précipice.
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Liadan D. Oswell
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MessageSujet: Re: Le chat et la souris. [libre]   Sam 8 Aoû - 14:06

Elle l’avait entendu avant qu’il n’arrive, le son régulier des médicaments se cognant contre le plastique du flacon couvrant le bruit de ses pas. Lorsqu’elle lâcha sa victime, il se tenait déjà en face d’elle un vieux flingue pas bien valeureux pointé sur elle, et Liadan apprécia ses années d’expérience. Les jeunes fuyaient, s’effrayaient et laissaient la situation s’envenimer par des mouvements brusques et inutiles. La peur puérile de celui qui ne peut pas mourir face à la proie. Ses doigts jouèrent rapidement sur l’arme laissée à la ceinture, et elle s’appliqua pour ne pas poser les yeux sur l’arme du garçon. Elle n’avait pas peur, et il devait le savoir. Pas que l’irlandaise ait particulièrement envie de se montrer plus forte, mais il devait comprendre que s’il tentait de la tuer, ce serait idiot. Ce qu’il ne ferait pas.

Les grognements un peu bizarres du groupe qui venait de perdre un ami, un peu plus loin, leur parvenaient comme étouffée et la voix du dealer arracha un rire à Liadan. Un mélange de curiosité malsaine et d’intérêt pur, lancé sur le ton de la conversation de routine, comme s’il lui demandait l’heure, ou si elle avait passé une bonne journée. Comme on demande à un inconnu si tout va bien, armé d’une inquiétude de circonstance. Pas que ce soit vraiment important, mais ce sont des choses à dire, histoire de ne pas s’éloigner de la voie conventionnelle. Seulement s’intéresser au repas d’un vampire lorsque l’on est un humain, probablement jeune chasseur, mortel et donc terriblement vulnérable, ça n’a rien de conventionnel.


« Assez agréable, comme tu dois t’en douter. Un peu trop d’alcool et malheureusement écourté. »


Liadan sourit de nouveau, poussant le corps de Nicolas du pied, histoire d’observer rapidement son visage, maintenant qu’il ne gigotait plus et qu’il ne risquait plus de partir bien loin. Il faudrait qu’elle pense à l’achever, tout à l’heure. Quand l’autre humain serait parti, ou qu’il aurait baissé son arme. Parce qu’elle n’était pas assez stupide pour l’abattre là, alors que l’autre la tuerait sans peine juste par crainte. Une crainte idiote puisqu’elle ne lui ferait rien. Trop intéressant pour le tuer tout de suite. Voire même sans doute pour le tuer tout court. Parce qu’il n’y a pas que les dealers inconscients pour s’intéresser à l’autre race.

La voix de l’autre s’éleva encore, en une remarque assez étrange que Liadan n’eut pas le temps d’apprécier. Il tira, et elle ne bougea pas. Il devait savoir. Tant qu’il ne visait pas le cœur, il était inutile de le craindre, et même si l’argent était douloureux, engourdissant son bras et lui arrachant une moue crispée, elle ne broncherait pas. Ne riposterait pas, ne le tuerait pas. Pas encore. Parce qu’il était passé du stade de celui qui allait simplement passer son chemin, escorté par la chance, à celui du jouet, de l’attraction et de l’objet d’étude. Parce qu’il ne voulait pas sa mort, et qu’il semblait se sentir en tort. Parce que se fascination le mettait déjà bien assez en danger sans qu’elle n’ait besoin d’en rajouter, et parce qu’il devait comprendre, simplement. Qui était la proie et qui risquait la mort.

Elle réprima un réflexe enfantin et moqueur, résultat de l’influence que Katja commençait a avoir sur elle, après quelque décennies, qui lui donnait envie de prendre l’air le plus neutre possible pour lâcher un « aïe » indifférent et moqueur. Le sourire du garçon l’en dissuada et elle baissa les yeux vers l’épaule blessée, persuadée qu’il ne tirerait pas une seconde fois.


« C’était idiot. L’argent n’est pas vraiment agréable. Un peu comme si tu mettais la main sur la plaque du four. »

Elle releva les yeux vers lui, souriante, et chercha son regard tandis qu’elle abattait sa dernière proie d’une balle dans le crâne. Le premier humain n’étant plus d’actualité, elle pouvait maintenant s’occuper du dealer en face d’elle, de ce gosse un peu abruti qui lui donnait l’impression d’avoir grandi trop vite. Comme un pull détendu, sur lequel on aurait tiré sans raison valable. Un OVNI.

« Je vais devoir te tuer ou tu ranges ça ? »

Elle désigna le colt d’un mouvement de la main tenant le tanfoglio et hésita. Même pour un vampire d’un demi-millénaire, s’avancer vers lui et effleurer sa gorge avec un sourire un peu sadique faisait trop vieux film, trop cliché et trop Dracula pour qu’elle ne se permette ce genre de chose. Et puis c’était assez dangereux. Elle serait obligée de le mordre, elle devrait expliquer ça à l’imbécile de cardiologue qui faisait plus ou moins office de demi-frère et qui allait probablement occuper sa fin de nuit à extraire la balle en argent de son épaule, et ça serait bien trop compliqué.

« Maintenant que tu as montré que tu étais fort, que tu savais te servir de ton machin et que tu n’avais pas peur, on va peut être passer à autre chose, non ? Et éviter de me donner envie de calmer la douleur de l’argent avec ton sang médicamenteux et probablement bourré de drogue. »

Elle sourit doucement en entendant les rires gras des autres qui s’approchaient, visiblement tentés par un peu de voyeurisme en imaginant leur copain en train de coucher avec elle.

« On pourrait commencer par partir par exemple. Sauf si ça t’as vraiment plu, et que tu veux revoir ça avec les autres ? »
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Deneb Peterson
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MessageSujet: Re: Le chat et la souris. [libre]   Jeu 13 Aoû - 0:38

La curiosité de Deneb était réelle, c’est certainement pour ça qu’elle lui avait répondu. Elle avait passé sa langue sur ses lèvres, délicieusement vampire. Le novice haussa un sourcil face à sa propre réflexion, les autres avaient-ils raison ? Etait-il plus stupide qu’égaré ? En réalité il n’avait rien à faire de tout ça. Ce qui était important à l’instant c’était de savoir que le sang avait parfois goût d’alcool. Obviously.
Ce qui était également bon à savoir c’est qu’il avait interrompu la collation de sa demoiselle. Mauvais pour lui donc. Le funambule n’avait pas peur de tomber, non ; non ; bien trop expérimenté. C’est pour ça qu’il portait de l’attention à d’insignifiants détails. Des détails comme le regard de son interlocutrice, qui ne se posait jamais sur l’arme qui la menaçait. Une réaction pourtant courante et naturelle…


« Navré. Sincèrement. »

Absolument tout sauf sincère, le ton qu’il avait employé. Ce sourire devait y être pour quelque chose. Peut-être que l’adolescent agonisant l’empêchait de compatir. Certainement parce qu’il aurait pu être lui, il pourrait encore. Malsaine obsession.
Comprenez-le, essayez du moins, regarder la une seconde. Douce et piquante dans le genre angélique, comme chacun de ses pairs. Dégager un espace pour se mouvoir, du bout du pied, bouger un corps pourtant plus lourd que celui de Deneb. Du bout du pied. Trompeuse apparence de jeune fille à peine femme. Un vrai Chat. Ces sales bêtes paralysent leurs proie avant de jouer avec et de les finir. L’adolescent au sol était à demi exsangue, une autre sorte de paralysie en somme. Une seconde il se demanda si l’adolescent souffrait encore ou s’il était trop engourdis pour ressentir le moindre désagrément. Il espérait pour lui que ce soit le cas : Il était foutu, anyway.
Si Deneb n’achevait pas l’enfant d’une balle dans la tête c’était seulement pour pouvoir anticiper l’adorable prédatrice en face de lui. Fasciné, mais pas complètement stupide le gamin.
C’est pour ça qu’il avait tiré. Sans l’intention de tuer, certes, mais suffisamment bien pour être en sécurité. La balle était entrée dans l’épaule tout en douceur, le sang l’avait accompagné avec naturel et elle n’avait pas bronché. Rien. Un Chat.


« Jpeux le concevoir. »

Complètement indifférent. Sa douleur l’indifférait, la douleur des autres l’indifférait. Il n’y avait que la sienne qui comptait en bon égoïste. Celle, physique, de son cœur fragile et malmené et celle, plus puérile, du deuil. Les choses seraient plus simples s’il n’éprouvait qu’une banale envie de vengeance. Seulement pour Deneb l’observation minutieuse de l’autre race était presque aussi naturelle que d’avaler des médicaments. L’Irlandais avait excessivement augmenté les doses d’ailleurs. Oui avouons-le avait, au plus grand plaisir du patient, honteusement augmenté les doses. Disons que Deneb se promenait désormais avec quatre flacons différents et qu’il n’avait à en respecter qu’un seul. Tant mieux, il n’aime pas les contraintes. Mais nous nous éloignons du sujet, pourtant préoccupant, qu’est la confrontation entre l’apprenti funambule et le chat.
L’avertissement de l’autre ne le fit pas bouger, toujours le même sourire qui déchirait ses joues. Le regard fixe et attentif. Inflexible et tendu, le bras qui tenait son arme ne tremblait pas le moins du monde. S’il s’était arrêté ce n’était, encore une fois, pas par compassion pour la douleur de l’humain à terre… C’était pas intérêt propre. Juste. Peut-être un cas de conscience, léger. Il estimait que l’asservissement de sa race n’était pas une bonne chose, pas besoin de compatir pour éprouver de l’orgueil. Le sourire du blond s’élargit encore.


« Allons-y je n’ai pas envie de tuer ce soir. »

Et il avait cru comprendre qu’elle non plus. Pas besoin d’être un génie pour comprendre ça, après s’être fait tirer dessus elle n’avait pas tenté de réelle intimidation. Il n’avait pas confiance en elle, évidemment, ça serait absurde. Pas de confiance, mais une sacrée envie d’en connaitre plus et puis même en étant supérieure à lui en combat, elle était blessée. Pas lui.
Deneb avait donc baissé son arme, elle restait cependant au bout de son bras tant qu’il le jugerait nécessaire. Comme une prothèse bien utile. Il marchait désormais dans un dédale de rues coupe gorge, chacune à leur manière. Après avoir avalé en désordre les comprimés autorisés. Quitte à se faire bouffer ce soir autant donner à son sang un goût insoutenable et à sa tête l’impression d’être un magicien.
Un funambule Magique.
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Liadan D. Oswell
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MessageSujet: Re: Le chat et la souris. [libre]   Dim 6 Sep - 20:34

Chaque mot qu’il prononçait, chaque syllabe sonnait tellement bizarrement qu’il ne semblait pas être réellement conscient, comme si les mots lui échappaient. Comme une étrange marionnette entre les mains d’un ventriloque. Il se disait navré, et son sourire prouvait qu’il était ravi, voir même enchanté. Il semblait s’amuser, et quelques soient les efforts de l’Irlandaise, elle ne parvenait pas à comprendre ce qui se tramait dans son crâne d’humain. Un ovni, un vrai. Ses sourires et ses gestes, économisés, n’avaient aucun rapport avec ses mots. C’était plus que flagrant. Mais en même temps, on ne pouvait pas dire qu’il mentait. Il n’avait pas la moindre intention de la tromper, ou de lui faire croire quoi que ce soit. Tout été visible. Il se disait sincère, et on ne pouvait que le croire. Il était sincère dans ses expressions et ses sourires, ses attitudes de bonhomme en bois étaient tout ce qu’il y avait de plus sincères, elle en était certaine.

C’est probablement ce qui l’avait poussée à lui proposer de la suivre, d’aller ailleurs ensemble en entendant les autres. Elle aurait tout simplement pu devenir louve et tourner les talons. Elle aurait pu le laisser là, avec son arme, le cadavre et les autres, bovins et pitoyables. Mais il avait cette façon exaspérante d’agir qui l’intéressait et qui, dans une moindre mesure, la fascinait. C’était le genre de personne qui ne semblait pas se trouver au bon endroit, et l’idée qu’il ferait un excellent vampire traversa rapidement l’esprit de l’Irlandaise. Katja détesterait ça. Elle gronderait, tempêterait, et se plaindrait que quand elle avait amené une jeune vampire à la maison, Liadan la lui avait tuée au bout de deux jours. Mais Flore était une idiote désagréable. Rien à voir avec le jeune chasseur qui d’un sourire, lui confirma qu’il la suivrait. Les paroles n’étaient qu’un plus, une cerise sur le gâteau. Mieux valait se fier à ses sourires.

Elle cessa de prêter attention au groupe qui approchait et sourit, amusée par sa phrase. Il fallait la prendre pour ce que c’était, quelque chose sorti d’on ne savait où avec un but incertain. Rien n’était vraiment clair en fait, et même si elle ne doutait pas que ce serait elle qu’il voudrait tuer, la formulation indirecte et imprécise laissait imaginer qu’il l’aiderait à se débarrasser des gêneurs. Et le pire, c’est qu’en le dévisageant, elle l’en sentait capable. Il n’avait probablement pas le moindre intérêt à la voir s’en tirer, mais il semblait aussi curieux à son égard qu’il l’intriguait, et il aurait probablement été capable de l’aider à se tirer d’un mauvais pas, pour peu que ceux qui arrivaient ne l’intéressent pas plus. Pas envie de tuer… Et les humains trouvaient que les vampires n’avaient aucun respect pour la vie ou la mort.


« D’où l’épaule ? C’est plus amusant de simplement blesser les gens ? »

L’image d’un enfant en train d’arracher les ailes d’un cousin s’imposa dans son esprit et elle sourit, l’accompagnant dans une rue quelconque. Peut être un peu malsain en fait, le garçon. Elle écarta à peine le tissu qui effleurait la plaie et passa son pouce dessus. C’était sale, et ça ne se refermerait pas avant qu’elle ait extrait la balle des chairs. Une véritable partie de plaisir en perspective. Et probablement une semaine pour que toute trace ait disparu. Le gamin n’avait pas fait les choses à moitié et elle se ferait un plaisir de le lui faire remarquer, juste pour voir. Elle délaissa la blessure pour s’intéresser à lui et à l’arme qu’il ne lâchait pas. Ça n’était pas grand-chose, mais elle appréciait l’idée que, malgré tout, il ne se sente pas totalement en confiance. Il était celui qui avait attaqué et, même après ça, alors qu’elle n’avait pas réagi, celui qui craignait. Les positions étaient bien établies : elle chassait, il était la proie.

Le sourire de la vampire s’élargit encore un peu lorsque les médicaments dégringolèrent dans leur boîte et qu’il les avala, excessif. Il prenait ça comme des bonbons, comme si ça n’était rien, sans se soucier de leur composition ou des effets néfastes que les cachets pouvaient avoir sur son organisme tristement mortel. Il ne devait pas mourir trop vite, il était trop intéressant pour ça. Avec un rire un peu las, elle se contenta de l’observer un moment.


« Tu as l’intention de te tuer avant que je ne le fasse avec ça ? »

Elle lui attrapa le poignet pour le sortir d’une rue en traverser une autre et déboucher dans une espèce de cour pavée, calme et silencieuse. Ici ils seraient tranquilles. Pas d’humains, pas de vampires. Juste elle et l’étrange personnage qui avait accepté de la suivre.


« Parce que ce serait idiot, ça ne m’empêcherait pas de te vider de ton sang non plus. »

Non, ça n’était pas des menaces. Un sujet de conversation comme un autre, un peu de moquerie, et un désintérêt profond pour le suicide médicamenteux. C’était trop bête s’il mourait avant qu’elle n’ait pu jouer. Trop bête aussi qu’il ne pourrisse encore plus le sang qu’il lui devait. En compensation de celui qu’il lui avait fait perdre. Pour lui faire oublier sa première proie trop vite lâchée aussi. Et elle pouvait sans doute trouver mille et une autres bonnes raisons pour prendre son sang. Mais plus tard.


« Et maintenant ? Tu restes avec moi ? »
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Deneb Peterson
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MessageSujet: Re: Le chat et la souris. [libre]   Dim 20 Sep - 1:15

« Simple comportement d’humain. Réaction automatique due à la surprise visant à parer et étouffer l’hypothétique peur qui aurait put me refroidir. »

Ou comment expliquer à sa charmante compagne pourquoi elle se trouvait désormais affublée d’une balle dans l’épaule droite. Heureusement pour eux deux le parisien n’avait plus de balles d’argent. Surtout pour Deneb en fait, parce que la douleur aurait probablement ôté tout intérêt à sa personne et il se serait fait refroidir justement. Plus terre à terre ; la jeune femme serait bien moins séduisante les traits déformé par la douleur ou la colère.
Toujours le sourire aux lèvres, il reprit.


« De plus ces pavés semblent très inconfortables pour mourir. Trop imbibé de pisse et d’alcool bon marché. Imbibé ouais. »

Il parlait trop, c’était le problème chez lui. La difficulté quand on cherchait à le comprendre, savoir trier le faux du vrai. La fable de l’information. Deneb est un homme très observateur, vraiment, il voit donc souvent juste. En revanche cette étrangeté qui le caractérise lui donne l’air d’être sortit de nulle part et d’aller ailleurs.
C’est sans aucun doute ce qui avait arrêté le vampire en face de lui. Ce qui l’avait poussée à lui proposer de la suivre.

Et ils marchaient sans rythme dans les ruelles qui les éloignaient du groupe d’adolescent. C’est sans la moindre gêne que Deneb observa le vampire examiner sa plaie. Une moue d’appréciative lui échappa une seconde sans qu’elle cherche apparemment à la retenir. Il semblait qu’elle n’appréciait pas le geste du parisien bien qu’elle n’ait pas réagit physiquement. L’observation était réciproque c’était évident. Elle était peut-être un peu plus discrète que lui, mais qu’importe. Il n’avait aucune envie de masquer son intérêt pour elle. C’était inutile et trop difficile. Difficile parce qu’il avait évidemment fait le lien entre la blessure qu’il lui avait infligé et la condition physique du vampire. Elle se mouvait avec une grâce égale à celle qui l’accompagnait lorsqu’elle se sustentait. Non, légèrement inégale en fait, voir un vampire boire est fascinant parce qu’ils ne trichent pas à cet instant.
Bref, elle n’avait pas l’air de souffrir de cette gêne. Deneb, lui, serait entrain de tenir son épaule ensanglantée. Certes il avait de légères tendances hémophiles, mais ça ne justifiait pas une telle différence.
C’est ce qui est beau chez ces prédateurs, leur grâce, leur délicatesse qui camoufle leur force.

C’est elle qui brisa leur silence. Silence, un bien grand mot lorsqu’on marche à côté de Deneb. Disons plutôt leur absence de discutions. Dans sa main libre tournait toujours un flacon de médicament et les gélules y résidant s’entrechoquaient toujours contre les parois de plastique. Leurs pas brisaient également le silence, sans oublier leurs respirations. Le murmure qui s’échappait par moments du sourire de Deneb. Il avait l’air de s’amuser comme un enfant ou comme un fou, en toute insouciance donc. Armé cependant.


« Mon sang doit être dégueulasse à l’instant présent. Attend donc un peu avant d’envisager ma mort. Je ne l’envisage d’ailleurs pas le moins du monde. »

Il sortit le paquet de cigarettes logé dans sa poche arrière, en logea une dans son bec et l’alluma. Sans lâcher son arme. Il était la proie, il en était conscient.
Il sourit derrière la fumée de son bâton de nicotine.


« Prend donc exemple sur un simple mortel. N’envisage pas ma mort. »

S’il répondait aussi naturellement. Oui, oui cette étrangeté est naturelle. Pas de quoi s’inquiéter s’il à l’air d’observer une course de dromadaires rouge. S’il répondait aussi naturellement donc, c’est simplement parce qu’il ne sentait pas de menace. Que même si menaces il y avait, il était en si mauvaise position qu’il était parfaitement inutile et stérile de s’affoler.
Le ton de la plaisanterie et de la conversation badine était donc de vigueur.


« Maintenant je te vole ton nom, tu veux bien ? »

Oui, autant obtenir ce qu’il pouvait d’elle. Regardons la situation de manière objective. Elle était belle, dangereuse, intrigante. Pour Deneb n’est-il pas nécessaire de lui demander son nom ? Mettre quelques lettres, des sons, sur ce visage. Peut-être en déduire des origines. S’imaginer son âge et son passé. Humain et vampirique. Avouez –le, les vampires sont souvent mille fois plus captivants que les humains.
Le parisien fumait avec paresse, son sourire disparaissant régulièrement derrière la fumée qui s’en échappait. Autant se donner un gout insoutenable aussi longtemps que possible. Non ?
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Liadan D. Oswell
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MessageSujet: Re: Le chat et la souris. [libre]   Dim 4 Oct - 21:05

Il parlait trop, il parlait mal, et le flot de paroles ne suffisait pas pour masquer sa peur, pour le plus grand plaisir de l'Irlandaise. C'était amusant de voir comme ces humains réagissaient, jamais de la façon que l'on attendait. Imprévisible et à la fois limpides, toujours poussés par les mêmes motifs. La crainte, la colère et la haine, le dégoût. Parfois l'admiration, et le moindre geste était alors facilement déchiffrable. Pour l'humain à côté d'elle, c'était un mélange de fascination plus que d'admiration, avec un peu de crainte qu'il dissimulait très mal, la nervosité se notant dans chacun des comprimés qui heurtaient le plastique de leur tube. Tac. Il se demandait certainement s'il n'allait pas mourir, et comment, si elle l'attaquait, il devrait s'en sortir. Tac. Il venait de noter l'examen de la blessure et appréciait sa force, comprenant qu'elle pouvait le briser d'un geste. Tac. Il la trouvait belle.

Le garçon semblait donc troublé, et la vampire en profita, ne cherchant ni à le mettre particulièrement à l'aise ni à l'effrayer, se contentant de lui expliquer très sommairement comment les choses marchaient. Si elle voulait le tuer, que son sang ait goût de vodka, de salsifis (a tout hasard) ou de paracétamol, cela ne changeait rien. Elle n'avait pas d'allergie et son goût pour le sang surpassait les réticences qu'elle avait toujours eu à consommer certaines substances, licites ou non. Alors il pouvait se montrer aussi bruyant qu'il le souhaitait, et même faire une liste de tous les trucs chimiques que contenaient ses médicaments, Liadan ne changerait pas d'avis. Cette nuit ou une autre, il lui rendrait le sang perdu, et avec un peu de bonne volonté, même. Il était déjà suffisamment intrigué pour qu'elle parvienne à le faire rentrer dans son jeu.


« Je ne suis pas sûre que tu sois un exemple à suivre, pour un mortel comme pour moi. »

Un vague sourire illumina son visage et elle ajouta.

« Et tu m'as blessée. C'est aussi un exemple à suivre ? »

Comme lui, son ton était léger, plaisant, et presque amusé. Elle était détendue, dans son élément. La plaie lui faisait toujours mal, bien sur, c'était de l'argent, pas n'importe quoi. Mais la balle n'était logée que dans son épaule et elle avait suffisamment d'expérience, assez d'années derrière elle pour faire abstraction du mal qui lui mordait les chairs. Une simple moue marquait parfois un faux mouvement, qui devait sans doute faire bouger la balle. Il suffisait de tenir, en rentrant à la maison, elle demanderait à Katja de la lui enlever, ou elle irait voir son frère. C'était amusant de le voir prendre soin d'elle alors qu'ils avaient un demi millénaire d'écart. Et si elle parvenait à ne pas toucher au garçon qui lui tenait compagnie, un colt dans une main et des médicaments dans l'autre, les poches de sang de l'hôpital seraient toujours mieux que rien, pour peu que l'Irlandais ne tente pas de lui offrir un verre de B positif comme si c'était un jus de fruit.

Elle se contenta donc de rester naturelle, légère, comme si lui demander s'il voulait passer un moment avec elle, dans une arrière-cour abandonnée d'un quartier désert n'était rien de plus qu'ordinaire, et comme s'ils étaient amis. Elle aurait aussi pu l'inviter chez elle, mais Katja n'aimerait pas. Et la jeune allemande avait parfois tendance à jouer avec ses proies et à les ramener à la maison, les faisant boire et profitant de leur égarement. Le chasseur n'aimerait pas, et cela ne ferait que compliquer les choses. Comme sa manie de ne pas répondre à ses questions, ou de répliquer par une autre interrogation.


« Généralement il est de coutume que l'homme qui désire connaître le nom de son interlocutrice se présente en premier. »

Sans s'inquiéter de la méfiance du garçon et de sa capacité à loger une nouvelle balle dans son corps, l'irlandaise pris sa cigarette en effleurant ses doigts, pas inquiète et curieuse de voir comment l'homme réagirait au contact de sa peau froide, puis tira dessus, lui montrant bien que la nicotine ne la dérangeait pas, et qu'il pouvait cesser de fumer comme un pompier juste pour tenter d'altérer son sang.

« Mais je suppose que tu te moques des coutumes, de la galanterie et de ce qui se fait. Liadan, donc, ravie de faire ta connaissance. »


Un sourire moqueur étira ses lèvres et elle lâcha la cigarette, l'écrasa sur le pavé, observant la trainée de nicotine qui s'inscrivait sur la pierre au lieu d'encrasser les poumons de l'humain. Doucement encore, elle posa sa main sur sa taille et l'attira à elle, ignorant son arme, frôlant sa gorge des lèvres un moment pour le lâcher, hausser les épaules et tourner le dos, lui montrant ainsi qu'elle n'avait pas peur.

« Tu veux quelque chose donc ? »

Elle aurait aimé connaître son nom aussi, mais lui demander était dommage. Il n'était qu'un humain.
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Deneb Peterson
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MessageSujet: Re: Le chat et la souris. [libre]   Ven 30 Oct - 1:33

Deneb est le roi de l’illusion, sont frère, et c’est certainement pour ça qu’il parvient l’admirable prouesse de se leurrer lui-même. C’est pourquoi il ne s’inquiéta pas réellement alors même qu’il s’enfonçait dans quelques étroites ruelles en compagnie de la mort. Inconscient ? Peut-être à cet instant. Inconscient dans son sens premier. Réellement là sans comprendre que se laisser guider à l’écart revenait à tendre sa gorge au vampire. Comme tendre la gorge est trop surfait il se contenterait de lever son poignet…. C’est une chose qu’il n’envisageait pourtant même pas pour le moment. Etrange situation. Comme surnaturelle. Peu étonnante pourtant, dans un monde ou les chimères deviennent réalité. Contrôlent la vie humaine. L’étrangeté ce soir résidait plutôt dans l’étrange attitude de chacun des protagonistes. Le blond nerveux, mais à son aise, paradoxal, comme à son habitude. La vampire frustrée, mais contrôlée.
Etrange donc. Deneb n’avait jamais été aussi conscient du sang qui coulait dans ses veines. Presque jamais, deux fois peut-être avant celle-ci, il avait sentit le circuit du liquide vital. Lorsqu’il s’était écroulé, quelques années plus tôt. Les piles a sec. Ou presque. Seulement ce soir son cœur ne lui faisait pas défaut. En réalité il était plutôt en bonne santé, du moins pas plus mal qu’hier. C’était déjà ça. Bref. Cette fois s’il sentait combien il bouillonnait –littéralement j’entends- ce n’est que grâce aux regards sombre de la prédatrice. Chacun d’eux semblaient vouloir lui rappeler qu’il l’avait interrompue en plein dégustation. Qu’il s’était immiscé dans un moment qui ne le regardait pas.
Il sourit.
Pas de voyeurisme dans ce sourire. Deneb avait bien des défauts, mais pas celui là. S’il voulait observer quelque chose il le faisait clairement. Certes, clair pour lui. C’est d’ailleurs cette observation trop franche qui l’avait mené ici en si mauvaise compagnie. Oui, mauvaise compagnie. N’allez pas croire qu’un vampire, même clément soit de bonne compagnie pour sa viande. Tout ou tard la bête réclamerait son dû, d’une manière ou d’une autre.


« J’avoue être un exemple tout à fait relatif, mais tuer c’est mal. C’t’une évidence normalement. »

Il souriait toujours, ni charmeur ni moqueur cette fois. Il était lucide, il n’y avait personne à charmer ce soir. Le problème était qu’il envisageait plutôt la vampire comme une jeune femme quelconque. Non pas quelconque ; remarquable, mais incapable de s’abreuver à sa carotide.
Il pouffa. Résultat d’un rire étouffé. Amusé par le ridicule de la situation.

Sa cigarette lui échappa, volée par les doigts froid et durs de la vampire. Elle se permit même de tirer une bouffée de nicotine. Deneb l’observa minutieusement. Quel impact pouvait bien avoir la fumée sur un organisme mort ? Elle parla de coutumes. Il s’en foutait. Com-plè-te-ment. Deneb Peterson s’en foutait bien qu’il en eu vaguement connaissance.
Liadan. Adorable. Exotique. Elle accentua le sourire du gamin. A tous les coups le vieux la connaissait. Les celtes se connaissent tous, ça frise la secte, les clans. Le vieux savait certainement qui était cette femme. Liadàn donc. Il s’en souviendrait.


" Oh les coutumes ? Pardon, navré vraiment. Enchanté. Je suis Charles, ah non Charles c'est mon frère." Il lui servit le sourire éclatant production Peterson. " Corentin pour te servir"

Menteur. Tricheur. Mensonge futiles d’ailleurs, puisqu’inutiles. Liadan n’aurait pas besoin de son nom pour le retrouver. Peterson jouait constamment avec la mort en travaillant sans ce soucier du jour ou de la nuit. Sans se soucier de la localisation. Il s’en moquait, comme il se moquait de beaucoup de choses. De vous, de toi. De la vérité et de ce qu’elle voulait.
Soyons réalistes. Liadan, cette adorable morte, voulait très certainement la mort pure et simple du blond. A plus ou moins longue échéance. Alors son nom ? Elle s’en moquait probablement autant que lui se moquait des convenances.
Elle s’attachait aux coutumes, lui avait plus d’intérêt pour elle que pour la manière dont elle se présentait. Évidemment cet air rétro, involontaire probablement, allait à ravir à la prédatrice. Un peu vieillot, comme un beau bibelot qu’on ramasse pour décorer son loft.
La différence étant que cette femme là serait bien difficile à décrocher.


« Je veux un nombre astronomique de choses et parmi elles te suivre ce soir ? »

Évidemment qu’il voulait quelque chose. Les humains sont comme ça, superficielles et insatiables. En manque constant de nouveauté ou d’émotions.
Deneb était seulement pire qu’un autre. Plus intéressé encore, plus égoïste aussi…


« Aurais-je l’honneur d’assister à une soirée type de Mlle Liadàn ? »

Il esquissa un révérence à l’instant où il se faisait une réflexion : Ou était la limite qui le séparait du copinage avec les sangsues ?
Ses gélules disparurent dans sa révérence. Magie ? Non tricherie. Que sa compagne cher dans la poche de son vêtement, ou bien dans un pli, le récipient s'y trouverait peut-être.
Dessus, collé à la va vite, une étiquette : Deneb Peterson, hôpital Necker.
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Liadan D. Oswell
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MessageSujet: Re: Le chat et la souris. [libre]   Dim 8 Nov - 21:37

L'Ovni se moquait d'elle à un tel point que c'en était ridicule. Comme s'il pouvait berner une immortelle, il jouait avec elle, avec la fragilité d'un funambule sur son fil. Un geste d'elle et il tombait, il s'effondrait sans rien pouvoir y faire. C'était amusant, la façon qu'il avait de ne pas prendre cette possibilité en compte. Comme si ne pas y penser l'empêcherait de mourir, quand elle se serait lassée de sa compagnie. Il jouait avec le feu et, finalement, c'était ce qui sauvait sa vie. On ne s'instruisait pas qu'en tuant, et plus l'humain se sentait en sécurité avec elle, plus la mort serait aisée.

Elle le laissa jouer les imbéciles et lui décocher un sourire à en faire pâlir d'envie une Miss Univers et haussa les épaules, lâchant un grondement sourd quand le mouvement réveilla la douleur. Il fallait qu'elle se fasse soigner, et qu'elle ne traîne pas trop, si elle voulait éviter à la plaie de laisser des traces trop longtemps. La brûlure de l'argent n'avait rien d'esthétique, et elle aimait trop les t-shirts légers dont les bretelles ne couvraient pas grand chose pour tolérer ce genre de marques plus que le temps nécessaire à une simple guérison.

Le garçon était idiot, et l'envie de son sang n'avait plus rien d'un besoin ou d'une véritable envie. Elle voulait juste le marquer aussi, lui donner un avant-goût de leurs prochaines entrevues. Parce qu'elle le reverrait, il était l'objet d'étude, elle se devait de l'observer le temps de le comprendre et de se distraire. Un joli jouet pour une Irlandaise plus assoiffée de culture que de sang. Elle s'était déjà passée de sang pendant quelques temps, par lassitude ou protestation, mais jamais de ses livres. Et elle s'était rarement passé de compagnie, généralement peu dérangée par les hommes qui évoluaient autour d'elle. L'humain qui lui tenait compagnie ce soir n'était pas une exception, avec ses manies enfantines et ses jeux menteurs.

Croyait-il vraiment qu'elle tomberait dans le piège ? Était-ce réellement un piège d'ailleurs ? Il en faisait trop pour être crédible, il le savait probablement. Sinon le pauvre garçon était encore plus mal fichu qu'elle le pensait. Comme un jouet dont les piles seraient usées. S'il la prenait pour un bibelot, un objet de décoration, elle le voyait comme une sorte de marionnette, un pantin défectueux. Pauvre gosse, trop réactif au moindre geste de la vampire.


« Tu t'intéresses beaucoup trop à moi pour ton bien, Corentin. »

Il ne s'appelait pas comme ça, elle en était consciente. Et sa voix, bien qu'égale, ne laisser pas croire une seconde qu'elle avait marché, qu'elle s'était laissée berner. Mais après tout, puisqu'elle n'avait pour le moment pas d'autre nom... elle sentit la main glisser dans sa poche avant de voir que le flacon de comprimés avait disparu et sourit, amusée par ses tours de passe passe. Tenter de surprendre une vampire, c'était incroyablement stupide, et amusant à la fois. Presque surprenant en fait. L'irlandaise plongea la main dans sa poche, ses doigts jouant avec un coin de l'étiquette et elle sourit doucement.

Une soirée type... Il pensait qu'elle allait l'emmener en chasse, dans les quartiers huppés de son Paris à elle, pour finir dans son cercueil ? Elle ne dormait plus dans un cercueil depuis quelques décennies de toute façon. Le confort d'un bon matelas et de la compagnie de Katja n'avait rien à envier à l'atmosphère confinée d'une boite en pin, même d'excellente facture. La vampire prit une longue respiration, profitant de l'air hivernal comme il se devait. C'était l'avantage quand on n'avait pas besoin de respirer, chaque goulée d'air était pour le plaisir, et on s'intéressait plus au parfum que n'importe quel humain. L'obsession qu'avaient les humains concernant leur survie les privait de tout plaisir.


« Pour la soirée type, ça risque d'être assez compliqué, tu ferais fuir toutes les proies. A moins que tu veuilles être la proie ? »

Un vague sourire pour souligner le ridicule de la proposition et adoucir ses mots bien trop stéréotypés et la vampire posa une main sur sa taille, ses lèvres sur les siennes. Il fermerait probablement les yeux, comme tous les humains qui n'étaient pas trop effrayés pour pouvoir profiter, lui permettant de garder les siens bien ouverts sans l'ennui d'un regardtrop langoureux. Se couper du monde n'avait aucun intérêt, elle savait où elle était, et elle ne faisait pas ça pour le plaisir, bien que ce ne soit pas désagréable. C'était juste le jeu. Elle ne parvenait jamais à les hypnotiser comme un vampire devait le faire, mais elle avait d'autres moyens pour imposer sa volonté. La séduction fonctionnait presque toujours. Elle mit fin au baiser, respirant juste pour que son souffle le mette mal à l'aise et frôla son cou du pouce.

« Tu me dois toujours du sang... »
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Deneb Peterson
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MessageSujet: Re: Le chat et la souris. [libre]   Dim 6 Déc - 21:08

Une soirée type avec un vampire, une vampire, pardon. C’était peut-être simplement aller prendre un verre dans un bar de sangsues. Ca existe, sachez-le. Puis rentrer, peut-être enlacé un compagnon… Une femme peut-être ? Oui, une soirée type de Liadan c’était probablement simplement la soirée type d’une parisienne qui n’as pas besoin de se terrer chez elle pour éviter la mort. La soirée d’une humaine avant le règne vampirique.
Il passerait pour quoi à côté d’elle dans un bar ? Un animal de compagnie ? Un transfuge ? Certainement, un jouet de passage. Mais on ne le toucherait pas, parce qu’on ne touche pas au jouet d’un autre. Pas chez les vamps, en général.


« Pour la soirée type, ça risque d'être assez compliqué, tu ferais fuir toutes les proies. A moins que tu veuilles être la proie ? »

Absolument. Euh non, absolument pas, être la proie il s’en passerait bien. D’ailleurs si ça tournais comme ça il se ferait un plaisir de se défendre. Les femmes, humaines ou vampires font généralement l’erreur de croire que lorsqu’elles plaisent à un homme celui-ci perd toute raison. Avouons le c’est bien probable, seulement Deneb n’a aucun remord à tirer sur quelqu’un qu’il apprécie. Deneb ne connaît pas le remord. C’est un défaut qui lui simplifie la vie.
L’Irlandaise efface l’espace entre eux, posant sa main sur sa hanche. Elle lui prouvait qu’elle était celle qui maitrisait la situation. Ses lèvres se posèrent sur celles du parisien. Il ravala sa surprise, glissa sa main dans la nuque de la vampire, jouant avec ses cheveux. C’était l’instant qu’il attendait depuis qu’il l’avait vu donner le dernier baiser à l’autre. S’il la regardait se n’était pas à cause de la peur, de la curiosité seulement. Il s’enivra de son odeur, tel l’humain qu’il était, de la texture de ses cheveux. Ceux d’une femme qui prend soin d’elle.
Elle n’avait aucuns sentiments pour lui, peut être une vague attirance, non. Elle l’utilisait, sachant l’emprise qu’elle avait sur lui. Sur les humains en général.
Il n’avait aucuns sentiments pour elle, juste une intarissable curiosité, une attirance indéniable. Il s’adonnait à plusieurs péchés à la fois et Dieu que c’était bon ! Il sourit sur ses lèvres, alors qu’elles s’évaporaient. L’haleine délicieuse de l’irlandaise caressa sa bouche à l’instar de son pouce contre son cou. Il sourit. Elle n’avait absolument pas besoin de respirer. Tout ceci n’était qu’une tentative de manipulation. Il s’amusait comme un enfant. Il avait obtenu une partie de ce qu’il convoitait et il n’était pas déçu. Pas le moins du monde.


« Tu me dois toujours du sang... »

Il rit. Certes il était humain et un peu trop fasciné par les sangsues, mais il n’était pas si bête qu’il en avait l’air. Sa main jouait toujours avec les cheveux de l’Irlandaise. Et il ne s’arrêterait que quand elle le lui imposerait, en le menaçant ou en s’éloignant de lui. Seulement ça ne lui faisait pas perdre l’esprit. Enfin disons pas plus qu’il n’était déjà perdu. Bref, tentative de manipulation raté. 0-0. Match nul, balle au centre. Il n’avait pas réussit à se faire passé pour un magicien, elle n’arrivait pas à lui brouiller les idées.

« Je crois que tu devrais revoir tes principes. T’as plus soif honey. »

Quelles vulgarités il se permettait. Sérieux, se croire assez proche pour parler comme ça à une femme qui s’accrochait aux convenances ? Elle l’avait embrassé ? Certes, ça ne voulait pour autant pas dire qu’ils étaient proches. Pas assez pour qu’il se permette ce genre de surnoms.
Il rit conscient de ses paroles déplacées.


« Tu t’es déjà accordé une vie de servitude, tu crois pas que tu pourrais laisser mon sang là ou il est ? »

Il parlait au hasard, il bluffait, mais elle était probablement comme les autres .Elle le considérait probablement déjà comme « son humain ». C’est le problème quand on s’intéresse de trop près au vampire. Deneb était loin de se leurrer, pas plus qu’il ne l’illusionnait. Oui illusionnait. Elle aurait ce qu’elle voulait, à un moment ou un autre. De gré ou de force . Et lui cèderait probablement simplement pour pouvoir gouter la drogue vampirique. Il souria une nième fois.
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Liadan D. Oswell
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MessageSujet: Re: Le chat et la souris. [libre]   Lun 21 Déc - 19:51

Elle avait certes perdu du sang mais tout doucement, la soif se faisait gourmandise et le besoin envie. Elle aurait très bien pu se passer d'une nouvelle morsure, rentrer comme ça et attendre que a plaie se referme. Si l'argent faisait mal et empêchait la blessure de cicatriser totalement, elle savait qu'elle ne perdait plus vraiment de sang et même si son t shirt s'était coloré de rouge sombre, imbibé de son sang ou plutôt de celui de... Nicolas si elle se souvenait bien, elle avait bu plus que ce qui lui était nécessaire pour passer la nuit. Elle pouvait rentrer chez elle et se lover dans la soie délicate du cercueil que Katja lui avait choisi à leur arrivée à Paris. Elle lui trouverait un prétexte quelconque pour expliquer cette envie de retour au source et pourquoi elle l'abandonnait seule dans leur lit commun, et l'allemande ne dirait rien, respectant son sire comme au premier jour, ou presque. Oui, elle aurait pu. Mais le garçon qui avait fait irruption lors de son premier repas semblait avoir décidé de s'accrocher à elle, la suivant partout et ce où qu'elle aille (ce qui lui donnait aussi envie de faire quelques expériences quant aux destinations possibles).

Il était jeune, assez attirant et il était confus. Il était étrange aussi, et il était à elle. Son Pinocchio, sa marionnette. Et elle voulait son sang peut être autant qu'il dépendait du tube de comprimés qu'il lui avait mis dans la poche. Plus qu'une envie, c'était un caprice. Le caprice d'une vieille irlandaise qui savait user de son charme pour obtenir ce qui la tentait et qui prenait un malin plaisir à jouer avec cette souris-là. Ils venaient juste de se rencontrer, ils avaient encore tout le temps de faire plus ample connaissance et de façon plus ou moins pacifique. Pour le moment, la violence et les pulsions semblaient de mise. Et en bonne immortelle, en bon vampire il était tout à fait normal qu'elle se laisse aller à ses penchants sanguinaires. Non ? Bien sûr que si. Et elle était même certaine que le garçon serait du même avis, si elle lui posait la question. Tout était logique.

Elle le laissa balader ses doigts dans ses mèches, amusée par ses familiarités toujours correctes – si l'on excluait la balle dans l'épaule qui n'était probablement pas de l'ordre de l'échange poli – jusqu'à ce qu'il ouvre la bouche. Honey ? La vampire haussa un sourcil sans montrer de sentiment particulier à l'égard de l'expression, si ce n'est un doute quant à son utilisation et – mais il fallait plus qu'un regard en coin pour l'exprimer réellement – quant au traitement qu'elle infligerait à l'humain s'il la traitait comme une poule de luxe. Si ce genre de comportement était amusant chez les humains destinés à mourir, le surnom avait dans sa bouche quelque chose de provocant et de naturel à la fois, pas vraiment aguicheur mais un peu quand même. C'était énervant, mais pas suffisamment pour signer son arrêt de mort, en gros.

Elle écouta son rire sonner de nouveau et l'interrompit d'un nouveau baiser, plus chaste et plus bref que le précédent. Lui souriant d'un air amusé et presque crédule, elle chercha son regard.


« Tu me dragues ? »

C'était une évidence, mais l'entendre le dire serait assez amusant. Les humains qui se sentaient proches – Faolàn était bien sûr une exception puisqu'il était réellement proches – avait ce quelque chose de pathétique terriblement séduisant. Comme une gazelle qui ferait les yeux doux à un lion. Elle peinait toujours à comprendre la facilité qu'avaient les humains à oublier leur mort imminente, l'épée de damoclès qui flottait au dessus de leur tête pour quelques minutes de plaisir charnel. Il allait se laisser faire, elle le savait. Et elle avait décidé de se montrer patiente. Elle ne voulait pas son autorisation mais sa demande, et elle ne tarderait plus, malgré les quelques barrières qu'il tentait de maintenir dressées entre eux.

« Mh. Je pourrais. Je devrais, tu penses ? »

Pure rhétorique. Elle descendit une main dans son dos, la remonta sous le t shirt de l'humain consciente que le contact le ferait frissonner. Elle avait beau ne pas vraiment sentir le froid, elle n'était pas assez novice pour douter de la fraîcheur de ses mains en plein mois de janvier. Il allait perdre pieds. C'était une question de minutes. Au pire, elle se passerait des mots qui lui offriraient son cou et son sang, mais elle avait envie de l'entendre le dire, elle voulait qu'il admette sa défaite et sa curiosité. Qu'il lui dise que ça lui plairait et pour ça, elle embrassa de nouveau son cou, le poussant doucement contre la pierre froide du mur (il y a toujours un mur...).

« Laisse moi faire. »
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Deneb Peterson
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MessageSujet: Re: Le chat et la souris. [libre]   Sam 16 Jan - 16:59

« Ça parait évident. »

Un sourire. Encore. Il faut être inconscient pour tenter de séduire un vampire, naïf pour croire que le vampire ne cherchera pas à vous voler du sang. Un peu trop illusionné en sommes.

Ils étaient maintenant trop proches pour que Deneb ait la moindre chance de s’échapper, de s’en sortir. Sans compter l’âge du vampire et donc son expérience, sa force…
Il glissa donc sa main le long de l’épaule de l’irlandaise, non loin de la balle qu’il lui avait administrée. Sans qu’elle ne bronche d’ailleurs. Pathétique comme il était inefficace face à elle. Cette lucidité n’avait pourtant rien à voir avec de la peur. Il ne craignait pas la femme en face de lui. Il préférait croire que si elle avait voulut le tuer elle l’aurait déjà fait. Illusion ! En réalité tout le monde sait que certains vampires sont des plus joueurs. Deneb pensait même être déjà considéré comme un nouveau jouet.
Le novice était donc plein de certitudes contraires les unes aux autres. Tant pis, à vrai dire il s’en moquait. Deneb n’est pas de ceux qui ont besoin de s’accrocher aux certitudes pour vivre. Les siennes s’étaient évaporées depuis un moment déjà. Là était peut-être l’explication de son étrange fonctionnement. Si explication il y avait.

Sa main glissa encore un peu, épousant la courbe de l’épaule féminine, en douceur, comme il l’aurait fait avec une femme. Il regarda brièvement la plaie causée par la balle. Sa balle. Son regard trop clair retourna à celui de la prédatrice.


« Je peux t’enlever ça. » Il lui adressa un sourire en coin avant d’ajouter. « A moins que tu ne veuille conserver un souvenir de moi. Je le comprendrais aisément. »

Son sourire s’élargit, sur des dents blanches –évidemment-, mais pas acérées. Liadan feignit l’hésitation. Pure rhétorique. Personne ne leurrait personne dans cette rue et il aurait été bien plus sage que Deneb ne se soit mêlé de rien ce soir là.
Bien plus sage parce que déjà l’irlandaise attaquait. Toute en finesse. Elle ne frapperait pas et pourtant l’attitude qu’elle avait adoptée était bien plus efficace que le moindre coup, la moindre menace. Deneb soupira malgré lui, la main du vampire dans son dos était glacée. Il sentit une vague de frissons parcourir son épiderme. Origine du soupir.
Les lèvres mortes se posèrent dans son cou. Elle n’avait qu’une envie, boire son sang. Il ne pourait pas la contenter autrement, c’était évident. Pourtant c’est ce qu’il comptait essayer. Parce qu’il était tout aussi évident, qu’elle saurait pleinement le contenter.


« Oui tu devrais. »

Il avait plutôt intérêt à ce qu’elle aime le suspense. Qu’elle soit du genre à faire durer le plaisir. Il y avait pourtant peu de chance pour que le gamin soit à ce point chanceux. Même lorsqu’on porte le nom d’une étoile rien n’est tracé.
Et Deneb ne se sentait pas le courage de subir les volontés d’autrui. Il se donnerait l’illusion qu’Il avait décidé. Que c’était lui qui avait choisit de se faire mordre. Tout est dans l’illusion, la vie même n’est qu’illusion.
Pourtant la main froide dans son dos, presque aussi dure que la pierre contre laquelle Elle l’avait poussé. L’irlandaise qui jouait à ses dépends. Rien de tout ça ne ressemblait à une illusion. Pas plus que ça demande. La laisse faire ? Se laisser mordre ?
Deneb ne perdait pas pied, loin de la. Il était extrêmement conscient d’ailleurs. Il avait seulement choisit de la laisser faire. D’abord il saisit le visage du vampire de sa main libre. Il se permit de l’embrasser, de toute façon il n’avait plus d’échappatoire. Autant se faire plaisir. Le baiser ne s’interrompit que lorsqu’elle le décida.
Le parisien avait le regard un peu plus fou qu’à son arrivé, rien qu’un peu plus perdu. Tellement humain. Il franchissait la limite. Parfaitement conscient de cela. Il franchissait sciemment cette limite.


« Si je te demandais de me mordre, tu saurais t’arrêter ? » Un sourire. Encore. « …Sweety ? »

Evidemment il aurait du retenir ses mots, pour Clarisse, pour Chuck. S’il avait voulut retrouver un peu de repères humains. Les humains libres n’ont que peu d’estime pour ceux qui s’abandonnent au vampire. Pour tout bon drogué à un jour voulut gouter l’ivresse de leur venin. N’est-ce pas ?
Clarisse elle-même ne l’avait-elle pas fait ? Deneb n’avait aucune certitude et que peu d’attachement pour ses semblables. Pourquoi se refuser cette envie ? Irrationnelle, mais exacerbée par cette main dans son dos et cette morte qu’il voulait toute entière.
Son rire retentit alors qu’il reprenait son flacon dans la poche de l’irlandaise. Si elle lui laissait un peu de sang il aurait toujours besoin de ces pilules pour se maintenir en état de marche.
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Liadan D. Oswell
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MessageSujet: Re: Le chat et la souris. [libre]   Mer 17 Fév - 23:37

Un rire. Ce qu'il y avait de bien avec les inconscients, c'est qu'ils restaient naturels, quelle que soit la menace, et qu'on pouvait alors se rendre compte de leur véritable nature. L'Ovni était un véritable jouet pour Liadan. Une sorte de rubiks cube, plein de couleurs et indéchiffrable. Il avait beau montrer qu'il n'avait pas peur et qu'il était prêt à la tuer, il s'intéressait à elle et la suivait. Il avait beau vouloir garder son sang, il répondait à ses avances sans problèmes. Il avait beau avoir peur, très certainement, il n'en montrait rien, ou pas grand chose. Finalement, c'était une bonne chose qu'il ait interrompu son repas, il était beaucoup plus divertissant que sa première proie, et il durerait probablement plus longtemps. Peut être même qu'elle finirait par s'attacher, si elle ne le tuait pas avant. Toujours est-il qu'il ne nia pas lorsqu'elle lui demanda s'il la draguait, l'amusant réellement. Pas de faux semblant ou de rire forcé, il lui plaisait, point final. Ce qui poussait la vampire à le laisser jouer un peu, impassible lorsqu'il frôla son épaule blessée et repris la parole, moqueur.

Lui enlever "ça". La balle. Comme si c'était son genre de laisser des inconnus s'amuser avec de l'argent incrustés dans sa chair. Comme si elle ne pouvait pas le faire toute seule. Comme s'il n'attendait qu'une chose, la voir refuser pour avoir la satisfaction étrange qu'elle voulait se rappeler de lui. Drôle de souvenir, un peu douloureux. Il croyait quoi ? Qu'elle avait besoin de lui ? Qu'il était le premier à lui avoir infligé ce traitement ? Ça naïveté amusa encore plus l'irlandaise qui lui caressa la joue, maternelle et condescendante.


« Elle reste où elle est pour le moment, j'ai mon médecin personnel. Et ça m'amuse de te voir en tort, encore. Tu m'as offert la balle, tu me dois beaucoup. »

Ce n'était pas vraiment une menace. Du moins, ça n'était pas pour ça qu'elle l'avait dit. Mais il n'en restait pas moins que le meilleur moyen de faire comprendre à un animal qu'il a fait une bêtise, c'est de lui coller le nez dedans. Alors l'Ovni aller admirer son travail jusqu'à ce qu'ils se séparent et qu'elle aille voir Faolàn pour qu'il la libère de cette fichue balle. C'était décidé, et les fanfaronnades du jeune chasseur n'y changeraient rien. Doucement, elle se rapprochait de lui, en faisait ce qu'elle voulait, bénissant le ciel de lui avoir donné la séduction quand elle était incapable de se servir de l'hypnose. Il la tentait, elle le provoquait, et inversement. Comme une valse immobile ou chacun d'eux voulait guider. Évidemment, elle gagnait, mais l'humain continuait ses tentatives pour dominer, lui plaisant chaque fois un peu plus, se mettant lui même toujours plus en danger. Elle adorait ça, cette partie de la chasse ou la proie se glissait elle-même dans ses bras. Et la chasse avec lui était encore plus excitante. Il s'offrait à elle, consciemment ou non, mais ne cessait de lutter, de la faire attendre. Il ne tentait rien de trop entreprenant, se contentait de répondre à ses avances, la faisant languir. Il avait sans doute peur mais n'était pas effrayé, et le jeu n'en était que plus délicat.

Finalement, il lâcha prise, s'abandonna complètement. Sa question montrait qu'il voulait qu'elle essaye, qu'il voulait voir, et la vampire sourit de nouveau, satisfaite. Elle avait gagné, le jeu était terminé. Elle faisait ce qu'elle voulait, quand elle le voulait, comme elle le voulait. Une sensation de puissance agréable, même quand on sait depuis le début que la partie se terminera ainsi. Elle sentit la main du garçon dans sa poche, lui prendre les gélules et l'arrêta avant qu'il ne lui vole le flacon, rieur.


« Je garde ça, tu me l'as donné, il est à moi. Je peux te rendre les comprimés si tu veux, mais je conserve le flacon. »

Une simple affirmation qui n'admettrait pas de refus. Il avait menti sur son nom, elle gardait de quoi le retrouver. C'était simple et sans appel, il était à elle, et il était hors de question qu'il tente de lui échapper. Pour marquer sa possession, elle l'attira contre elle et le mordit doucement, soupirant d'aise tandis que le goût du sang réveillait le prédateur bien enfoui. Médicamenteux, altéré par les drogues et la maladie qui rendait son sang un peu étrange, mais agréable. Ça restait du sang, et ça ne se refusait pas, sous aucun prétexte, ou presque. Elle but doucement, s'appliquant pour qu'il ne regrette pas, le but n'étant pas de le traumatiser. Toujours attentive, prenant garde à ne pas trop boire, elle le lâcha et embrassa la plaie avant de lui tendre un mouchoir pour qu'il empêche le sang de fuir. Elle passa sa langue sur ses lèvres, machinalement, et chercha son regard.

«  Alors ? »
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Deneb Peterson
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MessageSujet: Re: Le chat et la souris. [libre]   Dim 21 Fév - 23:32

Liadan mettait une nouvelle fois les points sur les i. Il ne toucherait pas à la balle qu’il avait logée dans son épaule. Dommage, il l’aurait pourtant fait avec toute la douceur du monde, mais non la demoiselle ne voulait pas de son aide. On se la joue forte et immortelle ? Très bien. Deneb ne retirerait pas sa main de la délicate épaule pour autant. Non il ne toucherait pas à la balle parce qu’elle dominait, qu’elle n’avait pas besoin de l’aide de celui qui l’avait attaqué. Elle n’avait simplement pas besoin de son aide, elle avait –d’après ses dires- un médecin personnel. Soit.
Non là où ça devenait inquiétant c’est lorsqu’elle confirmait les craintes du novice, il lui devait beaucoup. Autrement dis il était son jouet, son humain. Règle numéro 1, ne jamais être redevable à une sangsue ou l’abattre. Il aurait mieux fait de rester dealer dans son coin. Quelle idée de vouloir devenir chasseur, venger ses proches –dans le vide- et se mêler de la mort des autres.
Une remarque de l’irlandaise le fit sourire malgré tout. Elle aussi devait avoir une part d’inconscience, ou bien n’avait-elle pas encore comprit son interlocuteur. Il lui accorda un nouveau rire avant de relever son erreur.


« Je ne me sent coupable de rien très chère Liadan. Le tort n’est pas dans mes habitudes. »

Le novice de Faolàn était à la hauteur de son mentor dans ce domaine, d’une mauvaise foi à toute épreuve. Jamais en tort, Deneb Peterson pourrait presque être un Riagal, mais n’allez pas dire ça à l’original. L’irlandais vous menacerait pour avoir salit son nom.
Pas en tort mais dans une position délicate, en équilibre sur un fil. Electrique le fil. On ne risque pas l’électrocution tant qu’on ne touche qu’un fil, suffit de garder son équilibre, de ne pas avoir à se rattraper à un second fil. Si par malheur la chose advenait, l’électrocution était inévitable ou bien le chute pure et simple. Voilà pourquoi Deneb était très bon équilibriste. Il n’avait que trop l’habitude d’avancer à tâtons sur un fil instable.
Instable parce que Liadan n’avait pas punit le baiser qu’il lui avait prit. Instable parce qu’elle refusait les surnoms automatiques du chasseur. Jamais il n’avait avancé comme ça avec une femme, pour la simple et bonne raison qu’il ne séduisait d’ordinaire que des femmes humaines. Croyez-le ou non la séduction est plus simple quand l’objet de votre désir n’est pas maitre de votre vie.
Et puis arrive le moment où l’un des deux craque. Ce n’est pas un rapport de force, loin de là. Pourtant Deneb aurait bien rattrapé ses mots. En l’occurrence c’était un rapport de force. Liadan venait de gagner et Deneb craignait vaguement de en pas mesurer la porté de se qu’il lui demandait. Non pas qu’il ai peur d’être mordu, il en avait envie. Un trip au venin, à force d’écouter des camé il craquait inévitable. L’héroïne ou ses acolytes avaient l’avantage de n’être que des substances chimiques. Ici la substance chimique était déversée par une femme mortelle. Mante religieuses bonsoir.

Deneb tendit la main vers l’irlandaise, elle voulait simplement le priver de ses cachets ? Là il craignit plus sérieusement pour sa vie. Un quart de seconde, le temps qu’elle précise qu’elle lui rendrait les médicaments s’il le désirait. La main s’ouvrit donc impatiente. Faolàn serait peut-être bien capable de préférer l’appareiller pendant le mois plutôt que de lui délivrer la dose de médicaments perdu. Ja-mais un mois à l’hôpital. Jamais.


« Marché conclu tu gardes l’emballage. »

Traduction : Rend moi mes cachet vile tricheuse.
Avec le sourire s’il vous plait. Sourire apparemment irrésistible poussa l’irlandaise à l’attirer vers elle. Adieu contact froid du mort, bonsoir contact délicieusement frai de la vampire. En réalité se geste était probablement simplement la réponse à la question de l’inconscient.
Idiot. Il avait crut une seconde qu’elle allait répondre par des mots. Déjà il sentait des crocs fendre sa peau à la base de cou cou côté cœur.
Une seconde avant que le vertige ne le prenne, une seconde il eu peur. Non pas qu’elle ne sache se maitriser, ni de la douleur, non il eu peur pour sa peau. Parce qu’elle avait choisit de mordre son cou et que même s’il pourrait cacher la morsure avec des vêtements il se trouvait bien souvent dénudé. Sa peau de marbre blanc serait désormais marquée d’une autre cicatrice inutile.
Et puis, enfin, le vertige, le moment où l’on regrette le mur qui aurait pu nous soutenir. Ou c’est la créature d’outre-tombe qui finit par vous soutenir, légèrement, sans le montrer. Insidieusement le venin intégrait le corps du parisien aussi rapide qu’une drogue dure, les rumeurs n’avaient rien d’infondées. Délicieux, rapide, puissant. Les transfuges n’étaient pas des lâches, mais des camés. Doucement son sang était aspiré par son cou et il avait l’impression de le voir partir. Il regardait pourtant dans le dos de Liadan. La rue qui leur servait de théâtre. Théâtre de l’absurde où la séduisante morte s’abreuvait au sang du mec le plus pourri de Paris. Mauvais goût la demoiselle.
Trop tôt les dents quittèrent sa chair, il les sentit glisser pour quitter son corps, il sentit les lèvres embrasser la plaie et il prit le mouchoir. Le posa contre la plaie. Rapidement il trouva son regard, elle cherchait visiblement déjà le sien.


« Acceptable. »

Un sourire, il mentait. Encore. On ne dis pas à son tueur qu’il vise bien.
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Le chat et la souris. [libre]

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